Ces petites choses

Obligé de cohabiter avec un beau père aussi répugnant qu’insupportable et dont aucune maison de retraite ne veut plus, Ravi Kapoor, médecin londonien plus britannique que nature, voit sa vie et son couple se défaire peu à peu quand une idée lumineuse jaillit d’une conversation avec un sien cousin. Créer une maison de retraite délocalisée en Inde. Les frais y seraient fort bas. Les pensionnaires, désorientées voire affolés par une Angleterre qu’ils ont bien du mal à reconnaitre, y retouveraient l’athmosphère de leur jeunesse, très « Empire des Indes », tout en profitant du soleil. Et surtout, surtout Ravi pourrait envoyer son abominable beau père très très loin… Contre toute attente, le projet voit le jour et connait même un succès fort honorable. Et les nouveaux délocalisés vont faire des découvertes et des rencontres qu’ils ne croyaient plus possible.
Avec beaucoup d’humour et de finesse Deborah Moggach brosse le portrait non seulement d’une génération complètement perdue dans un pays en profonde mutation mais aussi de leurs enfants, ces quinquas écartelés entre leur volonté de se libérer de la contrainte représentée leur parents vieillissants et une culpabilité rongeante de les abandonner. Ces rapports complexes entres parents et enfants devenus « d’âge moyen », mais aussi entre l’Inde d’aujourd’hui et une certaine idée de l’Angleterre sont joliment mis en scène sans complaisance mais sans misérabilisme. Les personnages sont attachants même quand ils sont agaçants et l’écriture allègre de l’auteur sert admirablement son propos. Une très jolie découverte.

Lu grâce à Fashion dans le cadre de l’opération « Ces petites choses » menée par
 

Ces petites choses – Déborah Moggach – 2004 – Traduit de l’anglais par Jean Bourdier – Edition de Fallois 2007

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24 réponses à Ces petites choses

  1. Florinette dit :

    J’arrive de chez Anne qui n’a pas vraiment aimé, surtout la deuxième partie. Du coup, je ne suis pas sûre que ce livre me plaira…de toute façon, j’en ai tellement qui m’attendent que c’est plus sage de ne rien noter ! 😉

    • yueyin dit :

      Ecoute je ne sais pas, moi j’ai vraimetn apprécié les deux parties (probablemetn plus la seconde d’ailleurs), je trouve que le problème est bien posé sans pathos exagéré et avec beaucoup d’humour mais bon … je peux te le prêter si tu as envie de le lire un jour 😉

  2. praline dit :

    Tiens, j’en parle aussi aujourd’hui 🙂

  3. sylire dit :

    Je le lis en ce moment même…

  4. Anne dit :

    C’est bien de lire des avis différents, la blogosphère serait bien enuyeuse sans cela!

  5. Gaël dit :

    Ce livres est décidément partout! Ton avis renforce mon envie de découvrir cette petite perle. J’aime beaucoup les auteirs « sociaux » britanniques, comme Jonathan Coe, qui savent mélanger l’analyse d’une génération tout en racontant des histoires hallucinantes.

  6. Nanne dit :

    Voilà le genre de livre qu’il me faut pour mon été, les doigts de pieds en éventail, au bord de l’eau … Très drôle, à l’humour british et très instructif sur la société anglaise et ses problèmes. En plus en poche, donc j’adhère à 100 %. Ma PAL te remercie, Yueyin ;o))

  7. chiffonnette dit :

    Je te suis en partie dans cette analyse!! Bien aimé, mais pas impérissable! Il va quand même falloir que je finisse par pondre ma note de lecture dessus! 😉

  8. valdebaz dit :

    vu que je suis un peu à la traîne en ce moment, ma critique devrait bientôt arriver. Je me suis laissée embarquer par cette histoire ! une belle découverte aussi pour moi, je m’y sentais bien en Inde !

  9. ALaure dit :
    Tiens tiens, en me baladant en ville hier avec ma fille, je suis tombée dessus, et il s’est jetté ds mes mains… Il est ds ma pal désormé…
  10. Joelle dit :

    Ton billet est vraiment intéressant et rejoint tout à fait mon impression de lecture ! J’ai vraiment aimé !

  11. nath dit :

    Ce roman fait fureur sur les blogs, du coup je l’ai commandé à ma librairie ! A bientôt…

  12. Naina dit :

    Je vais l’offrir à ma Maman et ensuite, je le lui emprunterai.

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