Heat Waves

Lorsqu’un magnat de la construction s’écrase sous le balcon de son appartement,  situé six étages plus haut, la première idée qui vient aux enquêteurs est bien entendu le suicide. Pourtant l’homme parait peu susceptible de mettre ainsi fin à ses jours, de plus certaines évidences semblent bien indiquer le meurtre, mais qui et pourquoi? Pour la détective Nikki Heat (Nikki Hard en français), cette enquête s’annoncerait tout ce qu’il y a de plus banale si on ne lui avait pas imposé la présence d’un journaliste à longueur de journée. Un journaliste brillant et comptant de nombreuses relations certes, mais doté de trop d’humour et de charme pour qu’elle se sente tout à fait à son aise avec lui…

Je ne pouvais que craquer pour ce polar signé du présumé et néanmoins très charismatique Richard Castle. Je dis présumé parce qu’en fait, je suis tout à fait consciente qu’il n’existe pas cet homme, je ne suis pas si atteinte que vous le croyez, mais j’ai passé de si bonnes heures avec la série Castle que je mourrais d’envie de lire le roman qui sert de fil conducteur à la première saison. Je sais bien que c’est un produit de commande voire une pure action marketing mais quand on aime… Au demeurant c’est un bon polar, plutôt efficace (après tout les scénaristes de la série sont certainement à l’origine de la chose – je les vois d’ici : et si on l’écrivait ce roman ? Noooon tu charries ? allez chiche, on le fait !). L’histoire est assez retorse et rebondit aux bons endroits mais ce qui en fait réellement l’intérêt est bien entendu le duo Nikki Heat/Jameson Rook calqué sur celui formé par Beckett et Castle dans la série. On retrouve avec plaisir la tension et l’humour de leurs échanges, à cela près qu’ici c’est Nikki le personnage central, Rook se trouvant beaucoup plus en retrait, et que l’auteur projette une bonne partie des fantasmes qu’on le soupçonnait de nourrir pour la belle Beckett depuis les premiers épisodes de la saison 1. Fantasmes qu’il arrive cette fois à concrétiser, je ne spoile pas, c’est dit dans la série. D’ailleurs toute la famille (la mienne de famille s’entend, du mari jusqu’au petit dernier, onze ans, en passant par les deux ados-filles) s’est ruée sur la page 105 quand je suis arrivé avec le livre, (et pourtant il était en anglais c’est dire). Mais si, rappelez-vous, cette fameuse page que Castle surprend Beckett à lire en cachette dans les toilettes… En résumé un excellent polar pour les amateurs de la série !

 

Heat Waves – Richard Castle – Hyperion – 2009

 

PS : la qualité de l’édition poche d’Hyperion est absolument déplorable. Je ne vous la conseille pas, papier grisâtre, police minuscule et aucune marge : on ne peut lire que la moitié gauche de la page de gauche et la moitié droite de la page de droite… un vrai scandale.

PPS : Le livre est sorti en français sous le titre Vague de chaleur aux éditions City.

PPPS : La suite Naked Heat est déjà sortie en anglais et en grand format chez Hyperion.

PPPS : Aux Etats-unis c’est Nathan Filion (soupir) qui fait la promo du livre et dédicace les exemplaires – ils savent s’amuser aux states, y’a pas à dire !

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26 réponses à Heat Waves

  1. Petite Fleur dit :

    Pour info, l’édition en français est abominable, bourrée de fautes et de coquilles en tout genre, qui gâchent la lecture. Je n’achèterai pas le deuxième titre en français, c’est une certitude. Et je me tâte pour l’acheter en anglais sur Kindle…

    • yueyin dit :

      Je l’ai acheté aussi en français pour le reste de la famille et je l’ai parcouru, je n’ai rien vu de si horrible… mais bon je n’ai pas regardé dans le détail…

  2. Valérie:) dit :

    c’est sympa le marketing parfois

  3. Le Papou dit :

    Comment te dire : J’ai l’impression que Nathan est responsable que tu aimes le livre comme la série, alors qu’ Emily ne te fais pas le même effet. Surpris ! non ! 

    • yueyin dit :

      Meuhhhh non, j’adore Bones et j’ai presque toutes les saisons, simplement je ne retrouve pas le personnage dans les livres (du moins dans celui que j’ai lu, mais je vais en lire un autre promis) ici c’est un peu différent, officiellement ce ne sont pas les même perso que la série mais bien ceux fantasmés par Castle :-))) Après j’aurais beaucoup moins apprécié si ça n’était pas raccord avec les éléménts donnés justement dans la série (comme la page 105 par exemple) 😉

  4. Je vais commencer par me ruer sur la série alors… Surtout si ce livre fait l’unanimité dans la famille, ados compris.

  5. Constance dit :

    Je suis en train de regarder la fin de la saison 2 et je ne suis pas loin de ton addiction au beau Richard Castle. En ce qui concerne l’abominable traduction en français…j’attendrai que mon niveau d’anglais s’améliore en regardant la série en boucle en VO !!!

    • yueyin dit :

      Je ne sais pas, je n’ai pas trouvé cela si dramatique (mais bon je l’ai lu en anglais et juste parcouru en français) faut que je regarde ça de plus près (mais ma fille me l’a déjà volé)

  6. Lystig dit :

    j’ai pensé à toi : je l’ai vu dans un rayon !

  7. Joelle dit :

    J’adore le concept de publier des livres d’un auteur qui n’existe que comme personnage de série ! Mais comme je n’ai pas encore vu celle-ci, je ne veux pas lire les livres qui en sont « dérivés » pour le moment !

  8. freude dit :

    Tiens je l’ai loupé cette série, mais bon j’imagine que France 2 pour poursuivre la diffusion, je prendrais le train en route pour découvrir le beau Nathan !

  9. Lystig dit :

    en français, au rayon librairie d’un hypermarché…

    mais quelle idée aussi d’installer ce rayon dès les portiques d’entrée passés ?????

  10. Shopgirl dit :

    Je suis plongée dedans ! Je suis aussi en train de me refaire la saison 2 en dvd et j’ai sauté aussi sur la page 105 mais dans la version française, ça ne correspond à rien.

    Comment ne pas aimer Castle et son alter ego de papier ? Oui, c’est un coup marketing mais j’adore comme le fait de voir Castle jouer au poker avec Patterson ou Connelly.

    Je vois que tu regardes aussi Bones mais là, c’est différent. La Temperance de papier est carrément une autre femme, elle n’a pas le même âge ni la même vie perso que son double à l’écran. J’ai essayé quelques romans, c’est bien aussi mais ce n’est pas « Bones » pour moi. La série a vraiment quelque chose en plus, en grande partie grâce à Booth :p^.

    • yueyin dit :

      Tout à fait, j’ai été très déçue de ne pas retrouver « ma Bones » dans les livres… c’est un tout autre personnage et évidemment ce n’est pas ce que j’espérais… et puis pareil pour Booth !!! aaahhhh Bouuuth !

  11. Marie dit :

    Aaahhh ! Qu’est-ce que j’ai aimé la série Castle cet été !!!!………..

     

  12. Lhisbei dit :

    j’ai bien envie de le lire maintenant que j’ai craqué pour Castle . La VO est-elle difficile d’accès pour les pauvres lecteurs non habitués à lire en anglais ?

    • yueyin dit :

      La langue n’est pas super difficile mais disons contemporaine, ce qui bizarrement me pose toujorus un peu plus de soucis :-))) mais évite le format poche, ou achète une loupe :-)))

  13. hi dit :

    Moi c’est l’inverse, j’ai absolument adoré la série, et je viens de découvrir ici que le livre existait bel et bien.

    Après les bonnes soirées télé avec ma femme devant Castle, ça me donne une bonne idée de cadeau à lui faire, et j’en profiterai également. Gnarkk gnark 🙂

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