Soir d’été

Le soleil brûlait l’ombre, et la terre altérée
Au crépuscule errant demandait un peu d’eau ;
Chaque fleur de sa tête inclinait le fardeau
Sur la montagne encor dorée.

Tandis que l’astre en feu descend et va s’asseoir
Au fond de sa rouge lumière,
Dans les arbres mouvants frissonne la prière,
Et dans les nids :  » Bonsoir ! Bonsoir ! « 

Pas une aile à l’azur ne demande à s’étendre,
Pas un enfant ne rôde aux vergers obscurcis,
Et dans tout ce grand calme et ces tons adoucis
Le moucheron pourrait s’entendre.

 

Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859) – Poésies inédites

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12 réponses à Soir d’été

  1. Isil dit :

    Tout à fait de saison 😉

  2. Isil dit :

    le soleil ne brûke pas tout à fait l’ombre par ici 🙂 Enfin, à vrai dire, le soleil n’est pas visible…

  3. lou dit :

     
    On bouscule déjà un peu l’alexandrin.
    On va passer au vers impair.

    Quelle pédagogie dans la progression !

    Heureux de t’avoir fait découvrir — je rougis à nouveau 😉
     

  4. aBeiLLe dit :

    Un petit rayon de soleil dans notre hiver!

  5. Marie dit :

    Décidément, il faut vraiment que je lise cet auteur…

  6. Schlabaya dit :

    Très joli, ce poème, Marceline Desbordes-Valmore est décidément une grande poétesse.

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