L’autre côté

Disparaître, s’évaporer, recommencer ! Qui n’a jamais rêvé de partir sans laisser d’adresse, d’oublier famille, contraintes, souvenirs, de s’échapper enfin vers un ailleurs où on ne connait personne et où personne ne nous connait ?
Ce qui fascine la narratrice, ce sont ceux qui passent réellement à l’acte et s’évaporent un jour, rompant tout contact. Au détour d’une rupture, elle décide d’enquêter sur le phénomène en se mélant à ces « disparus ». Elle quitte son travail, coupe les ponts et s’installe dans une nouvelle ville, un autre pays, se choisit un nom. Mais ensuite que faire ? Traîner dans des lieux apparemment propices, essayer de repérer ceux qui peut-être ont vécu d’autres vies, leur poser la question ? Est-ce possible de retrouver les disparus volontaires ?  Est-ce le fait que sa disparition à elle n’est pas tout à fait sincère qui gène sa recherche ? De rencontre en rencontre, de personnages singuliers en silhouettes insaisissables, l’enquête se transforme en quête de sens… ou de soi.

Ce livre a été une très belle découverte. Dans un style simple, fluide et d’une grande précision, Colette Brogniart met en scène sa recherche, la transforme, nous emmène ailleurs. Les dialogues sont percutants, certains sont même de petits bijoux, les personnages s’imposent, se confondent et on se laisse entrainer dans cette réflexion multiforme et jamais pesante. Etonnant et sympathique !

Merci Lomemor de m’avoir donné envie de lire ce livre en en parlant si bien ici !

L’autre côté – Colette Brogniart – 2002 – Editions Arbouge

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24 réponses à L’autre côté

  1. Karine:) dit :

    Ce thème m’intrigue un peu et ta façon d’en parler pique ma curiosité… du coup… je note!!! 🙂

  2. Anne dit :

    Quand j’entends le nombre de personnes disparues, mon imagination se met toujours à surchauffer! Pourquoi, où comment?
    Ce livre est un roman? De tout façon, je le note.

  3. Florinette dit :

    Comme Karine et Anne, ce thème m’intéresse, m’intrigue alors j’en prends note ! ;-))

  4. Joelle dit :

    La disparition volontaire en refaisant sa vie ailleurs, c’est vraiment intrigant … je note !

  5. May dit :

    Disparaître, c’est radical. On m’a raconté l’histoire d’une fille de trente ans, a priori ça allait bien pour elle, et du jour au lendemain (en tous cas pour son entourage) elle s’est cloîtrée dans un ordre religieux extrèmement strict, qui interdit toute visite-sortie etc. Moi j’aimerais bien disparaître pour certaines personnes ;o)) Je suis curieuse de lire comment elle a organisé sa disparition…

    • yueyin dit :

      JE ne sais aps si on peut parler d’organisation, elle quitte tout et ne lmaisse aucune adresse à personne… une façon comme une autre je suppose mais qui concerne une personne dont les liens sont déjà relachés… Le coup du cloître, c’est étrange… un rien anachronique même mais bon…

  6. Moustafette dit :

    J’adore cette idée !

  7. amanda dit :

    merci pour ce conseil de lecture que je note précieusement. J’ai souvent eu ce fantasme : partir loin, tout laisser derrière moi, et aller à l’aventure. Ce fantasme restera un fanstasme, et c’est ça qui fait son charme

    • yueyin dit :

      Je suis tout à fait d’accord avec toi, c’est parfois tentant mais pour moi tout le charme tient au fait que cela restera un fantasme… la disparition réelle reste un mystère à mes yeux !

  8. Nono dit :

    Très intriguant, j’avoue…
    Je le met sur ma liste de Noel 😉

  9. tina dit :

    très intrigant et attirant, parce que disparaître sans laisser de traces me tenterait bien. Mais la peine que cela créerait autour de moi me retient toujours. Quant au cloître, j’en ai rêvé aussi, mais je crois que je suis trop  bavarde pour un tel endroit…. Par contre, une retraite dans un lieu de silence, ça serait peut être chouette… Ne plus être englué dans des rôles que l’on traine depuis des lustres : je peux comprendre l’envie de disparaître, mais pas l’égoisme que cela entraine….

    • yueyin dit :

      Le cloitre sans façon, par contre partir sans laisser d’adresse, laisser tous ses personnages derrière soi c’est forcément apaisant comme idée mais je ne me vois pas passer à l’acte, du moins pas longtemps… quelques jours peut être mais là évidemment c’est plus tout à fait une disparition, tout au plus une récréation 😉

  10. nicolas dit :

    Disparaître pour se construire une nouvelle vie demande une certaine forme de courage soit, mais aussi une part de lacheté, partir pour éviter d’affronter certaines difficultés …. je ne juge pas, mais j’ai un sentiment partagé sur ce type de choix….en tout cas merci de nous faire connaître ce livre. 

  11. Belle critique qui génére de nombreuses réactions, plutôt positive…même Tina c’est fendu d’un avis je suis surpris…elle qui est si réservée habituellement ;-)))  

    Merci d’avoir relayé cette appréciation de ce sympathique bouquin que je relirai volontier

  12. ALaure dit :

    Bon bin désolé mais j’ai pas acroché… La première critique que j’ai lu est celle de Lomemor. J’ai adoré et je n’avais qu’une envie, lire ce roman…
    Pour tout dire, j’ai pris beaucoup plus de plaisir à lire sa critique que le livre. Je n’ai pas réussi à entrer ds l’histoire. Tout me parraissait « superficiel », un peut loin du sujet, un peu flou… Bref : Bof…
    Je pense que ce n’est pas mon genre de bouquin , voilà tout…
    Mais je ne veux surtout pas décourager d’autres lecteurs. La lecture est le ressenti sont des choses très personnelles. Faites vous donc votre propre oppinion. Et puis un bouqin ne peut pas faire l’unanimité. Ce serai louche…

    • yueyin dit :

      très louche absolument ! Mais tu as raison, les disparitions volontaires servent de prétexte et ensuite on dérive plus sur une sur une quête de soi. cela ne m’a pas dérangé mais je comprends que tu ais été déçue que l’auteur s’éloigne du sujet des disparitions 🙂

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