Trois rêves au mont Mérou

troisr--ves.jpg Comme tous les hommes de son clan avant lui, Bayu tout jeune sculpteur de Monbasa doit accomplir un voyage au mont Mérou près du Kilimanjaro et y faire trois rêves. Telle est la condition pour devenir un homme du clan El Mundi et pouvoir prendre femme. Rempli d’espoir plus que d’appréhension, Bayu entame son périple initiatique par la prise de conscience plutôt douloureuse de son immense ignorance. En fait il ne sait que très peu de chose de ce voyage : sa destination encore que de façon assez vague, le nombre de rêve qu’il doit faire et celui des cousins qui n’en sont pas revenus. Des aînés de son clan,  il n’a reçu que quelques techniques de survie élémentaire et aucune précision sur le voyage lui-même ! Devant lui, l’inconnu, l’immensité, l’Afrique enfin où sa lignée plonge ses racines.

Confronté à la solitude, aux esprits, aux animaux, mais aussi à l’Autre lorsqu’il doit vivre avec des peuples dont les coutumes sont bien loin des moeurs policées d’un jeune musulman bien né, Bayu apprend et grandit… Mais quand son initiation s’achèvera-t-elle ? Que signifie rêver pour devenir un homme ?

L’écriture évocatrice et pleine de poésie de François Devenne nous entraine avec Bayu, l’homme au nom d’hirondelle, au plus profond des forêts et des mythes africains. Là où la vie quotidienne s’entremèle de magie, où chaque homme peut se laisser guider ou être aveuglé par une nature moins bienveillante qu’immuable. Entre onirisme et apprentissage, entre découverte de soi et  acceptation de l’autre, Bayu redécouvre la vrai nature de son clan, de son intime relation avec l’arbre et la bête, et ce que signifiera pour lui être un homme. Magique !

L’avis de Flo qui m »a fait fait connaître ce petit bijou.

Trois rêves au mont Mérou – François Devenne – Acte sud 2003 Babel 2006

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14 réponses à Trois rêves au mont Mérou

  1. Gaël dit :

    Ca me fait penser à La Mort du Roi Tsongor. En même temps, n’importe quel roman se passant en Afrique me fait penser à La Mort du Roi Tsongor, mon inculture abyssale en littérature africaine étant des plus honteuses…

  2. Choupynette dit :

    1. je note
    2. il faut vraiment que je lise  le Gaudé!

    • yueyin dit :

      Et commetn on assite à un dértournement de post 😀 tout ça c’est la faute de Gael quand même…
      Sinon tu peux demander à Flo qu’elle te le prète (le Devenne), je dois lui rendre samedi (le 2999999999 !!!!) 😉

  3. nicolas dit :

    c’est un magnifique compte apparemment, merci pour cette invitation au voyage de l’imaginaire 

  4. Gaël dit :

    Pour en remettre une deuxième couche…
    La Mort du Roi Tsangor, ou « Le Gaudé » est effectivement en format poche, et même doublement, puisqu’il existe à la fois en Babel/Actes Sud, et en Livre de poche. Je me souviens qu’il faisait quasiment l’unanimité des libraires avec qui je travaillais à l’époque.

  5. Flo dit :

    Je suis contente qu’il t’ait plu ! Nous avons ressenti les mêmes choses.

    Et moi non plus je n’ai toujours pas lu le Gaudé 🙂

    • yueyin dit :

      remarque je croisq u’il existe en poche… le gaudé ! J’ai bien aimé le soleil des Scorta (belle écriture) mais pas au point de me jeter sur les autres bouquins de l’auteur… aurais-je eu tort ?

  6. fashion victim dit :

    Moi j’ai lu le Gaudé, il est très beau (et il plaît même aux élèves, c’est dire:)). Mmmh, je suis tentée…

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