Le marathon des mots

Toulouse s’était mis sur son 38° à l’ombre en l’honneur des mots ce week end. Un temps de saison en somme et dans une certaine mesure nous étions ravie de profiter du soleil malgré son enthousiaste un rien débordant, tout comme le nôtre sans doute. Nous, donc, les huit blogueuses en goguette, Caro(line), Fashion, Papillon et Stéphanie, les VIP parisiennes, Ankya, Choupynette, Erzebeth et moi-même, les “locales”… un chouette groupe croyez m’en.

et d’ailleurs voyez plutôt :

(oui ma photo a été prise dans les jacobins, et oui nous sommes neuf, la neuvième, si j’ose ainsi dire, étant Elodie à qui nous devons cette invitation au marathon – merci 1000 fois à elle. Les programme nous ont beaucoup servi tout au long de la journée, car en plus d’être exaustifs, ils faisaient de très efficaces éventails)

Si je devais trouver un fil rouge à cette journée, car je n’y fus que le samedi, ce serait les voix, car nous avons entendu des voix sublimes en plus de mots passionants. Deux conversations donc, avec Lambert Wilson (quelle voix mais quelle voix !) et Bernadette Laffont (quelle femme mais quelle femme !), et deux lectures.
Bernard-Pierre Donnadieu nous a d’abord  lu des extraits de La beauté du monde de Michel Le Bris. C’est un magnifique lecteur qui donne vie au texte et en souligne la force et le souffle, tout en gardant une certaine complicité tant avec le public qu’avec l’auteur à ses côté. J’avais beaucoup aimé la Biographie de Stevenson de Le Bris et là forcément je lirai bien la beauté du monde (Oui je trouve toujours à augmenter ma LAL !).
Plus tard, Bernard Giraudeau nous a lu des extraits de son dernier livre Cher amour. Dès le départ, il a été très clair, soit nous nous contentions d’extraits, soit nous nous faisions livrer des duvets et il nous faisait la lecture jusqu’au matin… Je crois bien qu’il l’aurait fait. En tout cas, je serais bien restée toute la nuit moi. Je ne sais si cétait lié au fait qu’il soit à la fois l’auteur et la voix ou simplement au texte lui-même qui avait un côté “histoires à conter à la veillée” mais ce fut un enchantement… Je n’en suis toujours pas remise. Je n’ai rien lu de Giraudeau malgré les bonnes critiques glanées ça et là mais désormais l’idée est fermement ancrée. En fait, j’ai même déjà cherché le dit-livre hier matin mais un dimanche forcément, j’en fut réduite au tabac-presse-librairie-près-de-chez-moi, qui avait un tas de choses (une adaptation bd de Plus belle la vie notament) mais pas celui-là, j’enrage (ce n’est pas comme si j’avais une pal de 250 livres), enfin ce n’est que partie remise.
Quand je vous aurais dit que toutes ces rencontres eurent pour cadre le cloître des Jacobins, que je suis une cloître-addict (ah bon le terme n’est pas reconnu? vraiment?) et que, de plus, j’aime particulièrement celui-ci et l’église qu’il jouxte (une petite merveille gothique construite à l’initiative de Saint Dominique soi-même) je crois que vous aurez compris que ce fut une réussite totale, des voix, des amies, des mots et des pierres (vieilles les pierres), de la magie pure !
Bon je vous rassure, il y eut la dose habituelle de bavardages et de fou rires – certaines des personnes présentes nous ont d’ailleurs fourni un matériel de base abondant quoique, j’en ai peur, involontaire – j’ai adoré apprendre qu’on pouvait avoir des “obligations obligeantes”, ça non plus je ne m’en remets pas.
En un mot comme en 42195, ce fut une journée rayonnante, et je crois bien que le marathon des mots est desormais inscrit d’office à mon programme.
Ah oui j’oubliais, vous vous demandez sans doute pourquoi mais pourquoi n’est-elle pas retournée s’enchanter de mots le dimanche ? (ah bon vous ne vous le demandiez pas ? étrange !) A cause de ça :

Une invasion de Daleks… je ne pouvais décemment pas rater cela ! (oui certaines obsessions sont se transmettent de mère en fils, qu’on se le dise !)

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