Les Augustins

Livre Les Augustins - Livre de Mélisa GodetUne jeune journaliste, Malika, décide d’intégrer un squat de la rue des Grands Augustins pour réaliser, de l’intérieur, une série de web émissions. Elle y fait la connaissance de tout un petit monde bigarré qui tente de s’organiser et de survivre en réinventant les règles du vivre ensemble ; la vieille Jacquotte des plus truculentes, Thomas le militant à à l’affût, quelques étudiants désargentés, un artiste en mal de reconnaissance, une famille sans papier, d’autres encore qui passent ou s’arrêtent. De quoi faire son bonheur professionnel sans aucun doute, mais Malika a une autre raison – toute personnelle celle-là – de vouloir en savoir plus sur les habitants des Augustins…
Sur une intrigue plutôt classique mais bien menée, Mélisa Godet trousse une belle histoire d’humanité, avec des personnages attachants dotés de voix bien distinctes, des coups durs bien sûr et une misère du quotidien qui fait réfléchir, mais de la solidarité et de la joie aussi. La situation, on ne peut plus actuelle hélas, est brossée sans angélisme ni pathos mais avec un bel optimisme et dans une écriture pétillante et peine d’énergie qui fait plaisir à lire. C’est chaleureux, enlevé, souvent drôle, on en ressort le sourire aux lèvres mais une petite épine au cœur quand même. Fringant !
Les Augustins – Mélisa Godet – JC Lattès – 2014
Un grand merci à Cuné pour ce joli cadeau.
PS : Mention spéciale à Jacquotte son vert parlé et son répertoire de chansons réalistes…
PPS : Et un premier roman de surcroît, prometteur 🙂

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8 réponses à Les Augustins

  1. Jerome dit :

    Un premier roman fringant, ce n’est pas si courant finalement.

  2. Que d’émotions à la lecture de ce roman. Tu me donnes envie.

  3. « du quotidien qui fait réfléchir »
    Point trop n’en faut.
    J’ai cherché le jeune auteur :
    http://lesnouveauxtalents.fr/wp-content/uploads/Visuel-Invit-PNT2014-555×449.jpg
    (je me suis sûrement planté dans le code)

    Et je peux dire : un jeune grand auteur !
    (je refuse toujours la féminisation contraire à l’histoire de notre langue : une romancière, oui ; une auteure, non !)

    • yueyin dit :

      Très bien, dans ce cas, je recommande pour toi l’utilisation du mot romancière, parce qu’un jeune grand auteur qui s’appelle Mélisa, ça trompe son monde 🙂 (en plus d’être désobligeant pour les charmantes 🙂 )

  4. Cuné dit :

    Han, c’est bien, tu as fait un billet, je m’en veux un peu d’avoir eu la flemme, il est charmant ce roman, il mériterait vraiment qu’on en parle plus. Heureusement que tu es là :))

    • yueyin dit :

      Oui je l’ai cherché ton billet 🙂 enfin pour une fois que je trouve le courage mais effectivement je trouve qu’il mérite qu’on en parle un peu plus 🙂 (en fait je n’en ai entendu parler nulle part, heureusement que tu me l’a envoyé 🙂 )

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