“LE” pont

Comme vous le savez sans doute, Montréal est une île sur le St Laurent. Ce qui implique qu’à moins d’y attérir ou d’y accoster, vous êtes obligés d’emprunter un pont (je déconseille la nage)… Montréal en compte plusieurs, tous hauts lieux d’embouteillages somptueux qui transforment la ville en bastion quasi imprenable aux heures de pointes, et le plus célèbre de ces ponts est sans conteste le pont Jacques Cartier…

Comme vous le voyez c’est déjà du beau pont, je l’ai traversé une fois à pied et j’en garde un souvenir ému (je déconseille aux gens souffrant du vertige, c’est haut, ça vibre, ça bouge et le sol du “passage piétons” est grillagé ce qui permet de contempler les tumultes du fleuves tout en bas sous ses pieds…)

Les adultes noteront à gauche la brasserie Molson (important !), les plus jeunes à droite les arabesques de la ronde, le parc d’attraction montréalais (J’ai mal au coeur rien que d’y penser), et derrière l’appareil (si j’ose dire) le port que je vous monterais une autre fois…

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Simcity ?


Nooon pas simcity ! Terrebonne, Québec…
J’adore me balader dans cet endroit hallucinant, il n’y a pas si longtemps c’était de la forêt, rien que de la forêt…

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In my father’s den

Ce film est un petit bijoux néo-zélandais de Brad McGann qui, bien qu’ayant reçu entre autre le Hitchcock d’or du Festival du film britanique de Dinard, n’a jamais été distribué en France. Pourquoi ? Mystère et triple gomme !

A la mort de son père, un photographe de guerre revient dans son village natal après 17 ans d’absence… Ici comme ailleurs, des secrets se cachent derrière les façades sans histoire. Celui qui est devenu un “étranger” cristallise la méfiance de tous et quand un drame survient, des secrets oubliés remontent à la surface…

Paysages à couper le souffle, mise en scène impeccable, interprétation de grande classe – à voir mais en anglais sans sous-titrage (grrr). Il a, par contre, été distribué en allemand et en espagnol. (pourquoi pas avec des sous-titre français hein, ou même anglais ?)

Ce film est tiré du roman éponyme écrit au début des années 70 par Maurice Gee, prolifique auteur néo zélandais. Réédité en 2004 après la sortie du film, il est aujourd’hui plutôt coton à trouver.

In my father’s den (2004) de Brad McGann (nouvelle-zélande) avec Matthew McFadyen, Miranda Otto, Emily Barclay…
Le site officiel du film

Et juste pour le plaisir (avec des images de bien meilleure qualité…)

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Poèmes d’été

“La rosée se dissipe—
aujourd’hui encore
je sèmerai des graines d’enfer ! “

Issa

(trouvé chez Turquoise chez qui je trouve sans cesse de nouveaux trésors)

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photo point de départ

A la demande quasi générale de malheureux blogueur(e)s qui ne connaissent pas forcément mes pauvres compétences en matière photographique, j’ai créé une nouvelle rubrique pour publier quelques photos de voyages… enfin des photos bizarres parce que c’est ce que je prends en général…
Mais pas aujourd’hui car pour inaugurer la chose je vais plutôt vous montrer mon “chez nous !” des vacances (qui a été mon chez moi tout court jadis 😉


Très très vert non ?
Vive les vacances !!!
Le jour des photos, ce sera le samedi 😉
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“éternel féminin” – Jour J


Aujourd’hui donc est le D Day, le jour J où peuvent s’étaler sur nos blogs les photos des joyeux colis “éternel féminin” que nous devons à
Anjelica notre très gentille organisatrice…
Sachez que la tentation fut rude d’anticiper la date car j’ai pour ma part reçu mon paquet depuis un bon moment et je suis du genre bavarde…Mais j’ai résisté victorieusement à la tentation et voici donc aujourd’hui révélés les trésors que je dois à la Liseuse

D’abord emballés (comme il se doit)


Puis déballés (comme ce fut très rapidement le cas !)

Et voilà :
Le rêve le plus doux
de Doris Lessing, une auteure que j’ai très envie de découvrir ;

L’album de Duffy, la nouvelle merveille Galloise dont tout le monde parle ces derniers temps ;
Un superbe marque page et un joli crayon ;
plus un catalogue pour m’aider à choisir mes lecture d’été (ça c’est du vice, car je n’ai vraiment pas besoin de me choisir de nouvelles lectures pour l’été, ni même pour l’été prochain probablement… enfin !)
et bien sûr une fort joli carte

Mille mercis la liseuse

et encore une fois merci Anjelica pour ce swap si fémininement agréable


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Ces petites choses

Obligé de cohabiter avec un beau père aussi répugnant qu’insupportable et dont aucune maison de retraite ne veut plus, Ravi Kapoor, médecin londonien plus britannique que nature, voit sa vie et son couple se défaire peu à peu quand une idée lumineuse jaillit d’une conversation avec un sien cousin. Créer une maison de retraite délocalisée en Inde. Les frais y seraient fort bas. Les pensionnaires, désorientées voire affolés par une Angleterre qu’ils ont bien du mal à reconnaitre, y retouveraient l’athmosphère de leur jeunesse, très “Empire des Indes”, tout en profitant du soleil. Et surtout, surtout Ravi pourrait envoyer son abominable beau père très très loin… Contre toute attente, le projet voit le jour et connait même un succès fort honorable. Et les nouveaux délocalisés vont faire des découvertes et des rencontres qu’ils ne croyaient plus possible.
Avec beaucoup d’humour et de finesse Deborah Moggach brosse le portrait non seulement d’une génération complètement perdue dans un pays en profonde mutation mais aussi de leurs enfants, ces quinquas écartelés entre leur volonté de se libérer de la contrainte représentée leur parents vieillissants et une culpabilité rongeante de les abandonner. Ces rapports complexes entres parents et enfants devenus “d’âge moyen”, mais aussi entre l’Inde d’aujourd’hui et une certaine idée de l’Angleterre sont joliment mis en scène sans complaisance mais sans misérabilisme. Les personnages sont attachants même quand ils sont agaçants et l’écriture allègre de l’auteur sert admirablement son propos. Une très jolie découverte.

Lu grâce à Fashion dans le cadre de l’opération “Ces petites choses” menée par
 

Ces petites choses – Déborah Moggach – 2004 – Traduit de l’anglais par Jean Bourdier – Edition de Fallois 2007

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Spooks (MI5) – Spy apocalypse

Spooks, MI5 en français, est très probablement la plus extraordinaire série d’espionage que j’ai vue (sorry pour les amateurs de Jack Bauer). Moins d’action mais peut être plus de réalisme et de tension que dans la plupart des séries américaines (que j’adore d’ailleurs !). Pas de super héros prêt à sauter de gratte-ciel en gratte-ciel après s’être fait rouer de coup par deux ou trois super vilains, dans spooks les coups blessent et les agents meurent !

Ici un extrait de l’épisode 5 de la saison 2… “Spy apocalypse” ! Prenant, desorientant, étouffant…. décoiffant !

Dernière heure : j’apprend que France 2 programme MI5 le dimanche soir en deuxième partie de soirée à partir du 6 juillet. Dans l’ordre et en commençant par la saison 1 (Miracle !), bon ils seront en français (dommage) mais vous pourrez juger sur pièce…

Le site officiel de la BBC
le site français de Spooks

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Juillet

Demain je serai là...

Plus exactement je serais en chemin car même de nos jours, il faut un certain temps pour se transporter d’un point du globe à un autre… Vivement la téléportation qu’on n’en parle plus (mais que font les scientifiques je vous le demande ?)

En même temps, je dis ça mais j’aime bien les voyages qui m’offrent en général de belles périodes de lecture tranquille surtout depuis que mes enfants lisent, à moins qu’ils ne jouent avec leur consoles portatives mais ne chipotons pas (merci monsieur Game boy !).

Tout ceci pour expliquer que pendant un certain temps, je serai un peu à l’ouest (c’est le cas de le dire) mais je n’abandonne pas pour autant mon chez moi virtuel. J’ai prévu pleins de choses pour les malheureux qui traineront devant leur ordinateur au lieu de se dorer sur des plages exotiques.

Une nouvelles rubrique intitulée “The movies où comment j’ai amélioré mon anglais” (car depuis quelques temps je regarde des tas de films en VO, enfin les anglophone au moins) occupera les jeudi. Quelques poèmes accompagneront les mardis, plus quelques critiques en retard que je me suis promis de publier avant la fin du mois, L’inconnu d’Athène D’Anne Zoucouli, mais aussi mes deux ouvrages “masse critique”, Bethsabée de Patrick Banon et Mare Nostrum de Bluma Finkelstein et Ces petites choses de Déborah Moggach offert par “le livre de poche”… sans compter les incursions pour répondre à vos commentaires et faire quelques visites, et bien sûr le billet sur le swap féminin, bref y’a de la vie en juillet…

Et si vous être sages, je vous donnerai des nouvelles de la ville de la photo. Vous l’avez reconnu ?

une fois,

deux fois

trois fois

Bravo !

oui c’est bien Montréal, une des villes les plus agréables du monde pour se balader, ça tombe bien, je suis justement un peu badaude moi !

A bientôt de l’autre côté du monde…


Vous retrouverez cette photo et beaucoup d’autres toutes plus magnifiques les unes que les autres sur le site La photo du jour animé par Gérald Brosseau… Belle visite…

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Bonheur marque déposé

Directeur de la collection “Développement personnel” d’une maison d’édition de bonne taille, Edwin de Valu se voit, en pleine réunion, contraint par son patron de boucher un trou urgent dans le catalogue automne hiver de la dite maison… Visité par l’inspiration Edwin vend à son patron le lourd manuscrit qu’il vient de balancer à la corbeille quelques instants auparavant, un livre dit-il qui « apportera le bonheur à quiconque le lira. Il aidera à perdre du poids et à arrêter de fumer. Il guérira la dépendance au jeu, à l’alcool et à la drogue. Il permettra aux gens de trouver l’équilibre.»
Ce que ni Edwin ni personne ne pouvait imaginer c’est que ce livre puisse vraiment fonctionner… Or c’est le cas !
En quelques mois, le monde se met à trembler sur ses bases. L’industrie du tabac est la première à s’écrouler, rapidement suivie par celles liées à l’alcool, le fast food ou autres substances nocives. Tout le monde est heureux sauf Edwin qui a le sentiment d’avoir laché la peste sur terre.
Je suis partagée sur ce livre. je l’ai pourtant trouvé bourré de bonnes idées et de trouvailles réjouissantes. La caricature qu’il fait du monde de l’édition, et en particulier de la manne du développement personnel, est tout à fait délicieuse. L’idée centrale du livre qui promet de vous rendre heureux en vous débarassant de toutes vos addictions et mauvaises habitudes et qui y réussit est en soi excellente.
Mais d’un autre côté, Will Ferguson est resté pour moi trop constament à la surface des choses, s’égarant dans des péripéties brouillonnes et négligeant des questions autrement plus fascinantes. J’aurais aimé par exemple qu’il creuse l’attitude d’Edwin face à la “contagion”… lui qui a pourtant lu Le Livre et qui depuis doit se forcer à fumer, résiste systématiquement aux sirènes du bonheur programmé, d’accord mais pourquoi ?
Une petite déception donc pour un livre dont j’attendais peut être trop.


Les avis beaucoup plus enthousiastes de
Katell, que je remercie pour son , Cuné, Florinette, Tamara, celui plus réservé de Loupiote

Bonheur marque déposé – Will Ferguson – 2002 – Belfond 2003 – traduit de l’anglais par roxane Azimi.

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