Calypso

Calypso.jpg Calypso jusqu’ici était le nom de la nymphe de la mer, fille d’atlas, qui  détourna Ulysse du droit chemin vers Ithaque pendant sept ans. C’est aussi un des satellite de Saturne, un fort bel iris, un très célèbre bateau océanographique et un personnage essentiel (et un rien ébourrifant) du troisième opus de Pirates des Caraïbes

Et depuis quelques temps Calypso est aussi le nom du projet de création d’objets décoratifs animé par choupynette et So…
Elles fabriquent toutes sortes de merveilles, bijoux, boîtes, bibelots pour que vous sachiez quoi offrir à noël si l’inspiration vous faisait défaut, et du cousu main… 

Pour admirer (voire commander) ces jolies choses, allez donc faire un tour  sur le blog dédié à leur production en cliquant ici !
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Belle Mère

bellemere.jpg 1935, Eudoxie est couturière a Levallois. A 47 ans, veuve, elle décide de conjurer sa solitude en répondant à une annonce du chasseur français. Elle épouse donc Armand, un veuf presque sexagénaire qui vit avec son fils. Ce dernier âgé d’une trentaine d’année, passablement sauvage et peut être à demi fou, refuse toute communication avec l’intruse.
La citadine s’installe donc dans un pavillon presque campagnard de Meudon, se fait à son nouveau mari, à son nouveau jardin, à cette cohabitation. Cinq ans plus tard, l’exode est fatal à Armand. Eudoxie et Lucien son beau-fils se retrouvent unis en un étrange tête à tête qui durera  plus de quarante ans.

Quel délice que ce livre ! A travers les yeux d’Eudoxie, j’ai découvert un monde tout de solitude mais d’une chaleureuse humanité. J’ai accompagné ces deux personnages si différents, si solitaires, si dépendants l’un de l’autre, tout au long d’une vie qui est un vibrant plaidoyer pour la tolérance, le respect de l’autre, la tendresse qui se forge dans l’habitude et le partage. L’écriture précise et savoureuse de l’auteur est un vrai bonheur et nous restitue tout en douceur une époque révolue. Un très beau roman sur la nostalgie douce-amère de la maturité et les menus plaisirs de la vieillesse.

Merci Florinette pour ce moment de pur plaisir.

Belle mère –  Claude Pujade-Renaud – babel – 1994 

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Et Neverland fut…

carte-neverland1.jpg Depuis un temps infini, plus sans doute, ma très aimée cybersoeur Lamousmée, rêve d’une librairie bien à elle (et à Mr Bouch bien sûr)…

Aujourd’hui son rêve se réalise et mieux, elle nous offre Neverland, librairie spécialisée dans la littérature de l’imaginaire…

Si vous passez dans le coin, allez donc faire un petit tour au pays imaginaire… Moi j’irai bientôt !

Neverland
la librairie de l’Imaginaire

37 avenue de Stalingrad
78260 Achères
(station Achères-ville)
Ouverture le 1er décembre 14 h 30

Chez

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L’autre côté

Disparaître, s’évaporer, recommencer ! Qui n’a jamais rêvé de partir sans laisser d’adresse, d’oublier famille, contraintes, souvenirs, de s’échapper enfin vers un ailleurs où on ne connait personne et où personne ne nous connait ?
Ce qui fascine la narratrice, ce sont ceux qui passent réellement à l’acte et s’évaporent un jour, rompant tout contact. Au détour d’une rupture, elle décide d’enquêter sur le phénomène en se mélant à ces “disparus”. Elle quitte son travail, coupe les ponts et s’installe dans une nouvelle ville, un autre pays, se choisit un nom. Mais ensuite que faire ? Traîner dans des lieux apparemment propices, essayer de repérer ceux qui peut-être ont vécu d’autres vies, leur poser la question ? Est-ce possible de retrouver les disparus volontaires ?  Est-ce le fait que sa disparition à elle n’est pas tout à fait sincère qui gène sa recherche ? De rencontre en rencontre, de personnages singuliers en silhouettes insaisissables, l’enquête se transforme en quête de sens… ou de soi.

Ce livre a été une très belle découverte. Dans un style simple, fluide et d’une grande précision, Colette Brogniart met en scène sa recherche, la transforme, nous emmène ailleurs. Les dialogues sont percutants, certains sont même de petits bijoux, les personnages s’imposent, se confondent et on se laisse entrainer dans cette réflexion multiforme et jamais pesante. Etonnant et sympathique !

Merci Lomemor de m’avoir donné envie de lire ce livre en en parlant si bien ici !

L’autre côté – Colette Brogniart – 2002 – Editions Arbouge

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Heureux qui comme Ulysse

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m’est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine :

Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la doulceur angevine.


Joachim du Bellay – Les regrets

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L’enchanteur et illustrissime gâteau café-café d’Irina Sasson

gateaucaf--.jpg Irina est vieille, très vieille… De plus en plus ses journées se passent à somnoler. Mais derrière son apparente absence au monde, elle rêve et se souvient.
Tous les jours elle se répète en sept langues la recette du gâteau qui l’a accompagné dans toutes les étapes de sa vie de femme. Chaque souvenir appelant un ingrédient, chaque tour de main faisant ressurgir une scène du passé.
Tout près du grand fauteuil d’osier ou elle repose, sa petite fille Susan noue un dialogue silencieux avec la vieille dame immobile. Elle attend patiemment que les yeux de sa grand mère s’ouvrent et la reconnaissent.
Ce roman est vraiment une histoire de femme ! C’est à peine si Irina évoque son enfance dans les Balkans ou son adolescence parisenne, mais elle égrène bien d’autres souvenirs. Sa première rencontre avec l’homme plus agé que ses parents lui destinent, son nouvel exil commencé comme un voyage de noce qui fixe à jamais la nostalgie de la France et de sa famille perdue, ses rapports avec sa belle-mère, la naissance de sa fille et leur première séparation, sa seule idylle romantique, les changements inévitables qui ont marqué Batenda la ville où elle a vécu si longtemps. Et toujours elle revient au rite immuable de ce gâteau enchanteur, créé comme une rencontre entre le vieux continent, d’où elle a ramené la recette originale, et le nouveau, symbolisé par l’intense parfum de café qu’elle lui a ajouté.
L’écriture sensuelle et délicate de ce petit livre en fait une véritable gourmandise. Joelle Tiano réussit le tour de force d’esquisser en 150 pages un destin et une lignée de femmes ! A savourer en un soir de tempête quand les éléments nous rappelle le temps qui passe !

Les avis de Katell, Moustafette, Biblioblog,Tamara, Bellesahi, cathulu, Valdebaz, Elfe, Chiffonnette et Bibliomane.

L’enchanteur et illustrissime gateau café café d’Irina Sasson – Joelle Tiano – Les mues Intervista – 2007

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Mon premier meurtre

mon-premier-meurtre2.jpg Lassée par la police Maria Kallio, jeune finlandaise ambitieuse, l’avait lachée pour reprendre ses études de droit. Lassée par ses études, elle a accepté un remplacement à la brigade criminelle, mais elle se demande encore si c’était réellement une bonne idée.
Lorsqu’un meurtre est commis la veille des vacances  du seul autre inspecteur disponible, Maria est tout naturellement chargée de l’affaire. Tout naturellement… non ! Tout d’abord elle connait la victime et une bonne partie des suspects bien qu’elle les ait plus ou moins perdu de vu. Ensuite c’est une femme, comme son nom l’indique, et elle est jeune. Dans le milieu hyper macho de la police finlandaise, ce n’est pas un petit handicap…  Mais bon elle est  enquêtrice qualifiée et son chef, en pleine crise ethylique, ne peut prendre de décision. Peu à peu l’enquête va dévoiler le vrai caractère de la victime et ses relations compliquées avec ses amis.

Ce bon polar, assez classique dans la forme, a tout d’abord le mérite de nous faire pénétrer en Finlande, pays plutot meconnu. L’écriture est fluide et précise et le personnage principal avec son caractère bien trempée est attachant. Sa manière de mener l’enquète m’a cependant semblé un peu étrange, exotisme ou inexpérience, je lui laisse le bénéfice du doute. L’autre bemol, ce sont les noms des personnages. Les patronymes finlandais sont nouveaux pour moi et j’ai eu un peu de mal à reconnaître les personnages tout d’abord. Mais le décor est intéressant et l’histoire bien menée. Cette enquète est la premiere d’une série très populaire en Finlande… Affaire à suivre donc car j’aimerais voir comment va évoluer le personnage. Un polar polaire à découvrir!

Merci à Florinette qui me l’a gentiment prêté, son avis est ici !


Mon premier meurtre – Leena Leetholainen – 1993 – Gaia 2004 – traduit du Finnois par Anne Colin du Terail.

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Mon bureau à moi rien qu’à moi (la plupart du temps)

Une nouvelle chaîne est à la mode dans notre chère blogosphère, il s’agit de montrer son bureau ! J’ai découvert le concept chez Fashion et j’ai trouvé plutôt sympa de visiter les espaces de différents blogueurs ! Seulement voilà, la dite Fashion a profité de mon admiration pour me taguer sournoisement (en commentaire ! je vous demande un peu). Grand Tolkien, me dis-je, car cela impliquait un certain rangement, pour ne pas dire un rangement certain…  J’ai donc procédé à un débroussaillage mais après tout, c’est un espace de travail donc ça ne doit pas être trop clean non plus, sinon j’aurais l’impression de ne rien faire… Car oui  j’y travaille à ce bureau entre deux articles pour mon blog et deux conversation MSN (voire en même temps, oui je sais, c’est pas bien !) Quoiqu’il en soit, ça ressemble plus ou moins à ça…
buro2.jpg Comment ça, il est encombré ? Pas du tout, je vous dis que je l’ai rangé !

De loin on voit quand même que je me suis fait piquer l’espace de gauche, par l’ordinateur dit “des enfants”, qui ne se gènent pas pour piquer le mien quand même d’ailleurs. Mais zoomons…
buro.JPG Très vivant non ? Et très exigu finalement… Enfin voilà ce qu’on trouve à portée de main,

  • Mon ordi forcément (que ferais-je sans lui ?)
  • Derrière l’écran je cache des piles de jeux, des réserves de cd vierges et de jolies boîtes pleines de choses essentielles : marque-pages, photos, numéros de téléphone gribouillés, carte de visite, enfin tout ça…
  • La carte des terres du milieu au dessus dudit écran pour respirer et trouver l’inspiration
  • Plusieurs piles de CD : des archives, l’universalis et… des jeux
  • Au dessus à gauche, mes bouquins de boulot empilés à plat car les étagère sont trop basses
  • S’y ajoutent des livres lus en attente de critiques, et d’autres récemment arrivés (mais ma pal n’est pas là, il n’y a définitivement pas la place, je vous la montrerai un jour où vous aurez envie de rire)
  • Des dessins de mes loups
  • Des photos des mêmes
  • Des cartes, poèmes, photos divers et variés épinglés un peu n’importe comment (Je songeais à vous demander de retrouver le Che qui se cache quelque part mais il vous faudrait l’équipemnt des experts eux-même pour le distinguer…)
  • Une imprimante (important mais encombrant)
  • Un scanner (idem !)
  • Plusieurs blocs notes plus ou moins décoratifs pour les idées de lecture impromptues
  • Des cahiers et carnets de toutes tailles et plus ou moins remplis de citations, de titres, d’ébauches d’articles, de récapitulatifs, enfin le bazar ! (j’ai artistiquement disposé le plus joli sur le bureau !)
  • Un galet peint en bleu par ma poussinette
  • Trois (3) pots a crayons archipleins mais sans garantie de fonctionnement
  • Mon palm
  • Ma webcam pour faire des grimaces aux cops quand on papote sur msn
  • Mon taille crayon electrique qui commence à fatiguer
  • Un vieil encrier acheté dans une brocante

et c’est tout je crois…
Ah non, il manque bien sûr une tasse. Il y a toujours une tasse sur mon bureau quand j’y suis vraiment, mug de café, tasse de thé voire carrément théière les jours fastes…

Maintenant vous savez quasiment tout de moi, je passe le relais à Choupy et Chimère… Je suis curieuuuuse…

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Traversée

travers--e.jpg Premier roman de Nikki Gemmel, Traversée raconte l’évasion originale de Fin, une jeune journaliste australienne fatiguée d’un quotidien glauque passé à courir le fait divers sordide.
Acceptée à bord d’un navire en partance pour l’antarctique et ses étranges zones d’habitation, elle embarque pour un voyages de plusieurs mois en compagnie de quelques centaines de scientifiques et de techniciens de toutes nationalités.
Ce voyage, dans la promiscuité pesante du bateau, va lui  apprendre bien des choses sur elle-même, sur les autres, sur la vie, l’amitié et même l’amour.
Au départ séduite par le thème, c’est finalement la puissance du style de ce premier roman qui m’a frappée.  Une écriture rugueuse, vigoureuse qui excelle à décrire les paysages comme les sensations, et cela sans concession aucune à un quelquonque politiquement correcte. Peut être a-t-elle même poussé ce parti pris un peu loin, la crudité revendiquée des mots tounant parfois au procédé sans que cela ajoute grand chose à l’ambiance de ce huis clos un rien crasseux. Ceci dit, on s’attache volontiers aux parcours de ces personnages en rupture du monde et si l’histoire est moins prenante que noces sauvages, elle nous brosse un portrait du sixième continent aussi peu romantique que fascinant.
Cette auteure australienne à la plume en acier trempée mérite le détour. Puissant !

Traversée – Nikki Gemmell – 1999 – traduit de l’anglais par Michèle Valencia – 10/18

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Une saison de livre voyageur…

En ce moment ma boîte aux lettres est une source toujours renouvelée de plaisir. Il y a quelques jours, j’y ai trouvé Belle-Mère de Claude Pujade-Renaud envoyé par Florinette. Un roman voyageur que je vais pouvoir lire tout en testant la recette de l’illustrissime gâteau café-café du précédent… lalala !
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