Est-ce bien nécessaire de résumer l’histoire des soeurs Bennett ? J’en doute, Orgueil et préjugés est probablement l’un des romans les plus célèbres de la littérature. Un classique des classiques et que l’on aime ou pas Jane Austen, tout le monde en a plus ou moins entendu parler. Disons quand même pour que personne ne se sente exclu que l’intrigue se résume à peu de chose. A la toute fin du XVIIIe siècle, dans une bonne famille point trop riche, une mère cherche par tous les moyens à marier avantageusement ses cinq filles. L’une d’elle, de nature légèrement rebelle, n’est pas prête cependant à faire tout ce que l’on attend d’elle et son entêtement se révèlera avoir toute sortes de conséquences intéressantes !J’ai dit que cela se passait au XVIIIe, mais il me semble à moi que c’est le plus intemporel des romans. Malgré le langage plus recherché et les phrases sans aucun doute mieux tournées, malgré les conventions et la politesse d’un autre âge, les sentiments et les erreurs de Lizzie me semblent aujourd’hui aussi frais et compréhensibles que si elle était ma meilleure amie depuis toujours. Pour Darcy, je n’irai pas jusqu’à souhaiter l’avoir comme ami, cet homme là est bien trop séduisant comme des millions de femmes s’en sont aperçu en deux siècles.
Les esprits méthodiques noteront certainement que ce roman n’était pas sur ma PAL de l’été. Seulement j’ai découvert l’adaptation de Joe Whright cette semaine avec Keira Knightley et Matthew McFadyen et je suis tombé amoureuse… du film pas de Darcy, enfin si un peu aussi peut-être. Après l’avoir regardé deux fois de suite et avoir épuisé les bonus, j’ai dû me rendre à l’évidence, il me fallait relire le livre dont le souvenir se perdait un peu dans la brume des années. Je l’ai acheté ce matin et ce soir après avoir dévoré la dernière page… je suis encore sous le charme ! Sous le charme des personnages, de l’écriture, de l’humour aussi qui m’avait complètement échappé à l’adolescence, des paysages, de l’époque et je crois bien sous le Charme intemporel et irrésistible de miss Austen.Résumons nous, un film magnifique à voir absolument ! Un roman magnifique a lire absolument ! Vive les vacances…
Lamousmée a justement mis un très bel extrait du film sur son blog il y a quelques jours.
Les critiques d’Allie, de Lilly, de Chimère, pour les autres excusez-moi, j’ajouterai très volontiers des liens vers vos critiques si vous me mettez un petit mot.
Une critique du film chez blogbilger
Mention spécial pour les couvertures choisies chez 10/18 pour les oeuvres de Jane Austen, sublimes visages extraits de l’oeuvre de Dante Gabriel Rosseti (1828-1882) peintre pré-raphaélite très aimé de Lamousmée et dont la muse se prénomait justement Lizzie !
Orgueil et préjugés (Pride and Prejudice) – jane Austen – 1813 – Christian bourgeois – 10/18 – Traduit de l’anglais par V. Leconte et Ch Pressoir – Préface de Virginia Woolf – Note biographique de jacques Roubad
Orgueil et préjugés – Film de Joe Whright – 2006 – Keira Knightley, Matthew McFadyen, Donald Sutherland, Judy Dench… Universal
Tout d’abord, avis à tous :
La quatrième enquête de l’inspecteur Chen explore les complexes rouages de la corruption dans la Chine néo- capitaliste.
Dans un village hors du temps, perdu dans une campagne supposée, une jeune femme débarque au milieu de conflits larvés qui s’épanouissent spectacu- lairement entre divers habitants du lieu.
Autant l’avouer d’entrée, je suis une inconditionnelle de Tony Hillerman et de sa suite Navajo. Impossible donc de résister à la dernière enquête en date de Joe Leaphorn, le légendaire lieutenant de la police navajo… à la retraite depuis un certain temps déjà.
Kakine est le diminutif de câline et coquine… Pouloute est son nom de famille mais des changements s’annoncent dans la vie de kakine… de grands changements. D’abord il y a eu cette étoile jaune que sa maman a cousu sur son manteau et qui ne semble pas plaire à tout le monde puisque depuis les autres enfants ne veulent plus jouer avec elle. Et puis petit à petit Kakine et sa famille doive renoncer à tout, leur ville, leur maison, et même leur nom. C’est le temps des énormes-mensonges- à-dire-sans-rire, le temps de la peur aussi. Mais il y a toujours l’espoir que ce temps finisse et que les jours d’avant reviennent.
Dans une station balnéaire intemporelle d’un pays non identifié, une adolescente s’étiole à la réception de l’hôtel miteux que tient sa mère. Les deux femmes sont les seuls survivantes de la famille sans qu’une réelle affection les lie. C’est du mloins l’avis de Mari la jeune narratrice qui s’ennuie désespéremment en vacant aux corvées de l’hôtel. Jusqu’au jour où elle croise le chemin du”traducteur”, un homme en âge d’être son grand-père qui la fascine au premier coup d’oeil, ou plutôt dès le premier ordre qu’elle lui entend prononcer. Entre eux se développe une relation absolue, interdite qui peu à peu envahit totalement la vie réelle et imaginaire de Mari. 
