Je ne sais vraiment pas quoi penser de ce roman…
D’une certaine façon c’est une friandise. Un joyeux florilège d’humour macabre pour amateur des séries américaines drolhorrifiques des années soixantes. Celles qui mettaient en scène sur des chaînes concurrentes les familles Adams et Monstre. Le magasin des suicides est bourré de trouvailles et d’inventions réjouissantes pour aider le quidam du coin quelquesoit son âge et sa condition à se suicider en toute tranquillité. Du bocal de bonbons vendu à l’unité (mais où un bonbon sur deux seulement est mortel car la loi oblige à laisser une chance aux enfants) au kit de seppuku contenant entre autre un kimono marqué d’une croix rouge au bon endroit (le propriétaire se prénomme Mishima), il y en a pour toutes les bourses.
Au centre de cette charmante boutique, vit une famille tout ce qu’il y a de plus typique, mère maternante fière de ses rejetons, père à cheval sur ses principes mais compréhensif, ados à l’avenant. Simplement la laideur, la dépression, la maladie sont valorisées et on s’inquiète du petit dernier gravement atteint d’une indéboulonnable joie de vivre. En grandissant, le petit trubblion va petit à petit contaminer son entourage et semer le chaos dans la routine bien ordonnée de sa respectable famille d’abord puis de la cité toute entière.
C’est là que je ne sais pas vraiment où l’auteur veut en venir. Doit-on voir dans son histoire une amusante satyre des capacités d’adaptation du petit commerce, toujours prêt à innover pour préserver son profit ?
Est-ce une sérieuse mise en garde contre la tentation du pessimisme représenté ici par les informations télévisées déversant sans trêve d’épouvantables catastrophes et scènes d’horreur en tout genre propres à garder le moral des spectateurs au plus bas ?
Est-ce enfin une parabole messianique autour d’un sauveur venu ramener la joie dans la "cité des religions oubliées" ? Le magasin est au reste un ancien lieu de culte non identifié en bordure de la dite cité.
A moins que ce roman ne soit un simple exercice de style assez réjouissant et qui glisse tout seul mais me laisse un tantinet sur ma faim.
La magasin des suicides – Jean Teulé – Juilliard – 2007
V
D’étranges meurtres sont perpétrés de façon exactement semblable à Göteborg et à Londres. En suède, ce sont de jeunes anglais qui meurrent, en Angleterre les victimes sont suédoises. Erik Winter, jeune et brillant commissaire, est chargé de l’enquête à Göteborg mais celle-ci l’entrainera beaucoup plus loin qu’il ne l’imagine.

Au détour d’un rayon, j’ai aperçu du coin de l’oeil cette (plutôt moche) couverture et je l’ai raflé au passage… j’avais lu un
Depuis longtemps, j’achète pas mal de bandes dessinées. Pour moi bien sûr et pour mon tendre demi qui est un grand lecteur mais uniquement s’il y a des images… Il m’arrive donc d’acheter des bd que je n’ouvre même pas. Nos goûts étant parfois aux antipodes. Par exemple il adore Jodorowski, moi moins et il aime Boucq moi pas du tout. Ceci explique que j’ai acheté les cinq volumes de Bouncer sans jamais les ouvrir. et puis l’autre jour comme les derniers tomes, tout juste offerts, trainaient au pied du lit, j’ai ouvert le premier pour jeter un oeil… cinq tomes et une paire d’heures plus tard, je fis amende honorable. A ma grande surprise, j’ai craqué pour la série !
Les suivants se recentrent sur le Bouncer et la ville de Barro.
