Ce roman a été une excellente surprise pour moi. Je l’ai pris au hasard un jour à la bibliothèque. C’était un bel objet (J’aime les éditions Actes sud), le quatrième de couverture était intéressant et surtout je cherchais depuis un moment et ne voulais pas repartir les mains vides. Quelques pages plus loin, c’était le coup de foudre.
IIe siècle après JC, les provinces gauloises de l’empire sont en plein essor, leurs richesses suscitent beaucoup d’intérêts, leur administration se complexifie. Le père de Marcus, magistrat délégué par sa ville, se présente au sacerdos de l’assemblée des trois Gaules à Condate près de Lugdunum. Cette opportunité représente l’apogée de sa carrière, un honneur rentable pour la ville qu’il représente et un tremplin pour la puissance de sa famille. Pour mettre toutes les chances de son côté, il décide d’effectuer un long périple à travers les provinces Aquitaine et Narbonnaise pour y nouer des alliances. Il emmène son fils de 12 ans, Marcus, à la fois par ambition pour influencer la puissante famille de sa femme et par sincère désir de l’instruire et de le préparer à un brillant parcours.
Nous suivons donc Marcus dans un périple des plus mouvementés qui le mènera de Mediolanum en Burdigala, de Tolosa en Narbo, de Nemausus en Arelate et jusqu’à la fameuse colline du Dieu Lug devenu la capitale des gaules, Lyon aujourd’hui. Vulnérable, Marcus se retrouvera bientôt plus dangereusement impliqué dans la campagne de son père qu’aucun des deux ne pouvait le soupçonner.
Ce livre est à la fois une formidable description de la Gaule romaine érudite et vivante et un excellent roman plein de vivacité. J’ai été complètement captivée par l’évolution du jeune Marcus. Au fil des rencontres et des expériences, l’enfant insouciant se découvre de nouvelles ressources, les exploite, acquiert une certaine maturité et en filigrane se dessine l’ambitieux citoyen romain en devenir. Une trouvaille !
Le voyage de Marcus – Christian Goudineau – Actes sud – 2000
Les romans policiers anglais, c’est ce que je préfère… Enfin souvent ! Celui-là est assez différent des polars des grandes dames du crime : tea time et petits fours délicatement relevés d’une pointe d’arsenic. L’héroïne, sculptrice sur métal plutôt branchée au sens le plus londonien du terme, serait plutôt du type baroudeuse adepte de la rasade de vodka en cas d’urgence.
Illyria est un domaine enchanteur qui offre à une poignée d’artistes triés sur le volet une retraite idyllique. Pendant quelques semaines écrivains, compositeurs, peintres et sculpteurs sont les invités studieux de la luxueuse résidence et peuvent se consacrer entièrement à leur art, loin des contingences stérilisantes de la vie quotidienne. Évidemment le séjour comporte quelques règles, quelques contraintes mais n’est-ce pas normal. Ainsi pense Janet "Belle" Smith. La publication de son premier livre, un recueil de nouvelles, lui a valu la prestigieuse invitation et elle est bien décidé à en tirer tout le parti possible. Au fil des jours la fréquentation des autres pensionnaires va l’amener à voir les choses, les gens et elle-même différemment.
A quoi bon un livre sur les pâtes ? tout le monde sait faire ça, ce n’est pas bien sorcier. Certes, mais justement pour renouveller un peu le plaisir, quelques nouveautés sont parfois les bienvenues. Je plonge donc assez souvent le nez dans ce petit poche sans prétention. Imaginez un peu : 144 recettes de pâtes classées par saison. Plus une table illustrée qui m’a bien fait rire (Vous savez ce que c’est vous des zites, des sedani ou des bombolotti ?) et bien sûr la recette des pâtes fraîches (bien pour les lasagnes). Honnêtement je ne les ai pas toutes essayées, j’ai encore de beaux jours de pâtes devant moi mais toutes les recettes tentées étaient délicieuses alors… Le style de Macha Méril est agréable, elle ponctue ses recettes de quelques anecdotes tout en restant claire et concise dans ses explications. Un bon investissement…
