Mortelle cérémonie

Comme je n’ai toujours pas réussi à avancer dans le roman que j’ai entrepri (il va finir pas retourner s’empoussiérer le pauvre), j’ai cette fois tendu la main vers un Melville, histoire de me redonner courage. James Melville, par Herman. Donc je me suis plongée avec un plaisir toujours renouvelé dans la vie du commissaire Otani Tetsuo chef de la police du comté de Hyogo – Kobé – Japon.

Invités à une importante cérémonie du thé à laquelle assiste l’élite de Kyoto,  le commissaire Otani et son épouse sont témoins du meurtre du Grand Maitre, tué d’une balle dans la tête. Mais était-ce lui qui était visé ou l’ambassadeur de Grande Bretagne également présent ce jour là. Une enquête délicate pour Otani, hors de sa juridiction et perturbé par la présence d’une jeune invitée britanique sous son toit.

Les enquête du commissaire Otani et de ses si caractéristiques adjoints, sont toujours bien menées, bien ficelée, assez complexes et tracent un portrait dépaysant du Japon des années 70/80. Les rapports entre les japonais et les étrangers, gaijin (européens) mais aussi d’autres nationalités (encore) plus méprisées comme les coréens voire les burakin, les parias, étrangers sur leur sol d’origine, sont décrits sans complaisance mais sans grandiloquence non plus. Une excellente série qui comprend une douzaine de volumes.

Mortelle cérémonie – James Melville – 10/18 – 1985

 

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Les enquêtes du juge Ti – aux origines

 Voilà trop ravie d’avoir trouvé un amateur de Van Gulik et d’avoir contribué (bien modestement) à le faire connaitre, je fais un article rien que pour lui, et toc ! et soudain je me dis que je m’attelle peut être à une tâche un peu lourde. Bon on verra.

les enquêtes du juge Ti se déroulent dans la Chine des T’ang qui reste dans la mémoire collective chinoise, au même titre que la dynastie des Ming, comme une période faste. Ces diverses aventure, outre qu’elles sont prenantes et bien construites, font revivre cette chine dans le moindre détail. Le charme qui s’en dégage vient probablement de là, un peu comme si on embarquait dans une machine à voyager dans le temps (et l’espace en ce qui me concerne). En même temps Van Gulik sait fort bien nous rendre les personnages sympathiques. On dit que le sinologue le plus chatouilleux ne peut trouver aucune erreurs dans ses descriptions et ses personnages, après tout il était lui même un grand sinologue.

Ti jen tsie, le fameux juge Ti est un personnage réel né en 630 mort en 700. Il est connu pour des raisons historiques mais surtout il a servi dans un certain nombre de romans et de pièces de théatre populaires de "juge de référence". on racontait une histoire de meurtre ou de vol (polar déjà) et l’affaire était résolu par le juge Ti ou par un autre juge aussi célèbre.

Quand Van Gulik dans les années quarantes découvre ces "romans policiers" chinois, il décide d’en faire profiter tout d’abord les lecteurs chinois et japonais. Il vit alors au Japon inondés après guerre de polars américains bas de gamme.  Pour ce faire il traduit un authentique roman policier du XVIe siècle en anglais. L’idée étant de transcrire sa version en chinois moderne et en japonais et de la faire publier en poche dans les deux pays. Ce qui est fait. Puis finalement il publie également la version anglaise sous le titre "Dee Goong An" (Trois enquêtes résolues par le juge Ti). Le succès est immédiat.

Il écrit donc une nouvelle histoire, puis deux puis trois.  Il pioche toujours ses idées dans sa vaste connaissance de la littérature classique chinoise mais desormais il compose lui-même ses intrigues. Il parait que ça le détendait entre deux tâches (il était diplomate de carrière) il y a des jours où on se sent vermisseau.

Pour illustrer lui-même ses romans il se met à étudier l’art pictural Ming, et comme on lui réclame des femmes nues en couverture (ça fait vendre) il se lance dans l’étude de l’érotisme chinois – ce qui aboutira à deux ouvrages de référence : "La vie sexuelle dans la Chine ancienne" et "Erotic color prints of the ming period" (non traduit). Il était comme ça Van Gulik, pas le genre à faire les choses à moitié.

Voici ce qu’en dit Simon Leys autre sinologue que j’apprécie beaucoup : "A partir de la Chine comme terre nourricière, il était capable d’écrire aussi bien des romans policiers, qu’une étude magistrale sur la peinture, un essai sur la vie sexuelle, des traité sur la musique, sans oublier une analyse sur le cri des gibbons. Tout cela correspondait à une authentique pratique de vie : si van gulik composait des textes en chinois classiques, ce qui est unique chez les sinologues, s’il était bon calligraphe, s’il gravait des sceaux, s’il jouait très bien de la cithare, ce n’était pas par snobisme mais pour se cultiver et sa science allait de pair, comme on le voit dans ses écrits, avec le plaisir."

Bon et bref après tout ça, si vous ne courrez pas vous acheter le premier Juge Ti que vous voyez… j’ajoute pour gaire bonne mesure qu’ils sont constamment réédités avec les gravures d’origine mais dans le désordre les gravures, certaines ne sont pas dans les bons bouquins. Avec un peu de pratique (lecture et relecture) on peut les remettre dans l’ordre. dernière enigme involontaire  de Ti Jen tsi, lettré, magistrat puis conseiller d’état de l’empire des T’ang.

Chronologie des enquêtes du juge Ti par Robert Van Gulik (publiés chez 10/18)

Le juge Ti est née en 630 à Tai-yuan, province de Chan-si. il y passe avec succès ses examens littéraires et devient fonctionnaire. Après quelques années passées dans la capital Tch’ang-ngan, il est nommé magistrat provincial en 663. Voici la liste de ses enquêtes :

En poste à Peng-lai (proche de la frontière coréenne) : "Trafic d’or sous les T’ang", "Le paravent de laque" (en voyage)

En 666, il est nommé à Han-yan : "Meurtre sur un bateau de fleur", "Le matin du singe" dans "le singe et le tigre", "Le monastère hanté"

En 668, il est nommé à Pou-yang : "Le squelette sous cloche", "Le pavillon rouge"(en voyage), "La perle de l’empereur", "Le collier de la princesse" (en voyage), "Assassins et poètes" (en voyage).

En 670, il est nommé à Lan-fang : " Le mystère du labyrinthe", "Le fantôme du temple"

En 676 il est nommé à Pei-tchéou : "L’énigme du clou chinois", "La nuit du tigre" dans "Le singe et le tigre"

En 677, il devient président de la cour métropolitaine de justice et s’installe dans la capitale : "Le motif du Saule" "Meurtre à Canton"

Il meurt en 700

A ces titres il faut ajouter outre "trois enquêtes résolues par le juge Ti" dont j’ai déjà parlé, un autre recueil de nouvelles : "Le juge Ti à l’oeuvre" et pour clore le tout "Van gulik : sa vie son oeuvre" Wetering 10/18 1987.

traduction : Robert Van Gulik

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Protée et autres essais

Bien comme je peine sur un roman qui me cause bien du tracas (je ne sais si j’arriverai à passer les 20 premières pages) j’ai pioché dans mon tas à lire et à relire tout près du lit à droite pour les urgences de ce type. Et je suis tombé sur "Protée et autres essais" de Simon Leys.  Au début, je me suis dit que j’allais juste relire le premier essai et puis de fil en aiguille je l’ai  relu au complet avec délices.

Ce volume  regroupe quatre essais (comme son nom l’indique) sur la littérature. Le premier porte sur les ouvertures : les premières phrases de roman. Je crois que c’est comme ça que j’ai acheté le livre à l’origine… Simon Leys raconte qu’un jour dans une librairie en ouvrant un ouvrage de Chesterton il découvrit cette phrase qui ouvrait le roman : "L’espèce humaine à laquelle appartiennent tant de mes lecteurs…" Il acheta aussitôt le livre et s’eclipsa car dit-til "le spectacle d’un vieux monsieur s’esclaffant tout seul dans un lieu public a toujours quelquechose d’un peu déconcertant". 

Déjà, quelqu’un capable d’éclater de rire en lisant ne peut m’être que sympathique (ça m’arrive à moi au grand dam de mes filles qui trouvent ça bizarre), en plus le sujet est étonnant et la reflexion qui l’accompagne rejouissante. Et de fil en aiguille on se surprend à suivre sa pensée d’essai en essai de Cervantès à Gide en passant par Hugo même si comme moi vous n’avez pas lu Don quichotte (il est dans ma pile à lire depuis au moins autant que ça), fort peu lu de Victor Hugo et avez des souvenirs assez vague d’André Gide.  Cela tient peut être à sa profonde connaissance de ses sujets ou tout bonnement à sa passion pour la littérature, ou encore à son style tout en finesse, souvent drôle et toujours lucide. Un vrai bijou !

Protée et autres essais – Simon Leys – Gallimard 2001

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Dans l’ombre de la reine

Une jeune veuve désargenté devient dame d’honneur de la toute jeune reine d’Angleterre, Elizabeth première du nom.  A court d’argent, elle accepte de remplir une mission confidentielle pour le compte du favori de la souveraine et va bientôt se retrouver engluée dans de sombres complots visant à destabiliser le règne encore mal assuré de la nouvelle reine.

J’ai apprécié la description de cette angleterre troublée, mal remise du règne de Marie Tudor et de sa terreur religieuse. Interessant pour moi qui connait mal cette période. L’intrigue un peu longue à démarrer tient ensuite ses promesses. dans l’ensemble un bon polar qui laisse bien augurer de la suite des aventures de Dame Ursula Blanchard.

Dans l’ombre de la reine – Fiona Buckley – 10/18

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Les nouvelles enquêtes du juge Ti

Bon d’accord, je suis fan de Van Gulik. Les enquêtes du juge Ti, version originale, je les connais pratiquement par coeur, de même que le très bel essai de cet auteur sur "la vie sexuelle dans la Chine ancienne", enfin tout… J’avais donc repéré depuis un certain temps ces "nouvelles aventures" d’un "nouvel auteur", me demandant si j’avais intérêt ou pas à sauter le pas. Lira, lira pas… La sortie en poche des deux premiers ouvrages de cette collection m’a semblé être le bon moment pour tester.

Je me suis donc offert "le château du la Tchou An" et hop… En route vers sa nouvelle affectation à Pou Yang, le juge Ti et son assistant, le sergent Hong, sont contraints par une crue du fleuve de s’arréter dans une petite bourgade côtière. La panique semble générale et lorsqu’un meurtre est commis, il passerait certainement inaperçu sans le regard acéré de notre magistrat. Son enquête le conduit dans une riche demeure à l’atmosphère presque "enchantée", à laquelle s’attache une ancienne légende de déesse à queue de poisson et où il rencontre une bien étrange famille…

D’un côté, cela m’a fait très plaisir de retrouver Ti Jen Tsie et son fidèle Hong. D’un autre je ne suis pas entièrement convaincue. Peut-être ai-je trop lu Van Gulik pour ne pas être dérangé par les différences de style. J’ai trouvé la structure également différente des anciens  romans qui suivaient tous un canevas assez précis et puis les petits à-côtés (explications des sources littéraires chinoises) sont absents.  

Disons que c’est un bon roman pour les amateurs du genre, et qu’il me faut en lire un ou eux de plus pour me forger une réelle opinion sur ces  "nouvelles aventures".  Finalement c’est peut-être bon signe.

"Le chateau du lac Tchou-An" – les nouvelles aventures du juge Ti – Frédéric Lenormand – Fayard 2004

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Half Moon Street

Comme je le disais dans un autre article, les 10/18 envahissent l’espace habitable dont je dispose ! En plus j’aime bien les polars historiques , enfin certains… J’ai donc développé depuis déjà un bout de temps une accoutumance aux sorties régulières d’Anne Perry et en particulier à sa série Victorienne mettant en scène les Pitt : Thomas le policier un rien trop brillant  et Charlotte, jeune femme de la bonne société, mariée par amour bien en dessous de sa condition et obligée de se confronter aux dures réalités de la société Victorienne.

Le premier de la série, "l’étrangleur de Cater Street",  est un vrai bijou, bien acéré, que je conseille absolument. depuis je me précipite dès que j’aperçoit le dernier né. Ils sont facilement reconnaissables : ils portent tous le nom d’une rue londonienne.

La dernière enquête en date voit donc le meurtre d’un photographe à la mode dans sa demeure de Half Moon Street. Au cours de ses invvestigations, Thomas découvrira un nouveau commerce appelé à un bel avenir, celui des photos douteuses voire pornographiques et penétrera à nouveau dans le milieu du théatre où évolue désormais la mère de Charlotte.

Les personnage sont attachants, le décor bien planté, l’intrigue prenante : un bon moment.

"Half Moon Street" – Anne Perry – 10/18 – 2006

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L’apprenti épouvanteur

Ce livre là est officiellement estampillé "jeunesse" mais nous sommes tous jeunes et pourquoi bouder son plaisir pour une bête histoire de catégorie.

Thomas Ward est le septième fils d’un septième fils. Depuis toujours il voit et entend des choses que le autres ne soupçonnent même pas et depuis longtemps il appris à le taire pour éviter les problème.  Seule sa mère semble le comprendre. A 12 ans, elle lui arrange un apprentissage pas comme les autres.  Sous l’égide de l’épouvanteur du comté, Thomas va apprendre à affronter ces phénomènes qu’il est un des rares à voir, et ainsi à protéger les autres. Mais la reconnaissance n’est pas au menu des épouvanteurs.

Un excellent roman pour tous les âges (Disons à partir de 10 ans sans limite supérieure). Difficile à lâcher par contre, vous êtes prévenus. La suite est tout aussi bien. Thomas a pris de l’expérience mais les épreuves se compliquent elles-aussi et les  épouvanteurs semblent effrayer aurtant ceux qu’ils protègent que ceux qu’ils combattent.

Il y a décidement des trouvailles à faire au rayon jeunesse

"L’apprenti épouvanteur"-"la malédiction de l’épouvanteur" Joseph Delaney Bayard Jeunesse 2005-2006

 

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les cochons au paradis

Bon en ce moment, je suis plongée dans Barbara Kingsolver.J’ai déjà parlé de "l’arbre aux haricots" et de ma frustration de ne pas trouver la suite. Bon cela n’a pas duré. Depuis, j’ai trouvé et dévoré "Les cochons au paradis" et je me suis régalée. Moins jubilatoire cette suite, peut être plus sombre et plus réfléchie. Trois ans après l’adoption de Turtle, Taylor devra à nouveau se battre pour garder sa fille et cette fois l’adversaire n’est plus une administration sans âme, mais la tribu Cherokee.

Le chapitre final est d’une belle intensité. La scène où Taylor et sa mère d’un côté et toute une famille élargie de l’autre attendent le verdict sur l’adoption de Turtle dégage une réelle émotion entre rire et larme. Et voir le grand-père retrouvé conquérir sa belle les armes à la main … c’est grand

Au delà des bouleversements dans la vie de Taylor et Turtle, il y a là une réflexion parfois dérangeante sur l’idée de famille, de parenté, d’engagement et des devoirs que cela nous crée. Le tout porté par une écriture toujours extrèmement réaliste et pourtant poétique. Pour immersion complète si vous avez aimé "l’arbre aux haricots".

J’ai retrouvé cet univers dans "Une île sous le vent",  un recueil de courtes nouvelles. Chaque histoire dessine un instantané dans la vie d’une femme : un moment privilégié, une prise de conscience, un choix qui se fait tout naturellement…  Les longs voyages en voitures semblent toujours vécus par ces personnages comme des moments suspendus, prilégiés marquant une sorte de rite de passage. Un symbolisme très "américain" présent également dans ses romans et dont j’aime assez le traitement. Cependant j’accroche moins aux nouvelles. Je préfère les textes longs et me perdre dedans. Affaire de goût …

"Les cochons au paradis"-"Une île sous le vent" Barbara Kingsolver Rivage 1996 – 2004

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Vous reprendrez bien un peu de latin

Oui, vous avez bien lu, c’est le titre du livre ! Bon mes souvenirs de latin sont un peu lointains mais depuis un an par la grâce de ma puce je m’y remets et honnêtement on adore ça toutes les deux. Du coup, alors que nous trainions dans une librairie avec la dite puce (bizarre on traine toujours dans des librairies) , nous tombâmes sur ce livre et hop. Elle insista, je craquai ! (foutu passé simple) ! J’en suis au chapitre 4 parce que ça ne se lit pas exactement comme un roman. c’est plutôt le genre de livre dont on absorbe un chapitre de temps à autres le soir avant de se replonger dans son bouquin en cours. (enfin c’est comme ça pour moi).

Cela se présente comme une suite de versions commentées d’auteurs classiques (Virgile, Tite-Live, Ciceron …) prétextes à revoir les grands thèmes de la grammaire latine. Chapitre 1 prononciation, Chapitre 2  première et deuxième déclinaison (rosa, dominus ça vous rappelle des souvenirs ?), Chapitre 3 conjugaison etc… Le tout avec exemples et anecdotes. Ainsi Le mot Homme en français viendrait de l’accusatif  hominem alors que le nominatif homo aurait évolué vers notre On !  Je ne m’étais encore jamais demandé d’où venait ce pauvre On.

Bref pour amateurs mais très bien fait ! Allez pour le plaisir un petit bout de Sénèque :

Nihil est tam difficile et arduum, quod non humana mens vincat, et in familiaritatem perducat assidua meditatio.

"Rien n’est si difficile et ardu que l’esprit humain n’en vienne à bout, et qu’une meditation assidue ne finisse par faire sien."

Au moins c’est encourageant…

Vous reprendrez bien un peu de latin – Claude Terreaux – Arlea 1999

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La typographie 100 règles

Un très joli petit livre aux éditions Le Polygraphe parfait pour tous ceux qui doivent produire des écrits sans formation de typographe. Et nous sommes nombreux par les temps qui courrent. C’est bien beau d’avoir un outil permettant toutes les possibilités (oh mon bel ordi !!!) reste à savoir s’en servir au sens strict,  c’est à dire produire des documents lisibles.

On y trouve des notions de bases, des règles de composition (comme son nom l’indique), du vocabulaire, des anecdotes et des mini-biographies.  Je l’ai lu d’une traite comme un roman, ou presque, et je me suis bien amusée. En plus je m’en sers pour le boulot. Non mais que demander de plus ?

Evidemment il fait partie des livres que j’ai acheté après avoir lu "le maitre de Garamond". Les livres qui parlent des livres, c’est la ruine !

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