Amelia peabody’s saga dans l’ordre

chronologique et non dans celui de leur publication

Après vous avoir bassiné avec les romans d’Elizabeth Peters, je me sens tenue de vous donner la liste complète des aventures archéopolicières d’Amelia Peabody Emerson…histoire d’agraver mon cas.

et pour les fans : http://www.ameliapeabody.com

Crocodile on the sandbank – Un crocodile sur un banc de sable

1884 – Première visite d’Amélia en Égypte, rencontre avec Evelyne et les frères Emerson

The curse of the pharaohs – La malédiction des pharaons

1892-1893 – retour en Égypte pour les Emerson après une interruption dû à la présence de Ramsès.

The mummy case – Le mystère du sarcophage

1894-1895 – première saison pour les Emerson avec Ramsès

Lion in the valley – L’ombre de sethos

1895-1896

The deeds of the disturber – La onzième plaie d’Égypte

Eté 1896 à Londre

The last camel died at noon – Le secret d’Amon-Râ

1896-1897 – rencontre avec Nefret dans l?oasis perdu

The snake, the crocodile and the dog – Le maître d’Anubis

1897-1898 – retour à Amarna sans Ramsès et Nefret restés en Angleterre

The hippopotamous pool – La déesse hippopotame

1900 – rencontre avec David

Seeing a large cat – L’énigme de la momie blonde

1903

The ape who guards the balanceLe papyrus de Thot

1906-1907

Guardian of the horizon – Les aventuriers de l’Oasis perdue

1907-1908 Retour à l’Oasis où Nefret a été élevé

The falcon at the portal – La pyramide oubliée

1911-1912

He shall thunder in the sky – Le frère des démons

1914-1915

Lord of the silentnon traduit

1915-1916

The golden One – non traduit

1916-1917

Children of the storm – La vengeance d’Hathor

1919-1920

The serpent on the crown – non traduit

1922-1923

The tomb of the golden bird – non traduit

1923-1924

 

Hors série : Amelia Peabody’s egypt : a compendium – non traduit

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Amelia Peabody’s saga

En fait c’est bien difficile de parler des aventures d’Amelia Peabody. D’abord parce que c’est une série, chaque épisode contribuant à construire et enrichir à la fois les personnages et le monde dans lequel ils évoluent, celui de l’égyptologie de la fin du XIXe et du début du XXe siécle, ensuite parce que c’est un ton, une écriture, un personnage, les histoires étant écrite à la première personne. Et on s’attache, on s’attache !!!

De plus, dans le cadre de mon journal de lecture, par où commencer. Je les relis souvent dans le désordre, juste comme ça pour me délasser entre deux livres (ou même au milieu d’un) ! Evidemment je pourrais résoudre la chose en commençant par le premier tome. Après tout ça se défend.

"Un crocodile sur un banc de sable", premier opus donc, campe les personnages centraux de la série soit Amelia et son futur mari Emerson, egyptologue passionné, Walter le frère d’icelui et sa future femme Evelyne. C’est probablement l’un de ceux qui reste au plus près de l’archéologie. La description de la vie d’une mission archéologique à Amarna est directement inspirée de la vie de Petrie l’un des plus célèbre archéologue de l’époque. Il parait d’ailleurs que les étudiants en égyptologie peuvent s’amuser à identifer les tombes qui abritent nos archéologues. Cette dimension reste présente tout au long de la série mais elle devient , il me semble, plus un arrière plan qu’un sujet au fur et à mesure des tomes. bref le crocodile est une bonne façon de faire connaissance avec Amelia et l’époque romanesque et exotique (à nos yeux) dans lequel elle vit .

 D’un autre côté "Le mystère du Sarcophage" voit la première saison de Ramsès, fils unique des Emerson et mérite le détour – pour le coup j’en suis tombé de ma chaise – j’ai déjà dit que j’ai la chance de pouvoir éclater de  rire en lisant.

Je pourrais aussi bien tous les citer jusqu’à "la vengeance d’hathor" qui voit Ramsès mari et père mais ça ferait long. Disons qu’après avoir lu l’un de ces romans, si vous avez envie d’en lire un autre,  vous courrez le risque de vous retrouver fan d’Amelia et possesseur(e) d’une pile de romans d’un mètre (à peu près) de haut – la série comprend à ce jour 18 épisodes dont plusieurs non traduit malheureusement et un hors série magnifique : Amelia’s Peabody’s egypt – a compendium.

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L’Arbre aux Haricots

Un pur plaisir. Bon d’accord j’aime bien Barbara Kingsolver; j’aime sa façon de mettre la nature au centre de tout avec poésie mais sans grandiloquence. J’aime la façon dont elle décrit des lieux  qui semblent laids et qui finissent par être attirants. J’aime ce mélange de réalisme, d’engagement et d’excentrisme. Dans ses romans les personnages, je devrais peut être dire les femmes car dans tous les livres que j’ai lu ce sont les femmes qui ont la parole. Bref ces femmes font des choses étonnantes comme si simplement c’était normal, quelquechose comme le destin mais en plus quotidien.

M. est partie droit vers l’ouest pour échapper à la vie de femme de fermier, aux pneus qui éclatent et aux grossesses précoces. Sur la route, elle se trouve un nouveau nom, recueille une enfant sans vraiment s’en rendre compte puis tombe en panne devant un garage et finit par y travailler. C’est un livre de rencontres, de découvertes de soi et du monde avec toujours la nature qui ancre, à l’image de Turtle l’enfant trouvée qui découvre le langage au travers des légumes et plante avec constance poupée, graines, jouets…

Bon j’ai pas pu le lâcher ce qui fait que je n’ai guère avancé dans mon programme du jour. En plus je n’ai pas trouvé la suite, “Les cochons au paradis”,  à côté de chez moi. Bon peut être heureusement pour le boulot et le ménage mais zut et frustration. Pour la peine je me suis achetée “Une île sous le vent”, recueille de nouvelles du même auteur. Na ! Affaire à suivre…

L’Arbre aux haricots – Barbara Kingsolver – 1997 – Rivages

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puellae scriptum (journal d’adolescente)

Bon hier soir, histoire de me détendre, j’ai chipé un livre qui me semblait léger à souhait : Journal d’un coup de foudre. la propriétaire m’ayant commandé les deux tomes suivants avec insistance, je me suis dit que c’était bon signe. Hum ! C’est sympa d’accord, ça se lit vite. Mais sans plus.

Dans le genre Journal d’ado je préfère 1000 fois le journal d’une princesse. Cette dernière série m’a fait pleurée de rire au sens littéral. A la grande surprise de la dite et même propriétaire qui ne voit pas comment on peut pleurer de rire devant un livre : yeux au ciel et tout ! (elle persiste et signe derrière mon épaule).

Faisant partie de la minorité favorisée qui peut éclater de rire en lisant, je conseille à tous mes semblables et même aux autres, les 6 volumes de Meg Cabot traitant de l’adolescence rocambolesque et farfelue de Mia Thermopolis Renaldo princesse de Génovia. C’est bien écrit, drôle et heu normalement efin je veux dire dans mon cas enfin bref ça rappelle de bons souvenirs à ceux et celles qui voit leur adolescence d’un peu loin…

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Le maître de Garamond

 

Un excellent roman qui nous ramène aux balbutiements de l’imprimerie et aux débuts du livre en tant qu’objet fabriqué. C’est un vrai délice que ce plongeon dans l’inextricable imbrication du fond et de la forme à une époque ou l’imprimeur contrôlait et bien souvent exécutait toutes les tâches depuis la correction du texte (avec l’auteur) jusqu’à la reliure en passant par la fabrication du papier, le dessin et le gravage des caractères et la composition (pour n’en citer qu’une partie).

Evidemment le nom Garamond me disait quelquechose (en fait un certain nombre de polices de caractère portent le nom de ce célèbre graveur) mais depuis je suis bien plus calée sur le sujet. Y’a des bouquins comme ça qui donnent envie dans savoir plus…

D’un autre côté, on peut aussi se laisser porter par la vie assez captivante de ces deux passionnés de livres dans un XVIe siècle où se mettent en place les lendemains qui ne chantent pas des guerres de religion.

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les oubliés de Mayerling

Un polar historique 10/18, histoire de s’offrir un petit plaisir. Nicolas Segalla, immortel témoin de l’histoire, nous raconte l’histoire "véridique" du double suicide/assassinat de l’archiduc Rodolphe et de la baronne Vetsera, célèbre prélude de la première guerre mondiale !

L’atmosphère pesante du Vienne de la toute fin du XIXe siècle est intéressante, comme les ombres de François-Joseph et d’Elizabeth, la sissi de notre enfance.  La solution du mystère est crédible et à le mérite de faire revivre cette affaire dont le nom est connu mais les circonstances un peu oubliées. Mais le tout m’a semblé un peu figé et les personnages, y compris Segalla, nous restent étrangers. C’est dommage. Je devrais peut être en lire un autre pour voir.

Les aventures de Nicolas Segalla comptent aujourd’hui 3 volumes en français. "Les messagers du temps" (Marie Stuart a-t-elle fait assassiner son mari) et "En mémoire d’un prince" (qu’est-il advenu de Louis XVII ?) ! Sous le nom d’Anne Dukthas se cache (plus ou moins) Paul Doherty, auteur prolifique de polars historiques sous divers noms dont ceux mettant en scène Katherine Swinbrooke dans le Canterbury du XVe siècle.

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Un brin de linguistique, ou comment aimer sa langue et ses bizarreries

Ce livre là n’est pas récent, il a été publié en 1994 mais je le relis en ce moment pour le boulot alors pourquoi ne pas en dire un mot.

"L’aventure des langues en occident".  A l’époque on en parlait partout. J’ai fini par l’acheter et je crois bien ensuite m’être offert tous les ouvrages de vulgarisation de Henriette Walter. J’avais des souvenirs assez peu palpitants de cours de linguistique et voilà que je trouvais ça ébourrifant.

L’auteur nous embarque dans un voyage à travers l’histoire des langues depuis "l’origine" c’est à dire celle qu’on peut extrapoler. Je pense que c’est à ce moment que j’ai commencé à me réconcilier avec ma propre langue. Que ne dit-on pas d’elle : compliquée, illogique, pleine d’abbérations pour rendre l’apprentissage de l’orthographe et de la grammaire le plus douloureux possible. Bon.  Ajoutons Subtile aussi, empreinte d’histoire et de traditions, riches de mots trop peu utilisés peut être et surtout multiple car bien qu’on (j’aime bien ce on – faudra réfléchir à ce qu’il désigne) essaie de la voir comme quelquechose d’immuable et figé elle vit, elle change, échange, se mélange, influence, est influencée bref elle vit et du coup elle devient bien plus sympathique.

Je le relie souvent. Non,  pour me remettre en tête les grandes lignes (de ce côté ça va depuis le temps) mais pour  les anecdotes. Elles m’aident à capter les auditoires autour de sujets qui pourraient paraitre un tantinet arides sans cela.

Et c’est reparti pour l’étrange affaire du H en première position qui permet ou non la liaison, la mystèrieuse date de naissance "officielle" du français ou enfin la troublante histoire des lettres muettes ajoutées pour  faciliter la lecture (non non ce n’était pas un coup du lobby des organisateurs de championnat d’orthographe).  Finalement c’est trop drôle le français…

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La saga de Conan

conan2.jpg Les récits sont de Robert E. Howard sauf indications contraires. Tous ces récits ont été traduits et publiés en français en collection de poche.
Recueil
Récit dans l’ordre chronologique (et non dans l’ordre de leur création et parution)
Conan
The Thing in the Crypt (de Camp and Carter)
The Tower of the Elephant
The Halls of the Dead (de Camp and Howard)
The God in the Bowl
Rogues in the House
The Hand of Nergal (Carter and Howard)
Chains of Shamballah (de Camp and Carter)
Conan of Cimmeria
The Curse of the Monolith (de Camp and Carter)
The Bloodstained God (de Camp and Howard)
The Frost Giant’s Daughter
The Lair of the Ice Worm (de Camp and Carter)
Queen of the Black Coast
The Vale of Lost Women
The Castle of Terror (de Camp and Carter)
The Snout in the Dark (de Camp, Carter and Howard)
Conan the freebooter
Hawks Over Shem (de Camp and Howard)
Black Colossus
Shadows in the Moonlight
The Road of Eagles (de Camp and Howard)
A Witch Shall Be Born
Conan the wanderer
Black Tears (de Camp and Carter)
Shadows in Zamboula
The Devil in Iron
The Flame Knife (de Camp and Howard)
Conan the adventurer
The People of the Black Circle
The Slithering Shadow
Drums of Tombalku (de Camp and Howard)
The Pool of the Black One
Conan the buccaneer
(novel by de Camp and Carter)
Conan the warrior
Red Nails
Jewels of Gwahlur
Beyond the Black River
Conan the usurper
The Treasure of Tranicos
Wolves Beyond the Border (de Camp and Howard)
The Phoenix on the Sword
The Scarlet Citadel
Conan the conqueror
The Hour of the Dragon
Conan the avenger
(novel by de Camp and Nyberg)
Conan of aquilonia
(novel by de Camp and Carter)
Conan of the isles
(novel by de Camp and Carter)
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L’apothicaire de Canterbury

J’aime les éditions 10/18. Pour un tas de raisons qui s’entassent un peu partout chez moi. J’apprécie particulièrement la collection "grands détectives". J’aime les polars mais je suis difficile. Pas trop noir-cauchemard, pas trop misérabiliste-prenez vos kleenex, pas trop réaliste-voyeuriste, bien écrit, plutôt christie que rendell, je pourrais continuer… bref je trouve souvent ma pature chez 10/18 merci chez eux !

Dans le genre polar historique, j’ai avalé de tout, du bon, du très bon , du moyen, du médiocre et du franchement tordant. Quant à avouer à quelle catégorie vont mes préférences , c’est un secret ! D’ailleurs chacun peut catégoriser à sa sauce, il en faut pour tous les goûts !

Les enquêtes-chroniques de Katherine Swinbrooke, medecin apothicaire dans le Canterbury du XVe siecle, par exemple, j’adore. Je les relis par tranche : chaque fois q’un nouveau roman sort, après l’avoir dévoré une première fois, je les relis tous dans l’ordre. Et je me laisse glisser dans l’ambiance "chaucerienne" de cette ville  cossue, cruelle, grouillante, secrète mais également confortable et joyeuse. La vie de cette femme medecin outre qu’elle nous fait revivre les péripéties de la guerre des deux roses nous donne aussi accès au quotidien de gens de toutes conditions, ce qui en fait, à mes yeux, tout l’attrait.

 Le "temps des poisons", septième et dernier épisode en date de la série, est bien dans la ligne. Mon seul regret l’histoire se déroule dans un petit village de la côte anglaise et non à Canterbury. Enfin, il nous permet de visiter un autre coin d’Angleterre et de voir notre medecin détective évoluer dans un nouveau cadre entre mission diplomatique en château et empoisonnements villageois. Un bon cru donc, dont je me suis régalée. Mon préféré reste cependant "La rose de Raby", peut être parce que c’est le premier que j’ai lu… D’un autre côté cette série forme un tout qui s’enrichi d’épisode en épisode.

Bizarrement, je n’accroche pas pour l’instant aux autres séries de cet auteur (CL Grace est l’un des noms de plume de Paul Doherty). C’est bien dommage, moi qui aime les séries, j’aurais de quoi lire pour un moment…

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Il faut bien commencer : "L’affaire Jane Eyre"

Comme je le disais, il faut bien commencer quelque part… Je ne sais pas si c’est normal mais j’égare toujours mes livres un peu partout dans la maison ! Je perd un temps non négligable de lecture à me demander où diable j’ai pu fourrer l’en cours. Bref j’en ai fini un ce matin aux petites heures et il mérite d’être l’entrée en matière de ce journal de lecture que je médite depuis un certain temps. Comble de bonheur je l’ai retrouvé presque immédiatement sous le coussin du canapé c’est bon signe.

"Délivrerez-moi" de Jasper Fforde avec deux ff. Pas facile à décrire !  Je commencerai donc par le 4e de couverture de l’opuscule précédent, "L’affaire Jane Eyre"  qui m’avait presque décidé à l’acheter (la recommandation d’une amie à fait le reste) : "au carrefour du roman policier et de l’uchronie déjanté, un ouvrage jubilatoire"  ça fait rêver non ? E t bien c’est exactement ça…

L’affaire Jane Eyre commençait comme un livre presque normal sauf de temps à autre une impression de … décalage. Mes classiques sont loin, il se peut même que j’en ai raté certains mais enfin il me semblait pourtant et  c’est parti… ça cloche oui, la guerre de Crimée bat son plein en 1985, l’Angleterre a été occuppée jusqu’en 46, Churchill n’a jamais existé, le dodo est un animal de compagnie recherché et jeudi prochain n’est pas une indication temporelle mais le nom de l’héroïne.

De décalage en décrochage suivre les aventures de Thursday au milieu des livres et encore mieux dans les livres est un vrai régal… En plus dans ce monde où tout peut arriver, les livres sont au centre de tous les intérêts (ben oui ça change quoi), les gens se battent pour les avoir, les acheter, le posséder voire les modifier. Les fan clubs littéraires  forment un réel contre-pouvoir (dans la mesure ou ça existe) et la littérature a accouché de sa dose d’extrémistes intégristes.

Enfin, en plus d’être un bon bouquin qui joue délicieusement avec la littérature, une pincée de fantastique, quelques tasses de thé, une bonne dose de paradoxe temporel et un soupçon de vie des animaux (hum la migration automnale des mamouths) j’aime bien l’idée d’aller me promener dans les bouquins, histoire de tailler une bavette avec un personnage ou un autre ! Et depuis l’aube  je réfléchis, je m’interroge, par lequel commencerai-je ?

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