Sonnet 2

When forty winters shall besiege thy brow,
And dig deep trenches in thy beauty’s field,
Thy youth’s proud livery so gazed on now,
Will be a totter’d weed of small worth held:
Then being asked, where all thy beauty lies,
Where all the treasure of thy lusty days;
To say, within thine own deep sunken eyes,
Were an all-eating shame, and thriftless praise.
How much more praise deserv’d thy beauty’s use,
If thou couldst answer ‘This fair child of mine
Shall sum my count, and make my old excuse,’
Proving his beauty by succession thine!
This were to be new made when thou art old,
And see thy blood warm when thou feel’st it cold.

 

Traduction en anglais moderne

When forty winters have attacked your brow and wrinkled your beautiful skin, the pride and impressiveness of your youth, so much admired by everyone now, will be have become a worthless, tattered weed. Then, when you are asked where your beauty’s gone and what’s happened to all the treasures you had during your youth, you will have to say only within your own eyes, now sunk deep in their sockets, where there is only a shameful confession of greed and self-obsession. How much more praise you would have deserved if you could have answered, ‘This beautiful child of mine shall give an account of my life and show that I made no misuse of my time on earth,’ proving that his beauty, because he is your son, was once yours! This child would be new-made when you are old and you would see your own blood warm when you are cold.

 

Traduction française de Robert Ellrodt (sonnets william shakespeare acte sud babel 2007) Cette fois, j’ai trouvé les sonnets en version bilingue à la bibliothèque. Bon j’avoue je n’aime pas beaucoup cette traduction, le dernier vers par exemple ne me parle pas en français, alors qu’en Will !!! je vous laisse juge… et puis ça aide à comprendre ce qui est le but.


Lorsque quarante hivers assiègeront ton front,

Creusant de lourds sillons au champ de ta beauté,

Le fier habit de ta jeunesse, tant admiré

Ne sera que haillon, tenu pour sans valeur

Alors, à qui demande où ta beauté demeure,

Où sont tous les trésors de tes vertes années,

Dire qu’on les retrouve en tes yeux enfoncés

serait éloge creux et dévorante honte.

Combien plus on louerai l’emploi de ta beauté

Si tu pouvais répondre : « ce bel enfant de moi

Apurera mon compte, justifiant ma vieillesse »

Prouvant que sa beauté par succession est tienne.

Ce serait recréer ton être vieillissant

et réchauffer ton sang que tu sentiras froid

 

Et une lecture par la chocolate-voice, à la magnifique diction, de David chou Tennant himself !

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12 réponses à Sonnet 2

  1. Isil dit :

    3? Oups, j’en ai raté un . Bon, je n’ai plus qu’à chercher 🙂

  2. Isil dit :

    Ouaip! C’est réparé, j’ai aussi écouté Alan (et j’aime sa voix mais finalement, c’est quand même celle de David que je préfère pour Will)

    • yueyin dit :

      QUOI !!! tu as été contaminé par fash c’est pas possible autrement, la plus belle voix pour Will c’est matt ! Cela dit alan est extra et david-chou aussi 🙂

  3. Isil dit :

    Je n’ai jamais été fan de la voix de Matt moi, je préfère celle de William Shatner en voix grave mais pas sûr qu’il dise des poèmes de Shakespeare 🙂 Ce n’est pas tant la voix que la façon de dire le poème qui me plait chez DT. Enfin, j’adore quand Allan dit le mot « reeks ». Mais bon, pas de panique, Matt lit très bien aussi 😉

    • yueyin dit :

      mouhahaha ça pourrait faire un buzz : le captain Kirk lit Will, vers l’infini et au-delà !!!!

      j’aime beaucoup la diction de David, et celle d’alan et celle de matt mais bon matt c’est matt et c’est sa voix qui me plait chez lui…

  4. Et avec le comédien, c’est encore meilleur.

    Merci.

    • yueyin dit :

      quelle diction incroyable hein et quelle voix 🙂 J’ai choisit exprès trois sonnets dont il existait des lecture par de « belles voix » anglaises 🙂

  5. fashion dit :

    Mon Dieu, j’avais loupé le commentaire d’Isil.

    Je vais over couiner et je reviens.

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