Northanger Abbey est un des trois romans que Jane Austen a rédigés entre 20 et 25 ans. C’est donc la fin du XVIIIe siècle qui s’anime sous nos yeux.
Le personnage principal est encore une fois une jeune fille mais son extrème jeunesse et sa candeur sont bien plus au coeur de l’intrigue que sa personnalité encore mal définie.
Catherine Morland, deuxième fille d’une nombreuse fratrie, se voit offrir la perspective d’un séjour à Bath, ville très à la mode, en compagnie de riches amis. Pour une jeune personne de 17 ans issue d’une famille aux moyens relativement réduits, c’est une occasion inespérée de voyager et de se faire des relations. Très vite cependant de multiples pièges vont s’ouvrir sous ses pas, son extrème naiveté en faisant une proie facile qui inspire au demeurant plus le rire que la compassion… car réellement, de faux amis en soupirant aussi insupportable que malavisé, de relations intéressées en mauvais conseils, elle ne voit rien, n’entend rien et ne comprend pas grand chose… Heureusement son honnêteté foncière et sa franchise rachètent un peu le tout et lui permettent de se sortir finalement plutôt bien de cette expérience hasardeuse.
Jane Austen aimait bien les fins heureuses c’est un fait mais cette charmante satire lui permet d’effleurer en passant quelqu’unes de contraintes voire des dangers qui guettaient les femmes de l’époque. Cette adolescente sans la moindre expérience se retrouve en quelques sorte jetée en pâture aux lions. Certes ce sont des lions policés bien vêtus et parlant un anglais chatié mais ce n’en sont pas moins des prédateurs à l’affût, chassant pour leur propre compte et attentifs à leurs seuls intérêts. Et certaines décisions, certaines erreurs peuvent engager une vie tout entière.
L’autre aspect réjouissant de ce roman est la façon dont Jane Austen traite du romantisme gothique. L’imagination de Catherine, enfiévrée par ses lectures, s’emballe dès qu’il est question de vieilles pierres, châteaux évidemment hantés ou abbayes forcément mystérieuses. Elle en arrive à se forger les idées les plus saugrenues, les plus prévisibles, mais si sauvagement romantiques…
Après avoir vertueusement rappelé qu’un auteur comme elle ne saurait se moquer des lecteurs de romans, miss Austen épingle avec jubilation les clichés chers aux amateurs de gothique… et comme elle devait les connaitre à fond, ces romans, pour si bien viser.
Encore une fois un livre délicieux, apparemment léger et vraiment drôle mais à l’ironie mordante sous la dentelle. J’adore !
Le personnage principal est encore une fois une jeune fille mais son extrème jeunesse et sa candeur sont bien plus au coeur de l’intrigue que sa personnalité encore mal définie.
Catherine Morland, deuxième fille d’une nombreuse fratrie, se voit offrir la perspective d’un séjour à Bath, ville très à la mode, en compagnie de riches amis. Pour une jeune personne de 17 ans issue d’une famille aux moyens relativement réduits, c’est une occasion inespérée de voyager et de se faire des relations. Très vite cependant de multiples pièges vont s’ouvrir sous ses pas, son extrème naiveté en faisant une proie facile qui inspire au demeurant plus le rire que la compassion… car réellement, de faux amis en soupirant aussi insupportable que malavisé, de relations intéressées en mauvais conseils, elle ne voit rien, n’entend rien et ne comprend pas grand chose… Heureusement son honnêteté foncière et sa franchise rachètent un peu le tout et lui permettent de se sortir finalement plutôt bien de cette expérience hasardeuse.
Jane Austen aimait bien les fins heureuses c’est un fait mais cette charmante satire lui permet d’effleurer en passant quelqu’unes de contraintes voire des dangers qui guettaient les femmes de l’époque. Cette adolescente sans la moindre expérience se retrouve en quelques sorte jetée en pâture aux lions. Certes ce sont des lions policés bien vêtus et parlant un anglais chatié mais ce n’en sont pas moins des prédateurs à l’affût, chassant pour leur propre compte et attentifs à leurs seuls intérêts. Et certaines décisions, certaines erreurs peuvent engager une vie tout entière.
L’autre aspect réjouissant de ce roman est la façon dont Jane Austen traite du romantisme gothique. L’imagination de Catherine, enfiévrée par ses lectures, s’emballe dès qu’il est question de vieilles pierres, châteaux évidemment hantés ou abbayes forcément mystérieuses. Elle en arrive à se forger les idées les plus saugrenues, les plus prévisibles, mais si sauvagement romantiques…
Après avoir vertueusement rappelé qu’un auteur comme elle ne saurait se moquer des lecteurs de romans, miss Austen épingle avec jubilation les clichés chers aux amateurs de gothique… et comme elle devait les connaitre à fond, ces romans, pour si bien viser.
Encore une fois un livre délicieux, apparemment léger et vraiment drôle mais à l’ironie mordante sous la dentelle. J’adore !
L’avis de Lilly,
Pour mémoire, les critiques des autres oeuvres de Jane Austen dont j’ai déjà parlé ici :
Orgueil et préjugés
Raison et sentiments
Persuasion
Northangey abbey – Jane Austen – 1818 – 10/18
Bon, finalement, j’ai craqué ….
Heureusement qu’elle n’a écrit que 7 bouquins (10 ?) , la dame Austen. Il ne te reste donc que 3 chroniques à écrire (6 ?) … Cela dit, ça donne envie ….
Comem cela me fait plaisir de te revoir par ici :-), en fait elle a écrit 6 romans (il me reste Emma et Mansfield park à lire), plus celui qu’elle écrivait lorsqu’elle est morte qui a été achevé par une autre les Sanditons et quelques oeuvres de jeunesse dont la fameuse lady Susan que Folio a édité à 2€ (on ne va pas se priver quand même !)
Tu as gagné, j’ai très envie de découvrir cette chère Austen…
Mais quelle bonne idée 🙂
Avec tous ces livres lus, il ne te reste plus qu’à découvrir Jane Austen autrement que sur papier, mais au cinéma, sur grand écran !! Je viens de chez Chimère qui en a mis un extrait sur son blog, je pense que c’est un film à voir ! ;-))
Tu penses !!! je me suis précipitée pour voir tous les extraits, je crois que tu as raison, c’est un film pour moi 😉
C’est mon préféré après Persuasion ! J’ai lu Les mystères d’Udolphe après avoir lu ce livre, et j’ai vraiment adoré, même si ce n’est pas du tout le même genre…
J’y pensais justement a ces mystères d’Udolphe… ça me tente bien (qui ne le serait après cette joyeuse parodie) et tiens j’y pense, le délire que se fait Catherine à Northanger après avoir appris le veuvage du général, m’a vraiment fait pensé à Jane Eyre, est-ce que c’est moi qui débloque ????
hihihi on est pas frangine pour rien!!! :o)))
Absolument petite soeur (grande soeur !), je crois que je suis complètement et inconditionnellement contaminée… tout comme toi 😀
Euh… Je n’ai pas le livre sous les yeux. De quel délire parles tu ? Quoique, Charlotte Bronte a écrit après Jane Austen, et n’aimait pas du tout ses livres si ma mémoire est bonne. Donc c’est peut-être plus un hasard qu’un clin d’oeil (même si je ne sais pas de quoi je parle). Ah si ! Elle s’imagine une épouse enfermée non ? Oui, je crois que Brontë s’est inspirée d’un fait divers pour Jane Eyre (cf sa biographie par Elizabeth Gaskell).
Et bien elle s’imagine que le général tient sa femme enfermée dans une aile déserte de l’abbey et qu’il l’a rendu folle… bon c’était peut être courant à l’époque comme fantasme… Elle est bien cette bio ? et de Jane A tu en connais une bien… je vais faire une commande groupée 😉
Bon, ben comme les autres, il m’attend sagement dans la bibli, je le vois d’ici;.
Quel joli spectacle… moi j’ai Emma et lady susan qui me font de l’oeil (si c’est vrai !!!)
Que dire… Je l’aime toujours autant Jane! Celui-ci était mon tout premier… Un grand bonheur!
POur l’instant elle ne m’a apporté que du bonheur la dame… un truc dingue quand on y pense… Qu’elle puisse accrocher comme ça à 200 ans d’intervalle avec des histoires minimalistes… mais qu’est-ce que ‘est bon :-)))
La bio de Charlotte Bronte, je ne l’ai pas lue. C’est dans les notes de Jane Eyre que j’ai vu que c’était Elizabeth Gaskell qui avait donné l’explication. Pour Jane Austen, j’ai adoré la biographie de Claire Tomalin, elle est vraiment passionnante, et ne nous parle pas que de Jane Austen. Celle de Carol Shields est sympa, très différente, et dans un format vraiment joli, mais j’ai moins aimé.
Je vais donc commener par Claire Tomalin pour soigner mon austenite aiguë 😉
Il est dans ma LAL depuis longtemps. Je l’encadre et le surligne!
Absolument Katell… tous les austen sont à encadrer et souligner (enfin je pense il m’en reste deux et demi à lire :-))
Il est sur dans ma PAL depuis août, mais je le caresse du regard en attendant que son heure vienne… c’est un peu “Candy dans la vraie vie” non ? ;o)
Dans la vraie vie… je ne sais pas trop ! Le décalage est assez grand avec notre époque, mais Candy… il y a de ça c’est sûr !!! tout ces bons sentiments, et mal placés avec ça… enfin en plus drôle quand même :-D)))
c’est malin maintenant j’ai la chanson de Candy dans la tête et ça reste… au secours !!!!
Diantre! j’ai pourtant laissé un com hier au soir. bon, il est sur ma PAL tu le sais. le film sur Jane Austen me tente “grave”… Mes hommages
Ah moi aussi Choupy, très grave même … et margaux ça la tenterait ?
Bien, je n’ai lu que “Emma” mais c’est décidé : je ne vais plus retarder ces lectures ! je vais relire tes billets et choisir un roman que je prendrai à mon prochain passage en librairie ! Celui-ci me tente vraiment beaucoup…
JE ne saurais lequel te conseiller en prmier… je les ai tous aimés ! Mon préféré, si je devais en élire un, reste sans doute orgueile et préjugés mais bon c’est vraiment pour dire 😉
Ah comme tu en parles bien! C’est vrai qu’une ville c’était un peu la jungle pour une toute jeune fille de 15 ans sortie de sa campagne profonde. Et les salons, un point d’eau à l’heure où les grands fauves vont boire! Tu me donnes à chaque fois envie de relire le roman dont tu parles. En plus pour une fois chez Austen, le sens de l’ironie est plutôt du côté masculin, c’est assez rare pour être souligné.
Tout à fait le personnage masculin est plein d’humour et d’ironie dans ce volume, ce qui lui permet sans doute d’apprécier le romantisme livresque et naif de cette jeune oie… elle n’avait que 15 ans, je pensais 17, enfin bref elle était quand même très jeune pour être lachée comme ça 🙂
Ah je l’adore celui-ci aussi, il est hyper drôle! Ta cure jane Austen me donne envie de faire pareil!
Une cure vraiment délicieuse mais assez intensive tout de même, que je ponctue de visionages en boucle (ça y est j’ai vu Colin en chemise mouillée : fort stimulant !)
Yue, il faut que tu lises “Les mystères du château d’Udolphe”, c’est formidable!
Ah ben justement ça m tente bien ces mystère… ça doit se trouver en bouquinerie ça !!!!