Dragon bleu, tigre blanc

dragon-bleu--tigre-blanc.jpgLes temps sont durs pour l’inspecteur-chef Chen subitement démis de ses fonctions sans explications ni préavis. Mis sur la touche avec une fonction honorifique creuse à souhait, il sent se nouer autour de lui et de ses proches un dangereux et inexplicable complot. Trahi par le système même qu’il a tenté de servir au mieux toute sa vie, notre Chen ne sait plus guère à quel poème se vouer mais n’entend pas baisser les bras sans comprendre de quoi il retourne…

Quelle surprise de retrouver l’inspecteur Chen – que l’on croyait bien installé en cadre montant du Parti malgré son incorrigible probité – en déclassé semi-clandestin, naviguant en eau trouble de l’ultramoderne Shangai à l’antique Suzhou, entre enquête policière en sous-main, complot politique et corruption galopante. Qiu Xialong s’inspire ici d’un scandale politique aussi récent que retentissant – L’affaire Bo Xilai précisément – pour nous offrir encore une fois un étonnant point de vue, sévère mais riche et nuancé, sur la Chine actuelle. Passionnant !

Dragon bleu, tigre blanc – Qiu Xialong – 2013 – traduit de l’anglais par Adélaïde Pralon – Liana Levi – 2014

PS : Je crois que nous avons affaire ici la onzième (et dernière ?) enquête de l’inspecteur chef Chen.

PPS : J’ajoute que même quand tout va mal, les enquêtes de l’inspecteur Chen sont toujours gourmandes et me donne toujours faim…

PPPS : Je garde un souvenir enchanteur (quoique un peu perplexe) de Suzhou ville traditionnelle étonnament préservée pleine de charme et de jardins.

Dans les épisodes précédents (my bad, je n’ai pas tout chroniqué, mais enfin vous me connaissez quoi…) :

Mort d’une héroïne rouge

Le très corruptible mandarin

La danseuse de Mao

Les courants fourbes du lac Tai 

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12 réponses à Dragon bleu, tigre blanc

  1. Tu me le gardes, dis !

    Le Papou

  2. BMR dit :

    Fans du Qiu Xiaolong de la première heure, on avait été un peu déçus par les derniers épisodes (Soie et sang, La Taï).

    Doit-on replonger pour cet épisode-ci ? L’auteu a-t-il retrouvé ce qui faisait le charme du début de la série avant de verser dans un pseudo-modernisme (pollution, internet, …) qui nous avait déçu ?

    • yueyin dit :

      Je ne sais pas trop quoi vous répondre… le roman s’inspire d’un scandale politico financier qui a eu lieu en Chine en 2011, alors oui internet, les cyber citoyens, la pollution et le reste sont bien là, étant des aspects quelque peu incontournables de le la chine actuelle 🙂 Après je trouve que l’ambiance est toujours aussi bien rendue mais j’avais aimé les courants fourbes du lac Tai donc….

  3. J’avais bien aimé « La danseuse de Mao ».

  4. jerome dit :

    J’ai beaucoup aimé les nouvelles de cet auteur (Cité de la poussière rouge). Mais j’avoue que ses polars me tentent moins.

    • yueyin dit :

      Ah tiens j’ia lu tous les polars mais pas les nouvelles tssss il fadrait que je les trouve 🙂 Les polar de Qiu sont plus du genre, ambiance, personnages et whodunnit que suspens, sang et horreur… ma tasse de thé quoi 🙂

  5. Karine:) dit :

    Bon, j’ai l’héroïne rouge.  Du coup, je découvrirai par celui-ci.  Mais pas quand j’aurai faim, c’est bien ça??

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