sonnet 130

Continuons donc à explorer la poésie avec un des plus célèbres poètes du monde, le grand Will, et un sonnet que je trouve ébourrifant…

 

My mistress’ eyes are nothing like the sun;
Coral is far more red than her lips’ red;
If snow be white, why then her breasts are dun;
If hairs be wires, black wires grow on her head.
I have seen roses damask’d, red and white,
But no such roses see I in her cheeks;
And in some perfumes is there more delight
Than in the breath that from my mistress reeks.
I love to hear her speak, yet well I know
That music hath a far more pleasing sound;
I grant I never saw a goddess go;
My mistress, when she walks, treads on the ground:
   And yet, by heaven, I think my love as rare
   As any she belied with false compare


William Shakespeare (1564-1616)


traduction en anglais moderne :

My mistress’ eyes are nothing like the sun; coral is far more red than her lips are. If snow is white, all I can say is that her breasts are a brownish grey colour. If hairs can be compared with wires then black hairs grow on her head. I know what pink, red and white roses look like but I don’t see any roses in her cheeks. And there’s more pleasure in some perfumes than there is in my mistress’ reeking breath! I love her voice although I know that music is more pleasing to the ear. I admit I’ve never seen a goddess walking; when my mistress walks she treads firmly on the ground. And yet, by heaven, I think that my love is as unique as any woman who is the subject of a romantic poem.

 

Traduction approximative en français par mon indigne personne pour ceux qui seraient réfractaire à la langue du barde – juste pour la compréhension, aucune prétention et n’hésitez pas à me prévenir si j’ai fait un contre sens :

Les yeux de ma maitresse n’ont rien à voir avec le soleil, le corail est bien plus rouge que ses lèvres, Si la neige est blanche alors son sein est gris, Si les cheveux sont des fils (?) alors des fils noirs poussent sur sa tête. Je sais à quoi ressemblent des roses blanches, roses et rouges mais je n’en ai pas vu sur ses joues et certains parfums sont plus agréables que son souffle. J’aime écouter sa voix mais je sais bien que la musique a des sons plus plaisants. J’admets que je n’ai jamais vu de déesse marcher mais quand ma maitresse marche, c’est fermement ancré sur le sol. Et pourtant, par le ciel, je pense que mon amour est aussi rare que n’importe quelle femme jamais chantée par de fausses images.

 

Et enfin lecture par une des « chocolate voice » du théatre et du cinéma anglais, Alan Rickman.

 

C’est beau non ?



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14 réponses à sonnet 130

  1. Celsmoon dit :

    I just like it 🙂

  2. Karine:) dit :

    J’adore les fights dans ce genre!!! ;)))

  3. Pimpi dit :

    Quoiiiiiiii ? tu as préféré un sonnet lu par Alan à un sonnet lu par Matt-chocolate voice? Es-tu malade, yue???

  4. lou dit :

     

    Oui, c’est beau.

    Je pense à la chansonnette d’Alceste

    Si le Roi m’avoit donné
    Paris, sa grand’ville,
    Et qu’il me fallût quitter
    L’amour de ma mie,
    Je dirois au roi Henri :
    « Reprenez votre Paris :
    J’aime mieux ma mie, au gué !
    J’aime mieux ma mie. »

    Le Misanthrope, I, 2

     

     

  5. Isil dit :

    Haaaaan, j’avais raté Alan! Je m’en vais écouter de suite! 😉

  6. **Fleur** dit :

    haaa Alan **soupir**  Oui c’est beau 😉

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