Capes et épées



Un swap avec un tel thème ne pouvait guère me laisser indifférente, imaginez un peu des romans de cape et d’épée tout bondissants, pleins de héros, de jeunes filles en détresse et de rebondissements…
Et j’ai fort bien fait de me laisser tenter par Praline et Arsène  malgré toutes mes bonnes résolutions… Voyez plutôt :

Joli hein et attendez de voir la suite du déballage…


Donc,
Le Chevalier de La Barre de Michel Zevaco (1899), roman initialement paru en feuilleton dans le journal du peuple (tout un pogramme !)

Le secret du janissaire, premier volume de la série De cape et de Crocs de Ayrolles et Masbou, une bd dont on me dit le plus grand bien…
Un très joli calepin, un marque page et une gentille carte où Lucie, ma swapeuse, m’annonce l’arrivée d’un colis bis… alors là… que dire de plus à part …

Merci un millier de fois

et merci bien sûr aux organisatrices de ce très piquant swap

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Page 123

En promenade chez Valdebaz, quelle ne fut pas ma surprise de m’y rencontrer ! si, dans un tag… Il s’agit d’ouvrir le livre le plus proche à la page 123, d’aller à la phrase 5 et de recopier les quatre suivantes…

Etant donné le livre qui trainait sur mon bureau, j’ai dû malheureusement passer à la page 124, la 123 étant trop courte… voici donc le résultat :

“Le septième roi de Jérusalem fut en 1174 Baudoin IV, charmant et valeureux jeune homme de treize ans à peine. Son père lui avait donné comme gouvernur le futur Guillaume de Tyr qui devait plus tard prêcher la IIIe croisade. L’enfant beau et sage, devint sous la direction du bon prélat un des princes les plus savants de son temps. Hélas, une horrible fée s’était penchée sur le berceau du petit prince et Guillaume de Tyr constata avec douleur que son élève devenait lépreux…”

Vous aurez bien sûr tous reconnu les Contes et légendes des croisades de Maguelonne Toussaint-Samat – Fernand Nathan (vous savez la collection blanc et or) – 1961.

Vous n’aviez pas reconnu ? Ah bon ! Remarquez je comprends car je n’ai pas la moindre d’idée du pourquoi et comment ce bouquin s’est retrouvé là à ce moment précis, ni d’où il vient d’ailleurs. J’ai dû l’acheter lors d’un vide grenier quand j’essayais de reconstituer la collection (un des must de mon enfance surtout les mythes et légendes antiques !) pour mes loups, mais ensuite mystère…. Enfin c’est un moindre mal, sur mon bureau il y avait aussi le Bescherelle des conjugaison (rouge !), un manuel de typographie (ben oui quoi) et La triste histoire du petit enfant huître de Tim Burton dont l’ultime page, la 123 justement, ne contient qu’une phrase… Comment ça étrange assemblage ?

Bon je dois taguer cinq personnes maintenant… riche idée ! Disons les cops de pour changer… Anjelica, ALaure, Choupynette, Bluegrey et Etoile des neiges hop à vos livres…

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La mariée mise à nue

“Une femme disparait, laissant un journal intime qui relate son mariage au quotidien. Pour tout ceux qui la connaissaient, elle incarnait l’épouse parfaite, heureuse et épanouie…”
Telle est l’entrée en matière du quatrième de couverture de la mariée mise à nue et je la trouve (pour une fois) assez bien tourné, disant tout sans rien révéler.
Depuis longtemps j’avais envie de découvrir ce livre, tout d’abord parce que les deux romans déjà lus de l’auteure m’ont particulièrement plu, ensuite parce que l’idée d’un journal intime dévoilant la face cachée d’une “femme heureuse” me tentait beaucoup. Grâce à Fashion j’ai pu enfin le dévorer et j’en suis ressortie assez pantelante.
Car pour le dévorer, je l’ai dévoré ! Je me suis précipitée dans ce roman décalé dans sa forme, bizarrement découpé, au style déroutant, au propos souvent cru, à la profondeur dérangeante. Une fois lancée, impossible d’arrêter, à l’affût de la prochaine découverte de cette femme anonyme, sa prochaine victoire, sa prochaine défaite. Car elle s’est lancée dans la quête la plus déconcertante qui soit, elle-même.
La première chose qui vient à l’esprit quand on parle de ce roman c’est le sexe bien sûr car il en est beaucoup question dans ces pages et en même temps il ne m’a pas tant semblé au coeur des choses (si j’ose dire !). Au cours d’un voyage de noce tardif, la narratrice qui s’interroge paresseusement sur les changements insidieux qui se sont installés dans sa vie de couple, se voit confrontée pour la première fois à un doute sur la conduite de son mari si rassurant. Tout à coup réveillée, elle se lance dans la rédaction d’un journal qui serait le pendant d’un petit ouvrage du XVIIIe decryptant sur le mode sincérité/cynisme les rapports homme femme.
En même temps, j’ai peine à croire que son mari ou sa prétendue infidélité soit au centre de ce récit. A aucun moment elle ne s’interroge sur la réalité de la chose, elle ne cherche même pas à vérifier quoique ce soit, le soupçon d’un instant lui suffit pour oser enfin regarder son couple et disséquer lentement les petites concessions qui l’ont amené insensiblement à ce qu’il est devenu, un arrangement solide en apparence mais dans lequel elle n’existe pas.
Et peu à peu c’est moins son couple et son mari qui sont envisagés que sa propre attitude devant les autres. Que ce soit devant son mari, sa mère ou sa meilleure amie, elle est immuablement parfaite, conciliante, consensuelle, toute d’apparence et de renoncement. Renoncement à ses idées, ses principes, son métiers, son autonomie, ses envies voire ses fantasmes… et si c’est bien là que se trouve le déclencheur de cette révolution intime, sa mise en oeuvre est bien plutôt dans l’écriture que dans le sexe. Peu à peu en se regardant vivre, en osant écrire noir sur blanc les pensées qui se dissimulent aux limites de sa conscience, elle entreprends une reconquête profondément personnelle.
Le choix de Nikki Gemmell d’écrire à la deuxième personne accentue l’idée de l’observation de soi, un peu froide, un peu clinique et nous associe du même coup à cette démarche, provocant une sorte de complicité avec cette femme mais mettant aussi par contrecoup le lecteur dans la position destabilisante du voyeur absolu.
Un roman plutôt perturbant et peut-être difficile à caser dans une catégorie coup de coeur… mais j’ai eu bien du mal à passer à autre chose ensuite…  A couper le souffle !

La mariée mise à nue – Nikki Gemmell – 2003 – traduit de l’anglais (Australie) par Alfred Boudry – Au diable Vauvert 2006

Les avis de Fashion (que je remercie pour son prêt), Gaëlle (qui est revenue !), Thom (qui aimerait écrire le pendant masculin de ce roman, se lancera-t-il ?), Yvon, Cuné, Stéphanie, Joelle, Camille, Solenn, Lily, j’en oublie certainement…

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Les disparus de Dyfed

Soeur Fidelma de Cashel est de retour pour mon plus grand plaisir. Echouée en compagnie de son alter ego saxon Eadulf sur les côtes du royaume gallois de Dyfed, elle se voit mandatée par le roi du lieu pour résoudre une affaire des plus mystérieuses. La disparition sans trace de lutte de tous les habitants, humains comme animaux, d’un monastère isolé… dont l’un des religieux est le propre fils du roi en question.
Alors magie, raid pirate ou complot plus obscur ? Ce sera aux deux célèbres étrangers de résoudre la question. Seulement Eadulf ne se sent guère à l’aise dans ce royaume dont les habitants haïssent et redoutent les saxons et Fidelma elle-même, toute convaincue qu’elle soit du bien fondé de son action, doit composer avec les gallois du cru.
Un excellent épisode qui nous fait découvrir une nouvelle facette du monde du VII siècle où l’équilibre se crée difficilement entre Gallois, autrefois maîtres de la grande l’ile bretonne, et Angles et Saxons qui tentent de les repousser toujours plus à l’ouest. Les fondements du peuplement de la future Grande-Bretagne se mettent en place et c’est fascinant.
Cet opus m’a paru retrouver, avec plus de bonheur que les deux précédents, le souffle des tous premiers épisodes de la série, mélant histoire celto-saxonne, antique droit celte, énigmes complexes et personnages haut en couleur. Que du plaisir !

Les disparus de Dyfed – Peter Tremayne – 10/18 grand détective – 2007

J’ai déjà parlé de Fidelma à plusieurs reprises :
Absolution par le meurtre
le sang du moine
Le pelerinage de soeur Fidelma

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L’endroit du décor : le jeu

Et un petit jeu Zaguien….

moi ça y est, j’ai expédié ma participation, j’en ricane !

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Zoli

Pour notre club toulousain, je devais lire un roman dont le titre comporte un prénom, j’ai donc exhumé des profondeurs de ma pal Zoli de Colum McCann sans trop d’espoir. J’avais eu envie de le lire et puis les avis mitigés m’avaient fait retarder ma lecture. Et bien ce fut finalement une agréable surprise car ce roman m’a bousculée et accrochée.
Je me suis d’abord rendu compte que je m’en étais fait une image totalement fausse, je m’imaginais le roman d’une vie échevelée sur fond dramatiquement historique et bien ce n’est pas cela, pas du tout… Qu’est-ce alors ? Et bien c’est là que cela se complique !Le point de départ est une petite fille toujours sur le fil de la différence. Son grand père a commencé par lui attribuer un surnom masculin, le prénom de son fils ainé (son oncle à elle) qui est mort pour les roms en quittant les clans et tournant le dos à la tradition. Ce même grand père lui a également appris à lire, chose interdite dans une culture qui revendique son oralité. Plus tard les chansons de Zoli séduisent un poète communiste “officiel” qui tente de la faire connaitre. Est-il sincère ? Peut-être. Mais le pouvoir en place a décidé d’utiliser cette poétesse tsigane à sa façon, en faisant d’elle le symbole du “nouveau” tzigane, “libéré” de la tradition ce qui signifie à terme intégration et sédentarisation… Entre temps Zoli a été bannie par les siens après la publication de ses poèmes. Commence pour elle une errance absolue vers nulle part qui aboutira contre toute attente a l’apaisement.

Tout d’abord je voudrais dire que le style de Colum Macnamm m’a complètement bluffé. Son écriture est à la fois puissante, brillante et d’une force d’évocation incroyable. Je suis encore sous le charme, il fallait que ce fut dit !

Ensuite, je crois comprendre pourquoi ce livre a parfois déplu et en particulier à cause de Zoli elle-même, ce point central, un personnage aussi peu attachant que possible. Alors qu’on semble suivre sa vie pas à pas, jamais elle ne montre le moindre sentiment, le moindre recul, le moindre intérêt pour qui que ce soit. Etre centrée à ce point sur soi-même rend rarement sympathique et peut même sonner creux. Pourtant c’est un peu là que j’extravague parce que pour moi Zoli a rapidement cessé d’être un personnage pour devenir un symbole ou plutôt une allégorie.

Allégorie du peuple rom et de son histoire. Tolérés, pourchassés, instrumentalisés, admirés, méprisés, les roms ont développé une culture opaque et secrète qui ne s’ouvre pas facilement. De ce point de vue, Colum McCann livre un étonnant témoignage, pas une réflexion ni un essai, simplement une vision sans angélisme ni diabolisation d’un peuple a priori incompréhensible pour la plupart des gens et qui de toute façon ne cherche pas spécialement à s’expliquer.

Allégorie également des changements imposés par le XXe siècle, entre tradition et modernité, oralité et écriture, nomadisme et sédentarisation, mais aussi marge et intégration, préjugés des uns contre a priori des autres, rejet contre refus. A ce sujet il m’a semblé que le propos tendait nettement vers l’universel…

L’acculturation par les sociétés dominantes fait des ravages depuis des siècle et le XXe n’est pas une exception. Les hésitations de Zoli, ses transgressions, ses discours successifs parfois contradictoires mais pratiquement toujours formatés (tradition puis communisme puis tradition), ses chutes en avant, ses tentatives de retour en arrières  m’ont paru représenter les à-coups de l’histoire et de la résistance d’un peuple, voire la dynamique de la marge en général plutôt que la vie d’un personnage unique. En ce sens, la fin qui est la partie la plus touchante car les sentiments y ont enfin leur part, boucle assez joliment la boucle puisque la l’enfant de Zoli, fille d’une rom exclue pour avoir mis son nom sur un livre organise un colloque sur la culture tsigane animé par des intellectuels roms…  joli retournement mais image bien réelle également de l’inéluctabilité de certains changements.Finalement un livre étrange, touffu, aux personnages peu avenants, dérangeant par certains côtés mais puissant aussi, poétique et dont la force d’évocation incite à la réflexion.

Lu dans le cadre de la quatrième rencontre littéraire du club .

Le prochain thème sera la littérature fantastique (un bonbon à qui devine qui a proposé ce thème !).

Ce roman faisait également partie de mon challenge defiRose2

et merci à Bluegrey pour son prêt.

Zoli – Colum McCann – 2007 – traduit de l’anglais par Jean-Luc Piningre, Belfond

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Surprise d’Epinal

Vous le savez sans doute, il y a quelques temps se sont tenues les Imaginales d’Epinal, salon du livre et de l’illustration dédié aux littératures de l’imaginaire : fantasy, roman historique, fantastique, anticipation, contes et légendes… ça c’est du programme ! (Lhisbei en parle aussi par …)

Stéphanie et Fashion ont illico saisi cette occasion pour aller rêver (et dépenser) un peu dans ce haut lieu de perdition… Et il y avait du monde à rencontrer : Robin (Hobb), Henri (Loevenbruck), Pierres (Bottero, Bordage, Pelot), Jean-Marc (Ligny), et même Elizabeth (Vonarburg)  (non mais vraiment Elizabeth V. !!!!!) et plein d’autres. Bon peut être que tous ces noms ne vous disent rien (c’est même très possible !) mais à moi ils parlent, ils chantent même que j’aimerais déraisonnablement aller à Epinal l’année prochaine…

J’étais déjà ravie que ces charmantes visiteuses aient pensé à moi en envoyant une carte dragon et regardez un peu ce que j’ai trouvé dans ma BAL :

Le dernier Thomas Day !!!!

Mais si… celui de L’instinct de l’équarisseur (et son déjanté Sherlock), de la Voie du sabre (et son déjanté samourai)… Bref le dernier Thomas Day dédicacé rien que pour moi (soupir ravi !)

10 000 mercis ma fashionjumelle

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Recherche désespérement (ou presque)…

Bientôt peut être la pluie s’arrêtera et les vide greniers, brocantes et autres marchés d’ocasions en tous genres s’épanouiront au soleil (On peut rêver) c’est donc un bon moment comme un autre pour jeter quelques bouteilles à la mer…

Une de mes très chères amies québécoises sans blog est à la recherche (désespérée) de Pèlerinage à Tinker Creek (Pilgrim at Tinker Creek 1975) de Annie Dillard qui est épuisé en français (Christian Bourgeois 1990, 10/18 1995). Si vous songiez justement à le revendre et/ou vous en débarasser ou si vous êtes d’accord pour en faire un livre voyageur, n’hésitez pas à me laisser un message…

Edito du 09 juin… ça y est j’ai trouvé cet ouvrage… qui va donc bientôt partir séjourner de l’autre côté de l’atlantique !


Anjelica de son coté relayait il y a quelques jours le souhait de Charlie bobine qui aimerait bien lire Nord et Sud d’Elizabeth Gaskell (1855) (comme je la comprends, en fait ça m’intéresse bien aussi) qui est épuisé introuvable sauf à des prix déraisonnables…

Enfin Choupy et moi même cherchons depuis déjà un moment In my father’s den, un roman néo-zélandais de Maurice Gee (en anglais donc celui-là) dont nous avons adoré l’adaptation cinématographique de Brad McGann (2004). Mais là-aussi rien à faire pour le trouver…


Alors si jamais, au détour d’une balade…

 

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Le cercle du phénix

Un manoir anglais dans la seconde moitié du XIXe siècle, une jeune femme indépendante (trop), belle (forcément), mystérieuse (c’est bien le moins) s’ennuie avec une certaine élégance quand survient (enfin) un évenement un tant soit peu inattendu. Elle reçoit un objet étrange en héritage, le triangle de la terre qui serait une des composantes de la pierre philosophale. Qu’elle ajoute foi ou non à ce mythe alchimique, Cassandra ne va certainement pas laisser passer l’occasion de mettre un peu de sel dans son quotidien voire dans celui de son entourage. Celui-ci a d’ailleurs tendance à s’enrichir fort à propos de quelques beaux specimens d’hommes bien décidés à l’accompagner dans sa quête. A moins qu’ils ne cherchent à la protéger ?
Avec tous ses ingrédients, je m’attendais à un roman d’aventure avec un petit parfum de quête ésotérique et un arrière plan victorien un rien gothique, anticipation fort appétissante à mes yeux. Et c’est bien que ce j’ai lu et plus encore, car l’auteure n’hésite pas à glisser délicatement quelques chausse-trappes de sa façon au milieu des solides conventions du genre. Moi qui déteste le suspens en général, j’ai plus que savouré les vraies surprises de ce récit-ci (si j’ose dire).
En plus d’une intrigue plutôt bien ficelée et d’un cadre habilement brossé, le grand intérêt de ce roman, à mon sens, ce sont ses personnages au départ presque archétypaux et qui se révèlent peu à peu d’une complexité aussi inattendue que bien vue. Le tout servit par une écriture agréable et évocatrice qui se prête aussi bien à l’action qu’aux cours d’alchimie.
En revanche il est proprement scandaleux de la part de l’auteure d’avoir ajouté cette abominable épilogue qui annonce le second tome, parce que nous laisser en plan comme ça, c’est d’une cruauté sans nom mais bon, si elle se dépêche d’écrire la suite, Nous lui pardonnerons… Réjouissant !

Les avis de Stéphanie et Chiffonette
Le blog de l’auteure

Le cercle du phénix – Les aventures de Cassandra Jamiston – Carolyn Grey – Flammarion – 2008

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Livres à adopter

On ne va quand même pas s’en priver. Cliquez sur l’image et vous y êtes…

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