Morsure

En ce moment je vis (entre autre) dans un monde de créatures des ténèbres, après les vampires et les loups garou de Twiligt, dont je vous parlerai bientôt (sans spoiler Breaking dawn promis !) Je suis passée à Morsure de Kelley Armstrong. En fait ces deux oeuvres n’ont pas grand chose en commun, si ce n’est qu’il est question de loups garous. Pour le reste ils sont très différents tant sur la forme que sur le fond.

Elena est la seule femme loup garou. Normalement les femmes de résistent pas à la morsure : elles en meurent, Elle a résisté… Seulement elle ne l’accepte pas, tout ce qu’elle veut c’est être normale, vivre une vie normale avec des gens normaux pour qui les loups garous ne sont que des créatures mythiques. Grâce à des efforts aussi constants que contraignants, Elena a l’impression d’avoir réussi, de commencer à s’intégrer, d’avoir réprimé son côté “animal”. Le danger qui surgit soudain, menaçant sa meute, cette “famille” qu’elle a quitté mais à laquelle elle doit sa survie va changer la donne.

De l’action et de l’angoisse, du sombre et du bondissant, du sexe et de la frustration, des personnages complexes et attachants, une écriture fluide, Kelley Armstrong a su réinventer avec bonheur le mythe du loup garou et mettre en scène au travers de ce prisme une véritable recherche de soi à la fois très féminine et universelle… Ce que Elena n’accepte pas chez elle étant peut être moins sa part louve que sa part humaine.

J’ajouterai que j’ai nettement l’impression depuis quelques temps qu’après les vampires, les loups garous sont à leur tour en train de glisser d’une symbolique de l’horreur à une symbolique de la fascination. Fascination pour le danger, l’animalité, la part d’ombre en chacun de nous, que sais-je?  Après le très intéressant Loup garou du film Van Helsing, le séduisant mais un peu jeune Jacob de Stephanie Meyer, voici Clayton à la sauvagerie assumée, limite psychopathe mais aussi amoureux fou au magnétisme dévastateur… un must ce Clayton, un must ce roman ! Pour amateur…

Kelley Armstrong a écrit six autres romans se déroulant dans le monde de Morsure – Otherworld. Le second Capture met à nouveau en scène Eléna, les suivant traitent apparement d’autres personanges.

Les avis (enthousiastes) de Stéphanie, Fashion, Karine,  bladelor

Morsure – Kelley Amstrong – 2001 – traduit de l’anglais (Canada) par Mélanie Fazi – Bragelonne

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Poèmes d’été

Dans la touffeur verte
une fleur de magnolia
en pleine floraison

Ryokan (1758-1831)

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London quizz

Dans un précédent billet, je vous avais promis un petit quizz londonien, le voici, court et top facile !
Lors de notre périple dans la capitale britannique, Carolyn Grey, Fashion victim, Stéphanie (pas de spoiler les filles, là ce serait VRAIMENT trop facile !) et moi-même avons fait une pause réparatrice (les librairies entre piétinement et port de charges lourdes sont étonnament fatigantes) que Stéphanie a immortalisée ici

Oui c’était dans un pub so typique, so british avec du foot ou peut-être du rugby (je ne me souviens pas de la forme du ballon – aïe ne frappez pas !) sur l’écran géant, en tout cas ce n’était pas les jeux olympiques, je confirme.
Revenons-en au propos principal : qui a commandé quoi ? (ah oui pour info dans le verre devant c’est du cranneberry juice ou jus de canneberge ou jus d’airelle !)

A propos de Londres, Yspaddaden organise un petit carrément irrésistible non ?

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Mare Nostrum

Le billet sur mon second ouvrage Masse critique de Babelio s’est fait attendre. Je me trouve toujours fort dépourvue quand il s’agit de parler d’un recueil de poèmes.

Bluma Finkelstein vit en Israel où elle enseigne la littérature française et le dialogue judéo chrétien dans la littérature. Son recueil Mare nostrum est imprégné de ce dialoge entre juifs et chrétiens dans l’histoire et dans l’inconscient. Plus que des poèmes, ces textes sont de courtes méditations porteuses d’image et de sens fortement teintés de mysticisme et d’histoire religieuse. Chez cette auteur le verbe ne va pas sans le sens, les mots ne se suffisent pas à eux même, les allusions et les références sont nombreuses et le tout parfois difficile à décrypter. Cependant et bien que la forme de cette poésie m’ait parue assez déroutante, la force de l’écriture m’a bien accrochée

Comme toujours avec les poèmes, il me semble que quelques exemples valent mieux qu’un long discours, je vous ai donc sélectionné trois textes qui m’ont particulièrement plu… J’ajouterai que l’auteure écrit en français – du moins pour ce qui est de la poésie -, mais chaque poème de Mare nostrum est accompagné de sa traduction en allemand.

N’est-ce pas lui, Saül le tarsiote, avec son corps maigre et ses jambes chancelantes et sa nuque raide comme la nuque des juifs ?
N’est ce pas lui par qui le scandale arrive avec le péché s’insinuant sous les peaux mal lavées des rois et des chevaliers ?
N’est-ce pas lui qui tire la sonnette d’alarme sur la colline du temple ? Celui qui traverse Notre Mer sur la barque de la Bonne Nouvelle ?
Frères, il n’est plus temps de revenir en arrière, il faut choisir entre le vrai Dieu et le Seigneur des guerres.
Et alors ce fut Paul.


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Sous les voûte d’une cathédrale, une étoile filante se laisse prendre aux fils d’une araignée : de très bas on imagine l’histoire du ciel comme un conte de fées. Un défaut de perspective.
Les vitraux dessinent sur le plafond un paradis de lumières : ici, même en l’absence de Dieu, on se mettrait à croire. On voudrait tellement…
Demain, le front couvert de cendres, tu iras tremper tes doigts dans le bénitier.
Comme si tout était vrai

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La chanson de Roland résonne dans la vallée jusqu’à ce que mort s’ensuive. Nous sommes du bon côté de la raison : l’ennemi a toujours tort.
Sur le champs de bataille le jeu macabre est une partie d’échecs : méchants récidivistes et fous enragés, interchangeable et flous, poupées sans volonté sur l’échiquier de la grâce.
Tous à la solde de la Dame Noire, nous gagnons notre tombe à la loterie de la peur.

Mare Nostrum – Bluma Finkelstein – édition en forêt – 2008

 

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Week end de folie…

L’ai-je assez attendu ce week end ? Depuis le mois de mai que tout se met en place, d’abord l’expédition londonienne, puis le pique nique, puis le reste… j’en trépignais – ce fut mémorable !
Avant toute chose je tiens à remercier le hasard, le grand baromètre et toutes les hautes instances qui ont convenablement enregistré ma commande: malgré toutes les prévisions pessimistes de météo france voire de météo england, le temps de ces trois jours fut parfait, beau, sec et pas trop chaud… En même temps en août ce ne devrait pas être si extraordinaire mais cet été c’est spécial !

Cela a commencé soft avec l’incontournable visite de Chez Sam, le très célèbre spécialiste es Manga (J’ai découvert qu’en fait la librairie s’appelle Komikku et non Chez Sam, so strange non ?) et par l’achat de mes deux premiers Mangas (une sorte d’initiation !), suivi d’un repas japonais (bien sûr) avec Delphine, Chiffonnette, Stephanie et Fashion (rencontres et retrouvailles !)…

Le lendemain réveil à 4h15 – Me suis-je jamais levé si tôt ? Bon je n’ai pas vu le tunnel – depuis on me demande “alors ça fait comment ?” euhhhh sais pas, pas vu ni à l’allée ni au retrour… on devait faire autre chose mais quoi ? que font Carolyn Grey, Fashion victim, Stéphanie et yueyin quand elles sont ensembles quelquepart ? vous avez droit à une réponse !
Comme
j’avais 12 ans la dernière fois que j’ai mis le pied sur le sol londonien, je me suis ensuite laissé guider par plus averties que moi vers Oxford Street, ses librairies, ses DVD store et euh… ses librairies ! Et non je n’avais pas fait de liste. J’avais bien trop peur de sa longueur éventuelle. J’ai donc préféré m’en remettre au hasard et à la bonne fortune (de toute façon je savais que Fashion me menerai droit à Breaking dawn qui était le seul incontournable du jour – j’en suis à la page 308 et c’est la raison du retard de ce billet – j’avoue!) Finalement je fus extrèmement raisonnable si si si ! Vous pouvez vérifier chez Fashion, seulement deux livres et deux DVD… (d’ailleurs depuis je n’arrête pas de me dire “Oh mais j’ai oublié de regarder ça  et ça aussi gasp…”, ce qui prouve que pour la liste j’ai eu raison !).
A part ça j’aimerais vraiment vous dire un mot de nos conversations mais franchement je me sens faiblir à cette idée, trop rapide, trop hilarant, trop explosif – je peux juste vous dire que la définition par fashion de ce qu’est un homme un vrai restera dans les anales (et pour rester dans le sujet viggo, jeffrey, brendan et matthew ont raté notre rendez-vous à la gare, ce dont je suis inconsolable !).

Je suppose que j’aurais dû me sentir fatiguée après cette journée trépidante, mais grâce à un solide breakfast anglais (Parlez moi d’oeufs bacon saucisse avec des tomato beans, des toasts et du café… à part la pizza il n’y a pas mieux au petit déjeuner) et plusieurs pauses judicieusement réparties (dont une au pub parce que quand même à Londres…) je me sentais plutôt en pleine forme pour la suite des événements soit la seconde édition du pique nique de la blogoboule organisé par Caro(line) dans le parc de Bercy…
Bien sûr je ne l’avoue que sous la torture et derrière mon écran, j’étais plutôt intimidée à l’idée de rencontrer tant de monde – n’allez pas le répéter surtout! Finalement ce fut une rencontre incroyablement tranquille et agréable. De loin les passants pouvaient voir un cercle d’amis affalés dans l’herbe, de temps en temps l’un d’eux faisait le tour pour proposer quelquechose de nouveau à manger ou pour se rapprocher d’une conversation, quelques éclats de voix quand un échange devenait quasi général, des rires, quelques protestations nourrissonnes (j’ai eu une longue conversation avec bébébook qui préfère téter m’at-t-il révélé, ce qui est fort normal à son âge !), encore des rires et du plaisir… je suis sûre que tout le parc enviait notre après-midi, impossible autrement !
Nous avons parlé Kulture bien sûr, vous nous connaissez, il y a eu de l’Homme du vrai mais aussi des girafes en costume, des séries télé, des vampires et des loups garous, des reflexions hyper sérieuses sur le choix des couvertures de livre et notament de celle de
Fume et tue (dernier roman du très charmant invité-écrivain-surprise Antoine Laurain), des lectures à haute voix d’extraits d’un des livres quasi-cultes de la blogoboule “brûlantes retrouvailles” – rien que la première page mériterait une citation exhaustive : “l’air sentait la poussière, la vache et la testostérone” ça parle à l’imagination non ?), des tentatives de corruption de Carolyn pour qu’elle accélère un tantinet la rédaction de la suite du Cercle du phénix et si possible nous fasse quelques révélations croustillantes en avant première … et je m’arrête là, m’étant promis de ne pas faire de roman fleuve (qui a dit trop tard !?!) !
Caro(line)
a cité tous les participants, donc je ne vais pas tous les nommer ici mais j’ai été (vrai de vrai) plus que ravie de faire la connaissance de chacun d’entre eux… et vivement la prochaine rencontre !

PS. J’ai enfin découvert les joies du … Ce fut une – grandiose – initiation de groupe pour les non parisiens!
PPS. Si je retrouve la photo qui va bien, je vous soumettrai un petit quizz à propos de notre travel in London !

Les billet de Caro(line), Erzebeth, Fashion, Gawou, Stephanie

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Poèmes d’été


Je mourrai d’un cancer de la colonne vertébrale

Je mourrai d’un cancer de la colonne vertébrale
Ça sera par un soir horrible
Clair, chaud, parfumé, sensuel
Je mourrai d’un pourrissement
De certaines cellules peu connues
Je mourrai d’une jambe arrachée
Par un rat géant jailli d’un trou géant
Je mourrai de cent coupures
Le ciel sera tombé sur moi
Ça se brise comme une vitre lourde
Je mourrai d’un éclat de voix
Crevant mes oreilles
Je mourrai de blessures sourdes
Infligées à deux heures du matin
Par des tueurs indécis et chauves
Je mourrai sans m’apercevoir
Que je meurs, je mourrai
Enseveli sous les ruines sèches
De mille mètres de coton écroulé
Je mourrai noyé dans l’huile de vidange
Foulé aux pieds par des bêtes indifférentes
Et, juste après, par des bêtes différentes
Je mourrai nu, ou vêtu de toile rouge
Ou cousu dans un sac avec des lames de rasoir
Je mourrai peut-être sans m’en faire
Du vernis à ongles aux doigts de pied
Et des larmes plein les mains
Et des larmes plein les mains
Je mourrai quand on décollera
Mes paupières sous un soleil enragé
Quand on me dira lentement
Des méchancetés à l’oreille
Je mourrai de voir torturer des enfants
Et des hommes étonnés et blêmes
Je mourrai rongé vivant
Par des vers, je mourrai les
Mains attachées sous une cascade
Je mourrai brûlé dans un incendie triste
Je mourrai un peu, beaucoup,
Sans passion, mais avec intérêt
Et puis quand tout sera fini
Je mourrai.

Boris Vian

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Un dernier zeste de Montréal

Bien que j’ai encore pas mal de photos, je crois qu’il me faut enfin admettre que les vacances sont finies, alors un dernier petit tour chez Swartz, histoire d’y déguster la meilleure “Smoked meat ” de Montréal (du boeuf bien sûr servi avec de la moutarde, d’énormes cornichons en saumure et de la salade de chou : un must !)… A trois heures de l’après midi, nous avons quand même dû patienter une bonne demi-heure… C’est très courru comme endroit !

Ensuite une balade digestive dans ces rues reconnaissables entre toutes…

Un détour dans l’est ?

Et retour à la maison avec une petite  promenade jusqu’au bas de la rue. Dites si vous aviez un jardin qui donne sur une rivière, un fleuve ou un lac, vous rêveriez de quoi ? Une jetée, un bateau, un pédalo ou…

Ah oui j’oubliais, une commande spéciale pour
Gaël (un gourmand sans aucun doute… moi je préfère les glaces butterscotch, croquant à l’érable ou pire encore Rees (y’a du beurre de cacahuète dedans sisisi !) bref…

Salut Montréal et à la prochaine !

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Orgueil et Préjugés, le retour…

D’accord j’ai déjà parlé de cette histoire du livre et du film de 2005… C’était il y a un an (déjà) et si je tiens à célébrer cet anniversaire, c’est que ce film a eu un effet étonnant voire détonnant sur mes lectures.
En août dernier quand je me suis installée devant mon lecteur DVD pour visionner le film de Joe Wright, je n’avais qu’un vague souvenir du roman lu à 15 ans et unique oeuvre de Jane Austen que j’ai approchée.
Douze mois plus tard, j’ai lu presque tout Austen (il m’en reste un mais je résiste à la tentation, c’est le dernier !) dont trois à plusieurs reprises (une trentaine pour O&P – dont une en anglais, je progresse -, une dizaine pour Raison et Sentiments, seulement deux pour Persuasion mais j’ai très envie de m’y replonger), deux biographies, un essai, bon nombre d’articles et tout le programme du Capes d’anglais qui portait justement sur le film (ce film là !) et le livre (ce livre là !). Pour la petite histoire j’ai acheté ce programme, un recueil d’articles assez pointus dans les deux langues, par correspondance et j’ai trouvé à l’intérieur un message de bonne chance qui prouve sans ambiguité que le vendeur n’imaginait pas un instant qu’on lise un truc pareil sans y être obligé par un examen quelquonque ! Et ben si !
Je me suis aussi offert l’adaptation de la BBC (celle avec Colin sinon Fashion m’aurait reniée que j’ai regardé une petite dizaine de fois), celle de Raison et Sentiment d’Ang Lee (je ne compte plus) et j’ai l’intention de faire une razzia à Londres sur les adaptation BBC de Persuasion et Emma…  Ah oui j’avoue je suis en train de lire un roman qui retrace O&P du point de vue de Darcy (si ça existe !!!).
Et après tout ça, est-ce que j’aime encore le film à l’origine de ce grand chambardement ? Et bien oui mille fois oui… j’en connais tous les plans, toutes les répliques, tous les choix, tous les partis pris et je me régale à chaque visionage (là oui, j’ai arrêté de compter…).


Une date dans une vie d’amoureuse des livres…


Pour les fans et ceux qui ne le connaissent pas encore : la bande annonce (en anglais parce qu’on entend la voix des acteurs !). Ce doit être la BA américaine car on voit une image de la fin alternative (Il semble que les américains aient absolument besoin du bisou de la fin, on leur a donc ajouté quelques images rien que pour eux et pour ceux qui regardent les bonus de leur dvd !!!!)


Et pour le plaisir quelques images en plus…


Orgueil et préjugés – Film de Joe Whright – 2006 – Keira Knightley, Matthew McFadyen, Donald Sutherland, Judy Dench… Universal


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Poèmes d’été

A l’ombre des fleurs
même un parfait étranger
ne l’est plus

Issa

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Encore un peu d’Ottawa…

Et oui les vacances sont finies, mais il me reste quelques photos à partager. Aujourd’hui encore un peu d’Ottawa…

Son parlement,

Sa grosse horloge,

Ses bus verts,

Ses créatures tout juste échappées du musée d’art moderne…

Une chouette ville, non ?

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