Multitags et sextuple insignifiance

Je le confirme, par les temps qui courrent, on a intérêt à être réactif dans la blogoboule. Voilà déjà quelques jours, je fus taguée pour participer à la chaîne des six choses insignifiantes. Jusque là rien de grave !  Je commençai donc à ruminer quelques petites choses (je vous ai dit que j’écrivais lentement ?), puis je m’absente quoi ? trois jours même pas et quand je reviens, que trouve-je ? 11(Onze) tags en tout !

Alors soyons claire, je remercie tout les sympathiques blogeurs qui ont pensé à moi (je penserai à vous aussi dès qu’une super chaine comme ça se présentera !) et il est tout à fait hors de questions que je multiplie mes révélations par le nombre de tag ! Je ne vois pas très bien comment je pourrais trouver 66 choses hautement insignifiantes à vous révéler sur moi… déjà que six j’ai eu du mal… vous en conclurez sans doute que c’est parce que je suis quelqu’un de violemment signifiant mais j’ai des doutes sur la question ! Enfin, quoiqu’il en soit voici donc les six fracassantes révélations promises (et pas une de plus non mais !)

Ah oui j’oubliais les règles :

Écrire le lien de la personne (des onze personnes !!!!) qui m’a (m’ont) taguée : Valdebaz, So, Naina, Lau(rence V) (et c’est même pas moi !), Isil, Etoile des neiges, Soiwatter, Loutarwen, Loup blanc, Bluegrey et ALaure (Le compte est bon !)
Préciser le règlement sur son blog (et voilà !)
Mentionner six choses sans importance sur soi (ça vient !)
Taguer six autres personnes en mettant leur lien (pfff et qui reste-t-il ?)
Prévenir ces personnes sur leur blog respectif (quand je les auraient trouvées)

Bien commençons,
1. Je suis fondamentalement Jean-Baskets ! Bien sûr je me déguise volontiers (je suis une fille après tout), en croque mort pour aller bosser (pantalon noir, chaussures noires, pull noir, il ne me manque que les lunettes noires et je me fais adopter par Jack et Elwood), en botte de chat pour aller trainer ou même en robe très très exceptionnellement ! Mais à la première occasion, mon naturel revient au galop : un jean bleu bien usé et des baskets vaguement blanches !
2. Je suis du genre mal peigné. Ce n’est pas de ma faute, mes cheveux refusent de garder quelque plis que ce soit et je déteste user ma vie à les discipliner. Je les laisse donc tranquille et si vraiment ils ne sont pas sages, je les attache (et toc) !
3. Je porte le même parfum depuis… mes année de fac ! A force mes fringues en sont impregnées mais même un jean crado est fier de porter Shalimar donc tout va bien ! Ce parfum a été lancé par Guerlain en 1925 (non je n’étais pas née !) dans son flacon artdéco signé Baccarat. Son nom signifie temple de l’amour en sanskrit et en plus il sent bon !
malachite.jpg 4. En souvenir de notre protecteur à tous, Promethée, je porte toujours un de ces fragments de pierre serti dans un cercle de métal qu’on appelle communément une bague. En fait j’en porte en général plusieurs (pas plus de deux à chaque main quand même, sinon c’est trop lourd !) dotées de jolies (et grosses) pierres (Précieuses, semi-précieuses ou pas du tout précieuses, du moment qu’elles sont belles ça me va. L’oeil de tigre et la malachite polie manquent à ma collection si jamais vous vouliez contribuer !)
5. Au cas où certains se gausseraient de mon amour des bagues, je précise que je possède également une bague dite “poison” et que je veille à la recharger après chaque utilisation !
6. Pour finir, et bien que cela me navre de l’avouer, debout je ne vois pas mes pieds ! Autrefois je portais des lentilles, c’était bien ! Maintenant je suis obligée d’avoir recours à ces instruments de torture que sont les lunettes, toujours opaques, tolkien sait pourquoi, ou embuée, ou tordues, ou rayées bref je hais les lunettes… Un jour je remettrai mes lentilles ou je prendrai rendez-vous avec un laser !!!!

Voilà vous savez tout et pourrez très certainement me reconnaître à tous les coups ! Signifiant non ?

Quand aux prochaines victimes de cette difficile épreuve, je suppose que tout le monde a été tagué alors je tente les djeunz : Lablondinette, Margoulette, Dragonelfe, Misswikibibi, Emilie et Lomemor (qui est un peu moins djeunz mais pas beaucoup !)
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L’annulaire

annulaire.jpg Après un accident plutôt bénin mais traumatisant, la jeune narratrice de ce récit trouve un travail bien tranquille de secrétaire réceptionniste dans un laboratoire de specimens naturalisés.
Ces spécimens sont des souvenirs auquels son patron fait subir un traitement de conservation adéquat. Tout peut faire l’objet d’un spécimen : un objet, un os, un champignon, un son même. Le souvenir est ensuite stocké à un endroit précis du laboratoire et son propriétaire peut venir lui rendre visite mais nul ne le fait. Au fil du temps, le laboratoire semble se refermer sur la narratrice qui développe une relation étrange et exclusive avec son employeur.

De Yoko Ogawa, je connaissais Hôtel iris qui m’avait autant fascinée que dérangée. Avec l’annulaire j’ai retrouvé, avec un certain plaisir je dois dire, ces même sentiments. L’histoire commence par la description d’un travail de bureau tout ce qu’il y a de plus rassurant et routinier pour évoluer sans qu’on sache comment vers un univers distordu à la limite entre fantasme et fantastique. Se passe-t-il réellement des choses étranges ou est-ce simplement le traumatisme de la jeune fille qui fausse ses perceptions ? Une atmosphère glaciale, un zeste de morbidité, une once de fétichisme, trois gouttes de domination, le tout servi par le style limpide et dépouillé d’Ogawa : un roman efficace et fascinant qu’on referme sans avoir rien résolu mais avec des questions en plus… Impressionant !

L’avis de Flo, Laurence, Katell, Laure

L’annulaire – Yoko Ogawa – 1994 – traduit du japonais par Rose-marie Makino-Fayolle – Acte sud 1999

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La porte

undefined Alors là je ne sais que dire ! Chimère m’a offert cet opuscule minuscule il y a peu et je l’ai croqué avec délice en moins de temps temps qu’il ne faut pour l’écrire. Mais en parler … Voilà bien un défi. Je pourrais dire qu’il s’agit des aventures philosophiques de deux loups garous bavards, hospitaliers, amateurs d’ecclesiastiques à la chantilly et rebelles à l’humour barbare. mais je ne suis pas sûre que cela rende justice au style particulier de cette farce jubilatoire (allez j’ose le mot !) de Karim Berrouka !

Alors la première page peut être :

La gueule barbouillée de sang, Premier Loup-Garou rugit en se frictionnant le museau. Deuxième Loup-Garou, affalé sur la table, ventre balonné et tête renversée, le regardait, une lueur glauque illuminant d’un éclat sirupeux ses yeux mi-clos.
“J’ai les dents du fond qui baignent.”
_ Considérant mon cher ami, ce que vous avez ingurgité ce matin, un passage au vomitorium n’aurait pas été un luxe. J’en suis à me demander par quel miracle vous avez réussi à rejoindre notre demeure. Estimez-vous heureux de n’avoir pas échoué au milieu du désert, incapable du moindre geste, pitance grasse pour les charognards, la gueule béante et les bras en croix.
_ Moquez-vous ! Moquez-vous. Vous persistez à ne voir en moi qu’un rustre personnage, un ventre ambulant dépourvu de toute faculté de tempérance, prompt devant la hampe et la bavette, mais dénué de toute subtilité quand il s’agit de chanter une fluctuation aurifère dans l’améthyste de l’aurore. Sachez que j’ai été Viking dans une vie antérieure, et non des moindres. Les aubes et les soleils couchants, je les ai repeints à maintes reprises d’une carnation sanguinolente, et pas une fois je n’y ai laissé mes tripes. La seule chose qu’alors je parvenais à vomir, c’était les armées ennemies. enfin, éphémèrement. La seconde suivante, j’en faisais des confettis !

Pour amateur de contes férocement dégondés (4e de couverture !). Réjouissant !

L’avis tout aussi réjoui de Chimère.

La porte – Karim Berrouka – Griffe d’encre 2007

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Noir c’est noir…et rose !

Et oui samedi matin, à peine levée (en fait pas encore levée pour tout dire), j’ai eu la joie, la surprise, l’avantage et le plaisir de recevoir un PAQUET. Et pas n’importe quel paquet, un super colis en provenance directe de Valdebaz. Voilà un réveil comme j’en souhaite à tous chaque samedi. Et que croyez-vous que j’ai trouvé en déballant MON paquet ? Mais voyez plutôt, en la matière une petite photo vaut mieux qu’une longue description.
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Oui vous avez bien vu, tout un tas de paquets noirs et roses, très dans le ton de la thématique et de plus près, vous verrez les petits coeurs en plus…
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A ce moment là de l’histoire, il faut que je retienne les petites mains qui s’interessent d’un peu trop près à mes cadeaux tout de coeurs vêtus. Mais bon autant vous dire que je me suis fait clairement comprendre (contre un ruban si vous voulez tout savoir, car j’achète parfois mes enfants!) et c’est moi qui ai poursuivi les opérations. Voilà ce que j’ai trouvé bien au chaud dans ces jolis papiers.
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Deux livres, Le très fameux lézard lubrique de Melancholy Cove de Christopher Moore et le Voyeur du Yorkshire de Peter Robinson, une enquête du non moins fameux inspecteur Banks que je ne connais pas encore.
Un très joli mug accompagné d’un paquet de café au chocolat (miam!)
Une boite d’Oreo enrobé de chocolat Blanc (car je n’aime pas le noir, je sais c’est pas tendance pour un swap noir mais bon !)
Une tablette de chocolat blanc amande abricot terrific (il en reste encore un peu mais seulement parce que je l’ai très bien planqué !)
Un savon au chocolat pour sentir bon (être à croquer ?)
Deux magnets sur le thème du café
Plein de jolis marque-pages
et une superbe carte de Val sur le thème du chocolat
plus un catalogue de chez Verum legendia avec des tas d’objets d’inspiration médiéval-fantasy,  des bijoux, des armes, des bibelos et euh des bijoux (en forme de dragon vous voyez ça d’ici…) décidément ma swapeuse me connait bien !!!

Alors ce colis, il est pas magnifique ?!? Au cas où je ne l’aurais pas assez dit, les swaps sont vraiment de purs moments de bonheur. Un ENORME merci à Valdebaz pour m’avoir si bellement gâtée et un autre énorme merci à Fashion et Stéphanie qui ont organisé pour nous ce superbe et noir swap polar, café chocolat…

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La duchesse de Bloomsbury street

duchesse-bloomsbury.jpg Toute sa vie Helen Hanff a voulu connaitre l’angleterre, celle de la littérature. Comme elle n’en avait pas les moyens elle a jeté un pont épistolaire sur l’atlantique, achetant ses livres à Londres pendant vingt ans et nouant de réelles relations d’amitiés avec le personnel de SA librairie sise au 84 Charing cross road.
Quelques années plus tard, alors qu’elle désespère de connaître le succès en tant qu’auteur de théatre, la publication de sa correspondance avec cette librairie et notament avec son plus cher ami Franck Doel lui offre le succès tant attendu et l’occasion d’arpenter enfin les rue de son Londres. Le temps a passé cependant, Franck est mort et la nostalgie est bien là mais l’Angleterre aussi, celle dont elle a toujours rêvé !

J’ai tellement adoré 84 Charing cross road (ce doit être le livre que j’ai le plus acheté dans ma vie, proselystime oblige !) que je ne pouvais certes pas manquer le journal de voyage de Helen. Et ce furent de bien agréables retrouvailles. Sans doute la magie de la correspondance et de cette amitié si particulière manque un peu, mais la verve de l’épistolière reste intacte. Son humour “new yorkais” allié à une hypocondrie digne de Woody Allen soi-même rendent le choc culturel américano-british joyeusement savoureux et son amour des livres nous permet de découvrir une autre Angleterre sous le clinquant ou le misérabilisme à la mode. Un beau voyage à recommander aux admirateurs de la spitrituelle Helen Hanff.

Un grand merci à Flo qui me l’a gentiment prêté.

La duchesse de Bloomsbury street – helen Hanff – 1973 – Payot 2002

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L’odyssée de Pénélope

undefined L’odyssée c’est l’histoire d’Ulysse c’est entendu, en fait c’est même son nom à l’origine quoique je ne l’ai appris que longtemps après avoir fait sa connaissance (et ça m’avait fait un choc !).  Car j’aime Ulysse depuis toujours. J’ai passé des heures à contempler d’abord puis lire et relire mon album L’Iliade et l’Odyssée publié aux Deux coqs d’or quand j’étais toute petite, et jusqu’à ce que j’ai accès au texte (enfin sa traduction). Comme tous les enfants, c’était Ulysse que je préférais, il lui arrivait tant de choses et ils s’en sortait si bien, beaucoup mieux que ses compagnons qui eux par contre finissaient tous noyés, dévorés ou Zeus sait quoi.
Tout cela pour dire que, admiratrice inconditionnelle d’Ulysse, j’ai trouvé fascinante l’idée que Pénélope puisse, du fond des enfers qu’elle arpente depuis tant de siècles, nous donner sa propre version de l’histoire. Son histoire. Son enfance, son mariage avec un homme intelligent et manipulateur mais attentif aussi et complice. Son exil dans une île perdue, sa belle-mère, sa solitude, son fils et puis l’absence quand sa peste de cousine Hélène commença de semer la pagaille à Troie. L’absence et les histoires… Les nouvelles, partielles, tronquées, magnifiées et ce pendant vingt ans. Et puis le retour bien sûr, ce fameux retour d’Ulysse si espéré, si héroïque, si sanglant. 

Margaret Atwood donne vie et chair à ce personnage qu’on pourrait croire insignifiant. Utilisant tout ce que l’on peut savoir sur Pénélope, elle tisse le portrait d’une femme sans doute moins confite en vertus que ne le veut la légende, mais fine, patiente, avisée,  gardant en tête ses intérêts et ceux de son fils, humaine aussi et sujette à l’erreur parfois, pleurant sur son sort à la demande mais restant centrée sur l’essentiel.
Ulysse-et-p--n--lope.jpg Le récit de pénélope est rythmé d’une façon assez réjouissante par les interventions du Choeurs des douze servantes pendues au retour d’Ulysse. J’ai particulièrement aimé l’analyse anthropologique des nombres dans le récit de ce retour, qui peut se lire comme une allégorie de la victoire d’un pouvoir masculin sur une société matriarcale… Les douzes servantes symbolisant les mois lunaires, tout comme les douze haches traversée par la flêche d’Ulysse. Enfin ceci est une autre histoire.
Ce livre appartient à une série de romans commandés par un éditeur écossais. Dans chacun d’eux, un écrivain contemporain (anglo-saxon je présume) réécrit sa version d’un mythe célèbre…  Pourvu qu’ils soient tous traduits un jour !  Fashion explique tout cela fort bien dans son article et je lui doit donc l’excellent moment de lecture que j’ai passé pavec Pénélope. Merci !

L’odyssée de Pénélope (The Penelopiad) – Margaret Atwood – Cannongate 2005 – Traduit de l’anglais (Canada) par Lori Saint-Martin et Paul Gagné – Flammarion

L-illyade-et-l-odyss--e.jpg Un site reprend le texte et les illustrations de l’album qui m’a tant fasciné, Vous pouvez y accéder en cliquant sur la couverture. 

Publié dans roman canadien | 28 commentaires

Tristesse

mer.jpg

Mélancolie de l’automne solitaire
Et regrets des mers lointaines…
Quand on me demande la cause de ma tristesse
Je n’ose prononcer ton nom

Je n’ose prononcer ton nom
Quand on me demande la cause de ma tristesse:
Regrets des mers lointaines
Et mélancolie

Dai Wangshu (1905-1950)

(Merci à sébastien de m’avoir fait connaitre ce poème)
Tableau C. D. Friedrich – Le moine devant la mer – 1810

Publié dans poèmes | 14 commentaires

Lire Délires


Un peu d’histoire
Le club toulousain de lectures a vu le jour dans un moment de délire gustatif à la terrasse du “ô thé divin” Place nationale à Montauban… Ce jour là quelques lectrices un rien Compulsive (mais pas vraiment Anonyme) ont décidé de  se réunir de temps à autres autour d’un thème choisi, le premier étant la lecture “jeunesse“.
Peu après, le baptème du club fut célébré lors de la réunion au sommet des blogueurs du sud ouest dans les sous-sol du numero C, un coffe bar toulousain. Du club des cinq, nous passâmes à Lire et délires, nom plus en rapport avec la façon (bruyante) dont nous célébrons notre passion.
La prémière réunion a eu lieu le 30 octobre 2007 (Choupy et Alaure  en ont parlé) marquée par d’abondants échanges (entre autres) sur les romans jeunesses choisis pour l’occasion.
Cette rencontre a vu la naissance d’un nouveau club, plus adolescent, les bizzarr’s readers, réunissant Dragonelfe, La Blondinette, Margoulet et Miss Wikibibi. Rencontre qui présage d’abondants profits pour la poste et ses “poste-livres”.

19 Janvier 2008, la rencontre autour du  thème de l’Australie au sens large, auteur, cadre, titre… a eu lieu. Nous nous sommes toutes retrouvées chez moi, de façon à pouvoir faire autant de bruit que possible. Je dois avouer ici, avec une certaine vergogne mais sans remord, que nous nous sommes littéralement gobergées de toutes les bonnes choses que chacune avait amenées : un cake au pruneaux, lardons et noix d’ALaure, une tarte cumin courgettes d’Anjie, des sablé au thé de Flo, une tarte ananas-coco-chocolat de Bluegrey, un cake carottes cannelle de Choupy, une superbe galette des rois d’Etoiles des neiges… moi je m’étais limitée aux salades et aux boissons dont quelques bulles histoire de dignement fêter nos premiers rires de l’années.
Comme d’habitude la rencontre a été des plus bavardes, nous avons parlé (et echangé) bouquins et notament bouquins australiens. Dans l’ensemble nous étions très satisfaites (voire enthousiastes) de nos lectures (dont vous trouverez les liens plus bas), seule Anjie n’était pas totalement conquise. Ce qui l’a d’ailleurs conduite à des interrogations métaphysiques sur notre influence sur ses goûts… Etoile des neiges n’avait pas fait ses devoirs la vilaine, mais nous l’avons royalement pardonné car nous sommes comme ça dans notre club et puis elle avait amené une galette vraiment géante, ceci nous a peut être influencée dans notre indulgence. Erzebeth qui devait pour la première fois se joindre à nous n’a pu venir terrassé par un méchant virus mais nous comptons sur elle la prochaine fois. Après les agapes littéraires, Choupy nous a présenté les dernières créations de Calypso et j’oubliais ALaure nous offert à chacune un bijoux de sac, fabriqué juste pour nous…

La prochaine rencontre prévu Tolkien sait quand (mais pas nous je crois) aura pour thème : un livre édité l’année de notre naissance . L’idée est d’ALaure et a enthousiasmé le club. Seul Flo a un peu ralé (très très bizarre) sous prétexte qu’elle n’aimait pas lire des bouquins préhistoriques. Evidement cela a fichu un sacré coup à celles d’entre nous (peu nombreuse certes mais j’en suis) qui sont BEAUCOUP plus vieille qu’elle mais qu’importe la vengeance est un plat qui se mange froid. A bientôt donc pour de nouvelles aventures préhistoriques…

Les très illustres membres du club sont à cette date :


ALaure

Anjelica

Bluegrey

Choupy

Etoiles des neiges

Flo

moi
   

Les romans déja présentés par le club :
Thème jeunesse :
Mon nez, mon chat, l’amour et moi – Louise Renison
Quatre filles et un Jean – Ann Brashares
L’amour en chaussette – Gudule
35 kg d’espoir – Anna Gavalda
Manon et mamina – Yael Hassan
Les abîmes d’Autremer – Danièle Martinigol

Thème Australie :
Le gardénia blanc (ALaure) de Belinda Alexandra
Cul de sac (Flo) de Douglas Kennedy
La voleuse de livre (Bluegrey) de Marcus Zusak
la dernière valse de Mathilda (Anjelica) de Tamara McKinley
La puissance de l’ange (Choupy) de Bryce Courtenay
Le pays d’en haut (yueyin) de Miles Franklin
Par dessus le bord du monde (yueyin) de Tim Winton

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Le père Goriot

undefined Bon autant l’avouer tout de suite, ceci est mon premier Balzac. Je ne sais comment j’ai réussi à passer au travers de toute ma scolarité sans jamais lire cet auteur, considéré par moi comme l’archétype du classique illisible. Sans doute sa légende d’auteur payé à la ligne et se complaisant dans d’interminables descriptions y est-elle pour quelque chose.
Seulement depuis que je fréquente les blogs, je suis exposée à toutes sortes d’infuences et notament à celle de Thom qui est un inconditionnel de Balzac – il l’appelle d’ailleurs très familièrement Honoré, ce que je ne me permettrai pas le fréquentant depuis trop peu de temps. Au hasard de commentaires j’ai donc promis, dans un moment d’enthousiasme non contrôlé, de lire au moins un Balzac. Toute l’année je me suis motivée sans grand succès… il te faut lire Balzac, il te faut… Et puis dernièrement, en plein ménage d’une bibliothèque je suis tombée sur une édition reliée du père Goriot. Que faisait-elle là ? D’où venait-elle ? Mystère ! Coinçant mon plumeau (car j’utilise un plumeau) sous mon bras, j’entrepris la première page, puis la seconde, reposai le fameux plumeau et terminai sur le canapé plongé dans les aventure de Rastignac et consort. Car le bonus de ce roman est que j’ai pu faire officiellement la connaissance de
gens dont je connais les noms depuis fort longtemps sans jamais leur avoir été présentée. Rastignac et Vautrin pour ne citer qu’eux. En fait le sort m’a favorisé je crois, puisqu’il semble que ce roman soit un des piliers de la comédie humaine. Une bonne partie des personnages rencontrés entre ces pages vivent et évoluent dans d’autres romans.
Pour finir je me suis laissé complètement fasciner par cette peinture du Paris du début du XIXe, occupé à panser les plaies et digérer les bouleversements de la révolution. Certes les personnages me sont peu sympathiques. Le jeune provincial en plein apprentissage de la vie et de l’amour, le père martyr d’un autre type d’amour, le médecin au grand coeur, divers égoïstes plus ou moins policés, plus ou moins élégants, le forçat en rupture de ban forment un bien peu ragoutant portrait de la nature humaine… Je crois que c’est le forçat qui m’est le moins antipathique finalement. Mais tous ces personnages sont fortement typés, charpentés même et on les suit avec un plaisir qui m’a prise au dépourvu. Et puis il y a la langue, un style beaucoup plus énergique et évocateur et que je ne me l’était imaginé. Alors voilà je suis réconciliée avec Balzac et merci Thom !

Le père Goriot – Honoré de Balzac – 1835

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Le pays d’en haut – Par dessus le bord du monde

undefined Le thème de lecture du club était, en ce début d’année, l’Australie. Normalement il suffisait de sélectionner un livre ayant un rapport même lointain avec ce pays mais j’avais décidé de choisir quelquechose de vraiment très australien. Je dois dire qu’avec mes deux titres, j’ai été servie.

Tout d’abord avec Le pays d’en haut de Miles Franklin. une véritable histoire de pionniers avides de défricher et de civiliser la rude nature australienne dans les années 1840.
Dans un cadre encore sauvage mais qui commence à se doter de limites en forme de clôtures, Miles Franklin met en scène les histoires croisées de quelques familles, liées par les difficiles conditions d’existences de ces territoires encore bien isolés. Une vie pas toujours facile, essentiellement tournée vers le travail de la terre mais aussi une vie d’entraide, d’hospitalité et de regroupements festifs. Chaque famille ayant à coeur de construire un solide réseau tissé de liens en tout genre comme pour mieux s’inscrire en profondeur dans ces nouvelles terres.
Le style est très ancré dans son époque, il a été édité en 1928, pronant une certaine nostalgie de ces temps héroiques avec
beaucoup de bons sentiments. Mais Miles Franklin sait aussi laisser fuser un esprit acéré et ironique, sur les rapports hommes/femmes notamment, dont on ne sait trop s’il vise ces fameux pionniers ou sa propre époque. un très bon roman plein de souffle, bien écrit et prenant sur une région et une époque peu connues sous nos latitudes.
Le pays d’en haut est considéré comme un classique de la littérature australienne et Miles Franklin a donné son nom au plus prestigieux des prix littéraire du pays. Prenant !

undefined Par dessus le bord du monde de Tim Winton se situe lui de nos jours sur la côte ouest du pays, non loin de Perth. Non loin signifiant plus de cinq heures de routes dans le désert mais tout est une question d’échelle.
Après s’être dégoutée du monde, Georgie a échoué dans un village de pêcheurs de langoustes plus ou moins replié sur lui-même. En trois ans cependant, elle n’a pu trouver une place dans la communauté ni s’intégrer vraiment dans la famille qui devrait être la sienne. Elle se laisse peu à peu sombrer dans une vague dépression quand son chemin croise celui de Lu, natif du lieu, mais tenu à l’écart de tous car considéré comme un porte-poisse.
Entre ces deux solitaires un peu décalés, un peu perdus, l’entente est immédiate. Mais dans le fond du bush australien il y a des choses qui ne se font pas et il est d’usage de régler les comptes entre soi. Lu finit par s’enfuir droit devant lui, s’isolant de tous, vivant en ermite dans ce qui semble bien être un des coins les moins accueillants de notre belle planète. Une fuite en avant mais jusqu’où ?
Encore un roman prenant, d’une belle puissance d’écriture avec cette âpreté de ton et de style
que je commence à associer à l’Australie. J’ai apprécié les personnages décrits pourtant sans complaissance mais avec une réelle profondeur et ce cadre incroyable, hostile dans son immensité mais doté d’une sorte de beauté rebelle… une belle réussite d’un auteur qui semble majeur en Australie où il a déjà reçu plusieurs prix. Intense !

le pays d’en haut – Miles Franklin – 1928 – traduit de l’anglais (australie) par Nelly Lhermillier – édition de l’Aube 1996

Par dessus le bord du monde – Tim Winton – 2001 – Traduit de l’anglais (australie) par nadine gassie éditions payot et rivages 2004

Vous pouvez lire l’ensemble des critiques du club en cliquant sur le badge
 

Publié dans roman australien | 38 commentaires