Et les surprises continuent…

Devinez un peu ce que j’ai trouvé dans ma BAL (boîte aux lettres pour les non-initiés) hier. Non, pas d’idées ? Une enveloppe ! Ce qui est normal dans une boîte aux lettres j’en  conviens ! mais la bonne surprise, c’est que ce n’était ni une facture ni une publicité, pas du tout, c’était une carte de Chimère avec un livre en prime…   Je ne résiste pas à vous faire partager le  quatrième de couverture  :

La-porte.gifUn nain tout de métal bardé errant dans le désert, deux Loups-Garous philosophes – et une légère crise de foi –, trois femmes belles et mystérieuses, une horde de barbares à l’humour barbare et aux manières barbares, vingt-quatre cadavres presque morts et une pénurie d’allumettes…

Et bien sûr, une porte.

Ouverte ou fermée, grattée, toquée ou explosée, de chêne (massif, renforcé de fer forgé) ou de frêle bouleau, elle est le pivot grinçant de ce petit conte férocement dégondé.”

Est-ce qu’on ne dirait pas qu’il a été écrit spécialement rien que pour moi ? Je vous en reparle bientôt !

Merci Chimère !

Publié dans riens | 14 commentaires

L’autobus

undefined Dans un coin perdu d’Argentine, le seul lien du village avec le monde extérieur c’est l’autobus qui s’arrête chaque soir. Lorsqu’un jour de poussière, l’autobus accélère pour traverser le village manquant écraser ceux qui l’attendent, chacun se pose des questions. Le chauffeur est-il devenu fou ? Et d’abords est-ce le “bon” chauffeur ? Comment savoir ce qui se passe, sauf en questionnant le conducteur justement, quand l’autobus s’arrrêtera le lendemain.
Seulement le lendemain l’autobus ne s’arrête toujours pas. La voie ferrée est coupée, la barrière du passage à niveau reste baissée… A mesure que les jours passent, les villageois se livrent à toutes sortes de réflexions et de suppositions nourries des informations étranges de la radio, des nouvelles qui filtrent et du caractère de chacun.

Eugénia Almeida réussit ici un étonnant huis-clos en plein air. Les réactions des différents personnages induisent une tension palpable mais officiellement ignorée. Les effets de la dictature pèsent comme un couvercle de plomb fait de peur, de non-dit, d’ignorance… Un beau roman tout en finesse, d’une grande puissance d’évocation ! Prenant !

L’autobus – Eugénia Almeida – 2005 – Metailié – traduit de l’espagnol (Argentine) par René Solis 2007

L’avis de Flo, bluegrey, clarabel, cuné, Yvon

Publié dans roman sud-américain | 26 commentaires

Le lézard noir

l--zard-copie-1.jpg Une mystérieuse femme en noir organise l’enlèvement d’une jeune fille dans un hôtel de luxe. Déjouée par le célèbre détective Akechi Kogoro, l’inquiétante lézard noir, ainsi surnommé d’après son impressionnant tatouage, promet que rien au monde ne lui fera renoncer à la rançon de la jeune Sanae : le plus gros diamant du japon propriété du père de celle-ci.
A partir de là, les rebondissements s’enchainent en une rocambolesque course poursuite entre la diabolique collectionneuse et le tenace détective jusqu’à l’apothéose dans un extravagant musée des horreurs.
Edogawa Ranpo (1894-1965) était un grand fan de polars occidentaux. Son pseudonyme serait d’ailleurs une transcription phonétique du nom de son auteur favori Edgar Allan Poe. On retrouve bien dans ce roman  l’inspiration des polars début XXe, Maurice Leblanc notament. Femme fatale fascinée par les bijoux, détective as du déguisement, coups de théatre et escamotages en série tout y est. Dans un style épuré et bondissant, un bon petit polar classique qui se lit tout seul. Je regrette simplement que les personnages restent trop superficiels à mon goût et le décor trop peu présent.
Il semble que  le lézard noir soit en particulier célèbre pour son adaptation cinématographique de 1968 avec un célèbre travesti dans le rôle titre et Yukio Mishima dans un second rôle. Ce dernier en fit d’ailleurs lui-même l’adaptation théatrale. J’avoue que j’aimerai assez voir le film réputé culte et kitsch. Distrayant !


Lettre E

Le lézard noir – EDOGAWA Ranpo – 1929 – traduit du japonais apr Rose-Marie Makino-Fayolle, Picquiers poche 2000

Publié dans roman japonais | 20 commentaires

PIF gadget revisité !

Comme je me promenai innocemment de blog en blog, je suis tombée (chez Fashion ça n’étonnera personne je suppose) sur cette chaîne au drôle de nom (PIF!) mais au règlement simple et je me suis (bien evidemment, ça n’étonne toujours personne ?) laissé tenter. Voici donc l’objet:

 

1 / Cette chaîne est destinée à toute personne possédant un blog (sorry les visiteurs, c’est dur mais le règlement c’est le règlement et puis vous allez comprendre en lisant la suite !).

2/ Les trois premières personnes à laisser un commentaire sur ce post recevront un cadeau fait-main par moi. Comment vous avez peur ? Mais vous faites bien… enfin je ferai de mon mieux et au moins on devrait rire un coup!

3/ Je vous enverrai votre cadeau dans les 365 prochains jours. Au moins j’aurais un peu de temps devant moi pour imaginer quelquechose et me demander ce qui m’a pris…

4 / En échange, vous devrez “payer à l’avance” (Pay It Forward, d’où PIF tout s’éclaire !) en faisant la même promesse sur votre blog. La parution de votre billet valide votre cadeau, pensez-y si vous avez des regrets…

 

Chacun peut s’inscrire sur trois blogs et seulement trois, m’enfin ça fait quand même trois superbes cadeaux fait-main par des blogeur(e)s potentiellement beaucoup moins doué(e)s que vous mais plus que moi.
crayons.jpg
Alors, ça vous tente ?
Je me suis déjà inscrite chez Fashion, Mirontaine et Freude, à vos marques, prêts…

Publié dans riens | 20 commentaires

Le palais des miroirs

undefined Tout commence en 1885, le canon britanique tonne près de Mandalay capitale du roi de Birmanie. Réfugié dans son Palais des miroirs celui-ci est impuissant à enrayer l’avancée coloniale. Son pays est trop riche, recèle trop de matières premières interessantes pour rester aux marges de l’empire.
Sous les murs du palais, un jeune indien de 12 ans,
Rajkumar orphelin échoué là par hasard, rêve d’un avenir meilleur. Le destin de l’ambitieux gamin des rues va être bouleversé par un regard. Lorsque la famille du roi est emmenée en exil, il entrevoit une des jeunes servantes, Dolly, et se jure de la retrouver, plus tard, quand il sera riche, ce dont il ne doute pas.
Et la vie lui donne raison, inspiré par son mentor et protecteur, un vieux chrétien d’origine chinoise, Rajkumar construit son propre empire dans le commerce du bois de Teck. Pendant ce temps, la famille royale birmane s’étiole dans une petite ville isolée de la côte ouest de l’Inde. Mais
Rajkumar n’oublie pas…
A travers trois générations d’une famille essaimée entre l’Inde, la Birmanie et la Malaisie, Amitav Ghosh retrace l’histoire d’un sous-continent défiguré par les démons du XXe siècle. A tout instant ces personnages sont rattrapés par leur appartenance, leur histoire, leurs allégeances. Leur identité s’est diluée dans l’exil et les changements trop soudains, trop rapides. Rien n’est simple pour ceux qui vivent de profonds conflits entre identité théorique et éducation. Puis vient la prise de conscience politique et la guerre avec ses nouveaux bouleversements…
Dans un style fluide et imagé, l’auteur nous offre un très beau roman, à la fois saga familiale pleine de souffle, peinture quasiment anthropologique d’un monde disparu et analyse sans concession des conséquences de la colonisation britanique en asie du sud-est. Magnifique  !

Le palais des miroirs – Amitav ghosh – 2000 – traduit de l’anglais par Christiane Besse, le seuil 2002

lettre G

Fragment d’interview de l’auteur  trouvé sur le net

Publié dans roman indien | 38 commentaires

De la lecture et des challenges…

Janvier, comme chacun sait, est le mois des bonnes résolutions. Depuis les blogs, c’est aussi celui des challenges… Personnellement je me tiens loin des résolutions bonnes ou mauvaises mais je me rattrappe sur les challenges. Pas moins de trois challenges lecture cette année, comme si j’avais besoin de m’encourager à lire plus… En fait oui peut être, pas plus mais différemment c’est possible… En tous cas me voilà partie pour de passionantes et saines lectures !

D’abord avec mon challenge asiatique dont je vous ai déjà abondament parlé (et que j’ai commencé ! Parfaitement, je termine le second. Bon sur 26 ce n’est pas énorme mais en même temps l’année est encore jeune !)
defiRose2
Puis le challenge du Nom de la rose, initié par Grominou. Les termes en sont simples, il s’agit de lire six livres dans l’année dont les titres contiennent une couleur, un animal, un prénom, un lieu géographique, un phénomène météo et un nom de plante… J’y ai ajouté une contrainte : que le livre soit déjà dans ma PAL (non faire baisser ma PAL n’est pas une bonne résolution, juste un acte de survie élémentaire !) et voici donc le choix final :

Je suis noir et je n’aime pas le manioc de Gaston Kelman (dans ma pal depuis tolkien sait quand !)
Prenez soin du chien de J.M. Erre (prêté par ALaure)
Zoli de Colum McCann (prêté par Bluegrey)
Le menteur d’Ombrie de Bjarne Reuter (offert par Coeur de chêne)
Le souffle du cyclone de Walter Jon Williams (prêté par Fashion)
La rose pourpre et le lys de john Faber (conseillé il y a longtemps par Gaelle !)

fashionK
Enfin mon tout nouveau et dernier challenge de l’année (du moins pour l’instant) : le Challenge Fashion’s Klassik List Une liste de cinq classiques incontournables choisis par Fashion Victim herself (comme son nom l’indique !). Ceci his
toire de soigner un peu ma Kulture classique :

La chartreuse de Parme de Stendhal.
Emma  de Jane Austen (en remplacement autorisé de Orgueil et Préjugés déjà lu, relu et rerelu !)
De grandes espérances de Charles Dickens.
Lettre d’une inconnue de Stefan Zweig.
La foire aux vanités de William Thackeray (en remplacement tout aussi autorisé de Autant en emporte le vent  déjà lu !)

J’ajoute que ce dernier challenge est doté (d’une récompense !!!) par ladite Fashion… et oui la constance est parfois récompensée il fallait le dire !

Et maintenant, je vous laisse, j’ai à lire !

Publié dans le blog | 46 commentaires

la vierge froide et autres racontars

undefined L’ennui avec les racontars de Riel c’est que ce sont quand même des nouvelles, l’avantages c’est que ces nouvelles sont reliées à la fois par le lieu, le nord-est du groenland, et par les personnages tantôt héros de l’histoire tantôt personnages secondaires voire simple silhouettes dans le lointain. Peu à peu se dessine l’archipel des stations d’hivernage, perdues dans un paysage dont on ne sait pas grand chose, sinon que la nuit est longue et qu’il faut s’en protéger, la tenir à l’extérieur à coup de snaps, de philosophie ou d’histoires à faire dresser les cheveux sur la tête.
Les personnages de Riel ne sont pas vraiment réels, ce sont des archétypes, des ogres, des trolls, on ne sait pas. Les héros d’une nouvelle mythologie entièrement masculine, crasseuse, rugueuse, candide aussi, bon enfant d’une certaine manière. Des amoureux d’une solitude interrompue de loin en loin par un bref rite social sur fond de partage, de célébration ou de conte et puis retrouvée avec soulagement.
D’étranges gens dans un étrange endroit ! Dans le style imagé et truculent des conteurs à la veillée,  Riel nous renvoit une image aussi peu romantique du nord que le faisait Nikki Gemmel du Sud dans Traversée… Après tout ça, je vous le dis, les glaces me font beaucoup moins rêver…

La vierge froide et autres racontars – Jorn Riel –
1993  –Gaïa – 10/18 – traduit du danois par Susanne Juul et Bernard Saint Bonnet

Merci à Coeur de chêne de m’avoir offert ce recueil dans le cadre du Swap nordique

Clubdelecture.jpg les avis de Florinette, Sylire, Karine, Grominou, Antigone, Papillon, Bladelor, Gachucha, Amanda, Camille, Caro[line], Fanyoun, Joelle, Ori, Mammig, Thracinée, Yvon, L’encreuse, Cathe, Gambadou, Jules, Clochette, Chimère, Stéphanie, Lisa, Floaimelesmots, Gawou, Sandrounette, Arlette, Goelen, Nina, Virginie

Publié dans nouvelles | 18 commentaires

Lignes de vie

lignesdevieg.jpg Juste après guerre, dans une Coventry presque entièrement détruite par les bombes, Cassie accouche d’un petit garçon. Le père serait un GI de passage mais on ne peut guère se fier à ce que dit la jeune femme fantasque et impévisible. D’un commun accord, sa famille décide de faire adopter l’enfant, seulement au dernier moment la jeune mère refuse absolument d’abandonner son fils. Sa mère, Martha, matriarche et chef incontesté de la famille décide donc que ce sera à ses six soeurs d’assumer tour à tour l’éducation de l’enfant. Le jeune Franck grandira tour à tour à la ferme, dans une communauté d’intellectuels, chez de vieilles filles fascinées par le spiritisme ou chez un embaumeur… Dans la famille Vines, tout peut arriver car tout est aussi ordinaire qu’imprévu. Et Franck est un enfant particulier, comme sa mère et sa grand mère, il entend des voix qui restent inaudibles à d’autres. Atout ou malédiction ? Seul l’avenir le dira.
Tout d’abord Ligne de vies ressemble à un roman familial ou des vies ordinaires s’entremèlent et se cristallisent autour d’une petite dernière un peu dérangée. Et puis peu à peu les éléments se mettent en place, les sept soeurs serrées autour d’une figure maternelle à la sagesse aussi rude que profonde. Les coups à la porte qui effraient mais amène aussi des messages. Cassie peut être moins folle que sensible et en décallage avec une époque qui se veut rationnelle. Le père dont on ne sait qu’il est absent ou présent… La magie s’installe, le charme opère et au travers de Franck on s’attache à chacun des personnages de cette étrange mais solide famille enracinée dans un savoir autrefois ordinaire aujourd’hui dérangeant et un rien suspect.
J’avais noté cet auteur après l’article de Gaelle et je suis encore une fois enchantée d’avoir suivi ses conseils. Un très beau livre fascinant et poétique à l’écriture fluide et douce. Magique !
Les avis de cuné et Chimère
Celui moins enthousiaste de Papillon 
FUL-GM-.jpeg.png

Lignes de vie – Graham Joyce – 2005 – Bragelonne – Traduit de l’anglais par Mélanie Fazi

Publié dans roman britanique | 36 commentaires

Le nom de la rose


Challenge du Nom de la rose, initié par Grominou.

Les termes en sont simples, il s’agit de lire six livres dans l’année dont les titres contiennent une couleur, un animal, un prénom, un lieu géographique, un phénomène météo et un nom de plante… J’y ai ajouté une contrainte : que le livre soit déjà dans ma PAL (non faire baisser ma PAL n’est pas une bonne résolution, juste un acte de survie élémentaire !) et voici donc le choix final :

Je suis noir et je n’aime pas le manioc de Gaston Kelman (dans ma pal depuis tolkien sait quand !)
Prenez soin du chien de J.M. Erre (prêté par ALaure)
Zoli de Colum McCann (prêté par Bluegrey)
Le menteur d’Ombrie de Bjarne Reuter (offert par Coeur de chêne)
Le souffle du cyclone de Walter Jon Williams (prêté par Fashion)
La rose pourpre et le lys de john Faber (conseillé il y a longtemps par Gaelle !)

Publié dans le blog | Laisser un commentaire

The fashion’s klassik list

 
De tous mes challenge de l’année, le seul dont je n’ai pas choisit les titres : Le Challenge Fashion’s Klassik List. Cinq oeuvres classiques et incontournables choisies par Fashion Victim herself (comme son nom l’indique !). Ceci histoire de soigner un peu ma Kulture classique :

La chartreuse de Parme de Stendhal.
Emma  de Jane Austen (en remplacement autorisé de Orgueil et Préjugés déjà lu, relu et rerelu !)
De grandes espérances de Charles Dickens.
Lettre d’une inconnue de Stefan Zweig.
La foire aux vanités de William Thackeray (en remplacement tout aussi autorisé de Autant en emporte le vent  déjà lu !)

J’ajoute que ce dernier challenge est doté (d’une récompense !!!) par ladite Fashion… et oui la constance est parfois récompensée il fallait le dire !

Publié dans le blog | 4 commentaires