Ecrivain (en 10 leçons)

ecrivains10le--ons.jpg Autoportrait de l’artiste en dérision… Philippe Dechine  est en pleine rédaction, puis publication et enfin promotion de son premier roman “métaphysique du dog”! Toute ressemblance avec une personne existante ne semble en rien fortuite.
En dix chapitres, Philippe Ségur retrace les étapes de l’accession à l’état d’écrivain publié et brosse un portrait ironique, parfois absurde, souvent drôle mais aussi passablement agaçant de l’auteur confit dans son nombrilisme… A moins que ses ailes de géant ne l’empêchent de marcher et qu’il soit tout bonnement à côté de la plaque !
Le style de Ségur est toujours percutant et affûté. Certaines scènes, la séance de signatures notamment, valent leur pesant de cacahuètes et j’ai passé un agréable moment de lecture – un rien léger peut-être après Métaphysique du chien…
L’avis hyperenthousiaste de flo, celui plus mesuré de Sylire.

Ecrivain (en 10 leçons) – Philippe Segur – Buchet Chastel – 2007

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Vive le swap, j’ai reçu mon colis

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Et oui, il est arrivé… mon colis.
Laure m’a merveilleusement gâté, je suis ravie, aux anges, enfin tout ce qu’on peut imaginer… J’ai reçu plein de lecture (E.M. Forster, Christiane Singer, Isabelle Minière et Pierre Grimbert), des dragons, des marques pages, des surprises (sablés et sirop d’érable…) le tout choisi avec beaucoup d’attention et de soin…

Merci laure, merci, merci !

Bon j’ai bien un petit pincement de culpabilité, mon colis ne partira que samedi, et s’il n’allait pas plaire à X ?

Mais bon j’ai eu tant de plaisir à recevoir le mien, que je me lancerai en confiance

Vive le Swap !

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A la découverte des romans québécois

En passant sur le blog de Cuné, j’ai découvert ce “concours – découverte” sur les romans québécois… Une bonne occasion peut être de découvrir de nouvelles merveilles ! En voici les modalités…

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Concours du meilleur commentaire

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que Carole et Mîreldar unissent leurs efforts pour créer le concours Biblio Lys, afin d’encourager la lecture et la découverte de romans québécois.

Biblio Lys se déroulera en cinq étapes :

  1. Du 7 mai au 2 juin, nous vous invitons à suggérer des titres (limite de 2 suggestions par participant) de romans québécois que vous aimeriez lire ou faire découvrir aux autres.
  2. Du 3 juin au 23 juin, vous aurez à décider quels titres dans ceux suggérés seront élus dans le top 5 de lecture.
  3. Du 24 juin au 22 septembre, vous aurez tout l’été pour lire et écrire des commentaires de lecture (10 lignes et plus) sur chacun des cinq romans sélectionnés.
  4. Du 23 septembre au 29 septembre, vous aurez à voter pour votre commentateur préféré (celui qui vous aura donné le goût de lire un ou plusieurs romans).
  5. Le 29 septembre, le dévoilement du résultat du vote et l’attribution des prix.

* Note : Pour être éligibles, au prix du commentateur, les participants devront avoir commenté les cinq romans sélectionnés. Un deuxième prix sera attribué par tirage au sort parmi tous les participants. Ce concours est ouvert à tous, quel que soit votre âge ou votre pays d’origine. Le commentateur gagnant se méritera 5 romans et le prix de participation 1 roman.

Les suggestions de lecture se font sur ce billet.

 A vos livres…

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Les cafards

nesbo.jpg Un ambassadeur norvégien est  poignardé à Bangkok dans des circonstances plutôt sordides. Pour éviter une publicité politiquement non correcte au gouvernement en place à Oslo, un policier est envoyé sur place. Mais qu’attend-on de lui ? Qu’il résolve l’affaire, qu’il trouve une solution facile ou qu’il échoue ? Et pourquoi avoir choisit cet officier-là précisément, brillant, célèbre, mais en pleine déprime ? C’est une des questions que se pose le-dit policier. Mais au fond peu lui importe, il a décidé de mener cette enquête comme il le juge bon même si pour cela il doit se contraindre à un dur sevrage d’alcoolique en rechute…
Habituellement je préfère le polar à enigmes au thriller, et de loin… Cette fois pourtant je me suis laissé embarquer par Harry Hole et sa pourtant très classique enquête. L’histoire tient bien la route, les personnages sont intéressants, le cadre thailandais convaincant et l’arrière plan norvégien juste assez présent pour être intrigant. Quant au personnage principal, il est suffisamment déjanté et complexe pour donner envie de le fréquenter un peu plus… un très bon polar, limite haletant, pour amateur du genre !

Les cafards – Jo Nesbo – 1998 – Gaia – Gallimard – Folio policier (traduit du norvégien par Alex Fouillet)

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Balade pour un père oublié

balade.jpg Ceci n’est pas un livre, c’est un OALNI (objet à lire non identifié) la trajectoire lumineuse d’une étoile filante dans un ciel d’été… Un drôle de petit prince revisité se lance à la recherche de lui-même au cours d’un parcours improbable où nul ne se souvient de lui alors qu’il a pourtant parfaitement et réellement imaginé chaque rencontre. Il est accompagné d’un astronome d’un nouveau genre, peu bavard mais motivant car finalement c’est lui, à moins que ce ne soit elle, le déclencheur de tout, ou de rien !
Dans un style léger oscillant entre ironie et absurde, ce roman nous embarque dans le délire du narrateur, ce père improbable, et honnêtement on n’a pas envie de lui lâcher la main. Tolkien sait ce qu’il pourrait faire si on le quittait des yeux deux minutes… Un drôle de voyage qui se lit d’une traite, le sourire aux lèvres, et dont les images peut être moins amusantes qu’il n’y parait restent vivantes ensuite dans nos propres rêveries… Une très jolie parabole sur la solitude ?
L’avis de livrovore
Balade pour un père oublié – Jean Teulé – Juilliard – 1995
Publié dans roman français | 22 commentaires

La bibliothèque, la nuit

Une bibliothèque est une entité en perpétuelle accroissement ; elle se multiplie sans intervention apparente, en se reproduisant au fil d’achats, de vols, d’emprunts, de dons,… “(extrait)

Je vais classer ce titre dans les essais mais c’est plutôt un récit de voyage. Alberto Manguel nous convie à une expédition (une exploration ?) dans sa bibliothèque et dans toutes les bibliothèques : physiques, mentales, disparues, sauvées, imaginaires, limitées, exhaustives, comme demeure, comme lieu de travail, comme but, comme contraintes de classement, comme rêve, virtuelle même. Et pourtant le lecteur sent bien que pour Manguel, une bibliothèque sans papier, sans couverture, sans odeur en somme, pour utile qu’elle soit ne sera jamais tout à fait une “bibliothèque”. Peut-il d’ailleurs y avoir un article indéfini devant ce mot. Une bibliothèque c’est un meuble, La bibliothèque c’est l’ensemble de tous les livres qui existeront jamais et de tous les lieux qui les contiennent.

Je sais que les avis sont partagés sur cet ouvrage. Certains se sont ennuyés au possible voire l’ont lâché en route, d’autres ont adoré… j’appartiens sans conteste à la seconde catégorie. Bizarrement d’ailleurs, car je l’ai lu lentement. En général ce n’est pas bon signe chez moi et pourtant ici aucune frustration, pas même une petite tentation de lire autre chose vite fait entre deux chapitres. Je me sentais comme sur une île, ou plutôt un bateau, Guillaume de baskerville à mes côtés, en compagnie des livres de toute une vie… et de m’embarquer pour l’Argentine, l’Egypte antique, l’Allemagne ou d’autres lieux, impatiente de me précipiter lentement vers d’autres horizons chargés de livres…Superbe !

“Nous avons deux façons possible de percevoir le monde – comme une terre étrangère ou comme la nôtre – et nos bibliothèques reflètent ces deux visions opposées. Lorsqu’errant entre nos livres, nous prenons sur les étagères un volume au hasard, ses pages nous surprennent par leurs différences d’avec notre expérience personnelle ou nous rassurent par leurs similitudes. (…) Tout lecteur est un voyageur qui fait une pause ou quelqu’un qui rentre chez lui.” (extrait)

Les avis de chimère(prix Chimérique), de florinette, de flo(moins enthousiaste)

 

La bibliothèque, la nuit – Alberto manguel – Acte sud – 2006 – Traduit de l’anglais par Christine Leboeuf

Publié dans essais | 26 commentaires

Chroniques des temps obscurs

fr--redeloup.jpg Tome 1 – Frère de loup
Une nuit, sans que rien apparemment ne l’y ai préparé, le monde de Torak bascule. Son père est tué dans des circonstances étranges. Il n’a que le temps d’exiger de son fils un serment qui le terrifie et lui impose de rester à l’écart des autres hommes. Ceux qui lui ressemblent mais qu’il ne connait pas, son père l’ayant toujours tenu à l’écart des clans. En quelques heures, le jeune garçon va devoir apprendre à survivre seul dans la forêt profonde et trouver le moyen d’accomplir son étrange quête. Mais le sort, à moins que ce ne soit son destin, va mettre sur sa route un étrange frère de clan.
J’ai dévoré en un rien de temps les 365 pages de ce roman”préhistorique”. L’histoire de Torak est prenante, les personnage bien campés, la reconstitution du monde d’il y a 6000 ans convaincante. Le style est simple mais révèle une certaine recherche dans le vocabulaire des hommes… et des loups.

Une jolie variation sur le thème de l’élu ! A partir de 10 ans environ.

L’avis de Quentin

Chroniques des temps obscurs – T1. Frère de loup – Michelle Paver – 2004 – Hachette – tradukt de l’anglais par Bertrand Ferrier

Publié dans livre jeunesse | 53 commentaires

Grandeur Nature

J’ai longtemps cru à la peine des pierres.
Elles gisent abandonnées au bord des routes.
Le soir oblique démesure les ombres
Et, pour les rassurer, je leur donnais regard.

J’ai longtemps cru à la gloire des fleurs
Et les cueillais au plus lointain du bois
Pour que la beauté ne soit pas inutile.

Ainsi j’ai construit ma propre douleur,
moitié caillou, moitié jasmin,
et jamais achevée.

Jean Malrieu 1915-1976

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Alors vint Conan

Dans mes archives, je suis tombée par hasard sur cet article, le premier sans doute que j’ai écrit sur des livres… Il a été publié il y a 7 ou 8 ans dans “le grimoire”, fanzine québécois dédié au moyen âge qont je n’ai malheureusement plus de nouvelle aujourd’hui. Cela me fait grand plaisir de le recycler, illustré cette fois, pour mon blog…

“Sache, ô Prince, qu’entre l’engloutissement de l’Atlantide et l’ascension des Fils d’Aryas, il fut un âge de rêve, où des royaumes resplendissants s’étalaient de par le monde. Alors vint Conan, cheveux noirs, œil sombre, épée au poing, voleur, brigand, assassin, avec ses peines immenses et ses joies démesurées, qui piétina de ses sandales les trônes somptueux de la Terre.”
R.E. Howard
 
conan01.jpg Conan le Cimmérien est aujourd’hui plus un archétype qu’un personnage de roman. Il est le héros de deux films, de plusieurs magasines de bandes dessinées et de nombreux romans de plusieurs auteurs et de niveau divers. A cela s’ajoutent les “produits dérivés” ou plus charitablement les héros qu’il a largement inspirés. Fans, inconditionnels, détracteurs, moqueurs, indifférents, tous connaissent son nom et son allure. Conan n’existe pas de toute éternité, il est né en 1932, au Texas, sous la plume bouillonnante et prolifique de Robert E. Howard !
 
Robert Ervin Howard, né en 1906, a passé toute sa vie dans une petite ville du Texas. Pour lui l’écriture était autant un métier qu’une passion. Pendant près de 15 ans, il a publié une œuvre considérable dans des magasines : des romans, des nouvelles, des poèmes relevants de tous les genres : aventures, sport, westerns, policiers, historiques et… fantastiques, surtout fantastiques. Inspiré par Clark Ashton Smith et par Lovecraft, entre la magie des civilisations disparues et l’horreur surnaturelle, Howard, 15 ans avant Tolkien, accoucha d’une synthèse très personnelle du récit d’aventures fantastiques : L’Heroic Fantasy ou épopée fantastique, héritière des chansons de gestes médiévales et des sagas celtes et scandinaves.
 
D’autres auteurs avant lui ont été les précurseurs du genre, Lord Dunsany, William Morris, Lovecraft lui-même. Avec Howard cependant le souffle de l’épopée passe sur le fantastique et le marque à jamais. Mieux, Howard crée cette chose étonnante et rare, un personnage de légende qui éclipse son auteur et lui survit. Edgar Rice Burroughs avec Tarzan, Arthur Conan Doyle avec Sherlock Holmes connurent aussi cette étrange infortune. Ce dernier tenta d’ailleurs d’assassiner son héros, sans succès.
 
conan-weird-tales.jpg Du vivant de Howard, dix-huit aventures de Conan furent publiées dans Weird Tales, un des premiers magasines consacrés au fantastique. Dans les années cinquantes, L. Sprague de Camps retrouva huit récits inédits, certains inachevés. Il les rassembla, les compléta avec l’aide de Lin Carter et les publia. Plus tard les deux auteurs complétèrent la saga de Conan, créant une chronologie, inventant des histoires de toutes pièces, cherchant à conserver quelque chose du style de Howard. Leurs romans se laissent lire. Mais les récits de Howard sont à part. La prose de ce conteur né est brûlante, ses histoires rouges et noires, pleines de sang et de fureur se lisent d’une traite et se terminent hors d’haleine. Sous sa plume, le fantastique devient réellement épopée !
 
L’âge Hyborien, où vécu Conan, se situe il y a environ 12000 ans, 8000 ans après l’engloutissement de l’Atlantide, 7000 ans avant le début de notre ère. A cette époque la magie était puissante, les créatures surnaturelles dangereuses. De nombreux royaumes se partageaient la terre : Aquilonie et Zingara à l’ouest, Asgard et Vanaheim au nord, Shem à l’orient, Stygie au sud ! La Cimmérie enfin et son héros fils de forgeron, au nom celte. Conan quitte tout jeune sa contrée natale et se fait tour à tour, voleur, mercenaire, pirate, chef de tribus puis soldat, officier, général et renversant le souverain d’Aquilonie, roi à la place du roi. Et ce n’est pas fini… Ces royaumes fabuleux et reconnaissables sont très sensiblement inspirés par l’antiquité et le Moyen Age européen. Un Moyen Age fabuleux et imaginaire, marqué par le romantisme gothique du XIX siècle, ce qui reste une constante dans l’univers de l’épopée fantastique.
conan06.jpg La vie de Conan, transmise de trouvères en troubadours et de conteurs en ménestrels, aurait fait bonne figure entre le roman de Tristan et la chanson de Roland. Sans doute eut-elle été modifiée, embellie de bouche en bouche, de château en château. Et de fait, c’est bien ce qui lui est arrivé de romans en bandes dessinées, de dessins animés en films. Il est le Héros au sens très traditionnel du terme. Il appartient à la grande fratrie des guerriers solitaires qui comprends Hercule et Mad Max, en passant par Beowulf le scandinave, Siegfried le germanique, Arthur, Lancelot et tant d’autres. Il est le puissant chevalier, invincible au combat, insensible à la peur, pourvoyeur d’exploits en tout genre, surmontant pièges magiques et enchantements perfides. Par son attitude devant les phénomènes surnaturels, il est très proche des héros de chansons de gestes. Conan se méfie de l’incompréhensible et traite la magie comme un adversaire tangible, par l’épée.
 
conan41.jpg Il se distingue cependant par son individualisme. Peu porté vers les quêtes spirituelles dont raffolait le Moyen Age, il ne semble pas non plus motivé par le désir de gloire et de renommée des héros antiques. Il se bat pour son propre compte et à son seul profit. Ce barbare frustre s’impose par la violence, bouleverse les ordres établis, renverse et conquiert. Ce côté sombre séduit aujourd’hui où il est plus facile de s’identifier au barbare qu’au paladin ! En ce sens, Conan, personnage symbolique de l’épopée fantastique, fait le lien entre l’imaginaire médiéval et une sensibilité plus actuelle.
 
Il reste aujourd’hui une source d’inspiration et de profit infini pour les pasticheurs, imitateurs et amateurs en tout genre. Bien des grands héros musclés ont parcouru l’épée à la main des régions magiques et dangereuses, parfois dignes héritiers souvent pâles imitations bodybuildées du grand ancien ! Howard, enfant plutôt malingre, avait souffert des moqueries de ses camarades. Par le sport et la discipline, il s’était forgé un physique de colosse ! Ainsi s’explique sans doute son goût pour les héros puissants aux muscles d’acier. Le culte du corps est une vieille valeur américaine mais le bodybuilding en était encore à ses débuts. Vers la fin de sa vie, il se flattait de gagner plus d’argent que son banquier en écrivant dans des magasines réputés sans valeur. Peut être était ce là, son tribu à une autre valeur américaine, l’argent. Qui sait ? Le rêve américain et les mondes imaginaires n’étaient pas tout, à 30 ans Howard se suicida. Pour Conan l’aventure ne faisait que commencer.
 
Des périls sans pareils, des exploits démentiels 
Qui en lettres de sang maculèrent les ciels,
Vous conterons enfants au regard angéliqueconan7.jpg
Et croirez chaque mot parole évangélique
Oyez, oyez enfants, l’épopée fantastiques
Des chevaliers défunts dans la nuit galactique,
Et dont pourtant la mort que l’on dit souveraine
N’a pu par ses soins anéantir le règne.
L A Lafferty  
La saga de conan est ici
 
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Et c’est le passage en V2…

Amis d’overblog et d’autres lieux, je viens de procéder au clic paniquant : passer en V2… les overbloguiens comprendront mes inquiétudes… Je demande votre indulgence pour les quelques bizarreries qui vont certainement se produire dans les jours à venir. Et en attendant un petit essai de slide pour voir…

Corto sera toujours Corto…

 
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