Barcelona tag…

Il y a au moins des mois de cela LN m’a taguée : j’étais censée révéler six choses  plus ou moins inintéressantes sur moi… mais que dire que je n’ai déjà révélé ? Il y a moins de deux jours je prenais le soleil à Barcelone avec deux célèbres blogueuses  (fashion victim et Stéphanie pour ceux et celles qui n’auraient pas eu les oreilles rebattues de ce voyage) et c’était délicieux !Soudainement hier, la lumière se fit et si je faisais d’une pierre sept coups, en joignant le tag à l’agréable.Ainsi je vais finalement vous révéler six choses tout à fait passionnantes :

1. J’aime Antoni Placid Gaudi i Cornet d’amour. Tout ce qu’a conçu cet homme à l’imaginaire foisonnant me plait infiniment et je veux être dans la Sagrada Familia quand, une fois achevée, elle décollera vers d’autres galaxies.

2. Je peux survivre au moins quatre jours en mangeant uniquement des tapas y sangria y cerveza. Officiel !

3. Dans de bonnes conditions Je peux théoriser sur le cyberpunk jusqu’à trois heures du matin. D’une façon générale, j’ai une nette tendance à théoriser à des moments incongrus. (les médisants qui soupçonnent un lien avec le point 2 sont priés de penser moins fort !)

4. J’aime le rythme catalan-espagnol, il est fait pour les vacances… le temps s’étire sans contrainte et on peut faire plein de choses : quatre musées, un parc (le Güell mais *soupir* Javier était absent ce jour-là ), une cathédrale, un temple (la Sagrada Familia), un marché de toute beauté, de belles balades (sur las ramblas évidemment mais pas uniquement), quelques librairies (non ? si si !), deux circuits motorisées (les bus à impériales c’est chouette mais le vent y est parfois frisquet) et même quelques Starbuck (oui oui je sais mais il n’y en a pas à Toulouse, pourquoi n’y a-t-il pas de Starbuck à toulouse ?). En un long week end, c’est honnête non ?

5. Pourquoi ne pas commencer un repas par des churros saupoudrés de sucre, le continuer par des patatas bravas bien pimentées et finir par du pain à la tomate frotté d’ail  ? pourquoi ? A Barcelone on peut !

6. Étant totalement ignorante des langues locales, j’ai fait des progrès fulgurants, sachez-le. Je sais commander mes tapas (la prononciation de jamón me pose encore problème mais j’y travaille), une bière, dire bonjour, au revoir, pardon, merci et même… même demander un badge du docteur Who. Absolument, una chapa del doctor Who por favor, mais nous n’en avons pas trouvé. ¡ Qué daño!

7. J’ai découvert qu’il y a vraiment les pianos bar aux lumières tamisées dans certains hôtels et qu’ils sont vraiment ouverts toute la nuit. How strange, je croyais que cela ne se voyait que dans les films. Et de quoi parlent trois LCA  la nuit au piano bar ? Mais de livres bien sûr, de livres…

¡ Viva Barcelona!

(et non je ne sais toujours pas compter…)

p&p

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Cette semaine…



et accessoirement mais avec plaisir la Xe rencontre du club lire et délires
autour du thème de la gourmandise

enjoy !
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Fidelma, Raoul et d’autres…

Londres 1932, lady Doyle, veuve du célèbre écrivain Arthur Conan Doyle, fait appel à deux jeunes détectives amateurs pour enquêter sur d’étranges phénomènes apparus au 221bis Baker street – celèbre demeure du plus célèbre encore héro de son mari, Sherlock Holmes. Pourtant du vivant de son mari, cette adresse n’existait même pas ! De plus des crimes tout aussi étranges ensanglantent Londres, y aurait-il un lien ? Et de quel nature ? Pour cette fervente adepte du spiritisme, seul une communication avec les morts peut apporter des réponses… Des réponses il y en aura mais beaucoup plus surprenantes qu’escomptées.
Ce roman m’a un peu laissé sur ma faim, l’idée de départ, brillantissime, n’a pas été réellement exploitée et les personnages sont étrangement dépourvus d’épaisseur… à l’exception des ectoplasmes ce qui ne manque pas de sel. Une lecture assez agréable cependant mais guère marquante.


Le fantôme de Baker Street –  Fabrice Bourland – 2008 – 10/18

Paris 1904, la république est menacée par la mort compromettante d’un homme politique, meneur de la droite, qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour le gouvernement en place. Meurtre déguisé ou vrai suicide peu importe, Raoul Thibaut de Mézières est chargé d’accréditer la seconde version. Mais pour brouiller les cartes, il lui faut découvrir la vérité vraie et l’affaire se complique très vite impliquant une célèbre médium qui a ses entrées à l’Elysées même…
Encore du spiritisme dans cette affaire mais traité bien différemment par un adepte convaincu de la science et du cartésianisme. Comme d’habitude, Jacques Neyrinck excelle à faire revivre le Paris de l’époque, bouillonnant, fragile politiquement, déchiré entre l’église et l’état, secoué par des découvertes scientifiques toujours plus nombreuses… Une bonne intrigue, un beau cadre, quelques personnages intéressants, un bon opus dans une excellente série.


La faute du président Loubet – Jacques Neyrinck – 2008 – 10/18

Précédemment :
La mort de Pierre Curie

1891, Louis Denfert jeune reporter pressé de faire ses preuves, pense son heure arrivée quand il est envoyé en reportage à Dijon où un meurtre étonnamment abominable  a été commis dans un train, sur la personne d’une ressortissante anglaise. Rapidement il découvre que ce meurtre pourrait être lié à la disparition  l’année précédente d’un inventeur franco-anglais dans ce même train. C’est le début d’une course échevelée à travers la France et l’Angleterre.
Ce roman nous plonge agréablement dans les premiers temps de la recherche cinématographique, il est plein de rebondissements – trop peut être – et avance grand train. Je regrette cependant que les personnage ne m’aient pas plus convaincue. A mon sens ils manquent un peu d’intérêt et le cadre de profondeur mais peut-être la suite de la série corrigera-t-elle ces manques. En tout état de cause, une lecture sympathique.


Le miroir des ombres – Brigitte Aubert – 2008 – 10/18

Depuis longtemps absent, frère Eadulf retourne chez lui dans le royaume saxon des Angles de l’est. Il est accompagné par sœur Fidelma de Cashel, sa compagne, juriste  irlandaise de renom. Sur ces terre récemment christianisée et livrée le plus souvent à la violence, ils apprennent la mort violente de l’ami d’enfance de Eadulf qui l’avait fait appeler, puis sont confrontés à une abbaye des plus sinistre, dirigée par un abbé au bord de la folie furieuse. Très vite c’est la vie même de Fidelma, accusée de sorcellerie, qui est en danger mais Eadulf, ancien magistrat héréditaire du lieu, a plus d’un tour dans son sac.
Une bonne enquête de Fidelma et Eadulf encore une fois, même si je regrette qu’on ne voit guère vivre le royaume des angles. D’autre part je trouve assez frustrant de quitter nos deux personnages principaux sur le point de s’avouer leurs sentiments et de les retrouver « mariés ». Ce soit être mon côté fleur bleue, mais la façon de vivre des religieux du Ve siècle – très différente de ce qu’elle sera par la suite – est un des intérêts majeurs de cette série ce qui légitime presque ma frustration. Pour le  reste on retrouve les ingrédients qui ont fait le succès de cette toujours  très dépaysante et instructive série.


Le châtiment de l’au-delà – Peter tremayne – 2002 – 10/18

Dans les épisodes précédents :
Absolution par le meurtre
le sang du moine
Le pelerinage de soeur Fidelma
Les disparus de Dyfed


Publié dans Polar | 20 commentaires

La petite voix du coeur – suite

De nombreux visiteurs, ainsi que fashion victim dans son billet, ont mentionné l’adaptation du livre de Billie Letts, La petite voix du coeur (Where the heart is), réalisée en 2000 par Matt Williams. En voici donc la bande annonce, assez tentante je dois le dire.

Where the heart is (Où le coeur nous mène) de Matt Williams – 2000 – avec Nathalie Portman, Ashley Judd, James Frain – UFD

Publié dans films et séries | 8 commentaires

La petite voix du coeur

A 17 ans, enceinte de sept mois et la tête pleine de rêves de vraies maisons “sans roues”, Novalee, seule au monde depuis quasiment toujours, part pour la Californie et une nouvelle vie avec son petit ami. Seulement celui-ci l’abandonne en cours de route, sans un sous, sur le parking d’un supermarché. Totalement perdue, Novalee décide de rester sur place, se cache et survit dissimulée dans le magasin jusqu’à son accouchement qui va changer sa vie du tout au tout. Plus ou moins adoptés par quelques marginaux locaux, la jeune mère et son bébé vont apprendre à grandir ensemble…
Une fois plo
ngée dedans, je ai lu ce roman d’une traite, assez peu aimable avec qui m’interrompait. Il aurait pu facilement tomber dans le pathos, le misèrabilisme ou le rêve américain et bien non ! Billie Letts a su éviter ses écueils et nous conter simplement une histoire parfois triste et même terrible, parfois joyeuse et émouvante, un beau roman d’apprentissage dans l’Amérique profonde.
Je dois bien l’avouer, je suis très sensible à l’idée d’être abandonnée sur un parking, une de mes grandes peurs d’enfant. Aujourd’hui encore, je suis incapable d’aller jeter quelquechose sur une aire d’autoroute sans prendre mon sac, des fois que la voiture ait disparu à mon retour. Je me suis donc volontiers attachée à Novalee et à ses compagnons de route, tous un peu blessés, un peu bancals. J’ai apprécié cette aspiration désespérée à construire quelquechose qui dure dans cette petite ville ravagée à intervalles réguliers par les tornades de l’Oklahoma.  Une bien agréable lecture qui m’a rappelé par certains côtés l‘arbre aux haricots de Barbara Kingsolver. Prenant !

La petite voix du coeur – Billie Letts – 1995 – Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Thierry Arson – Belfond

Ce livre est le choix de Doriane pour la chaîne des livres initiée par Ys, Hathaway, Stephie et fashion l’ont aimé elles aussi… Il vole maintenant vers Isil !

Publié dans Roman américain | 32 commentaires

Best of Rosie

Après une vie passé à courir le monde, Rosie éprouve le besoin de renouer avec ses racines en retournant à Dublin s’occuper de la tante qui l’a élevée. Comme elle s’ennuit à mourir dans un quartier qui semble n’avoir pas bougé d’un iota depuis son enfance, elle décide d’écrire un livre de développement personnel sur le vieillissement et comme la seule personne qu’elle connait dans l’édition vit aux Etats-Unis, ce sera pour le marché amérivain. Un voyage à New York pour négocier le contrat va bouleverser ses perceptions, car si Rosie ne pense plus qu’à renouer avec l’Europe et ses valeurs, rebutée qu’elle est par le positivisme à tout crin, sa tante Min, qui l’a rejointe, semble s’épanouir dans le vécu américain de la vieillesse – et refuse de rentrer.
Ce roman nous offre une très belle reflexion croisée sur le passage du temps, la vieillesse qui pointe son nez, les renoncements, ces choses perdues qui ne reviendront plus… Alors que la cinquantaine épanouie de Rosie la plonge dans un questionnement éprouvant sur sa place dans le monde et dans le regard de l’Autre, les soixante dix ans de Min s’éveillent et pétillent sous d’autres cieux. Est-ce les continents qui s’opposent ou plus simpement deux expériences très différentes de la vie ? Nuala o’Faolain campe une galerie de personnages extrèmement attachants, généreux à leur façon qui n’est pas forcément celle que les autres attendent, compliqués, souvent solitaires, empétrés dans des vies qui n’ont pas toujours rempli leurs promesses à moins qu’elles ne l’aient trop bien fait… avant !
Le talent de conteuse de l’auteur allié à son écriture ample et vivante font de ce roman un plaisir de lecture ; une histoire qu’il est bien difficile de lâcher en cours en route et qui nous trotte longtemps dans la tête.

Best Love Rosie – Nuala O’Faolain – 2007 – Traduit de l’anglais (Irlande) par Judith Roze – éditions Sabine Wespieser

L’avis de Choupynette (que je remercie pour son prêt), de Cuné, de Keisha, de Chiffonnette

Publié dans roman irlandais | 34 commentaires

Le vrai cul du diable

Je sens qu’il va m’être difficile de parler de ce roman aussi étrange et fascinant qu’un miroir vénitien du XVIIIe siècle.
Anna Bravo est une femme de tête et de raison, âme damnée d’un ministre ambitieux prêt à toutes les démagogies pour atteindre la magistrature suprême. Dans sa vie ancrée dans le réel et réglée au millimètre, les miroirs ne sont que des instruments propres à vérifier d’un coup d’oeil l’ordonnance de la chevelure ou le tombé de la veste. Très tôt, sa grand mère l’avait mise en garde contre le pernicieux danger des apparences symbolisé par le miroir : ce vrai cul du diable !  Un raoût mondain va venir semer le trouble dans ses certitudes, la faisant contre toute attente tomber sous le charme d’un étrange miroir  qui lui renvoie une image d’elle même totalement différente de celle dont elle a l’habitude…

Ce roman étonnant et décalé est un véritable régal de lecture. Le style est somptueusement incisif alliant un vocabulaire d’une richesse exceptionnelle à un sens de la formule percutant. Les personnages d’Anna et de Noël, son ministre, sont d’une finesse frisant la cruauté pure, matinée d’une causticité réjouissante. Quant à l’histoire, elle propose une méditation à tiroirs sur l’image et l’apparence aussi féroce que subtile. Accessoirement, vous ne regarderez plus votre brosse à dent du même oeil. Véritablement hors du commun !

Le vrai cul du diable – Percy Kemp – 2009 – Le Cherche Midi
, collection “Styles”

Le (bien meilleur) billet de Cuné qui m’a donné envie de lire ce bijou et que je remercie à deux genoux!

Un petit extrait pour une fois et pour le plaisir
“On pourrait certes croire qu’entre ce démagogue à l’athénienne et cette princesse lacédémonienne, cela aurait été la guerre du Péloponnèse assurée. Mais non. Anna et Noël étaient différents, mais ils se complétaient idéalement. Sans Noël, Anna se morfondrait dans quelque obscure préfecture et, sans Anna, Noël aurait déjà croulé sous le poids des fausses promesses qu’il distribuait à tour de bras. Il pouvait mentir à ses électeurs, aux élus de la nation, à ses homologues étrangers, à ses collègues du gouvernement et même au président, mais il ne pouvait s’éloigner d’un certain fond de vérité. il revenait donc toujours vers Anna pour puiser auprès d’elle tous ces faits, toutes ces statistiques et tous ces chiffres neutres et malléables à souhait qu’il s’en allait ensuite déformer et détourner. On pouvait, disait Lincoln, mentir à tout le monde un certain temps et à certains tout le temps, mais on ne pouvait pas concluait-il judicieusement, mentir à tout le monde tout le temps et Noël avait justement besoin d’Anna pour savoir jusqu’où il pouvait aller dans le mensonge, sans se disqualifier.”

Publié dans roman français | 31 commentaires

Laure du bout du monde

Dans un petit village du fin fond des basses alpes, nait Laure prématurée à plus d’un titre, arrivée trop tôt à l’air libre, trop tôt dans la vie d’une mère qui voit en elle le symbole et la raison de l’abandon de tous ses rêves. Les années cinquantes sont dures sur cette terre désolée, dures pour les adultes, dures pour les enfants et plus encore pour une petite fille différente et mal aimée par sa mère…
Je suis une grande admiratrice de Pierre Magnan, je trouve les romans policiers mettant en scène le commissaire Laviolette et le juge Chabrand absolument délicieux mais j’ai plus de mal avec ses autres livres et celui-ci n’a malheureusement pas fait exception à la règle…
Certes le style imagé de l’auteur est bien là, il m’a semblé un peu laborieux dans les premières pages mais ensuite il s’est  comme à l’accoutumé fondu dans les paysages âpres qui sont le creuset de l’inspiration de l’auteur. Les dialogues sont savoureux et les personnages curieusement campés mais j’ai eu du
mal à m’intéresser à l’histoire de cette petite fille qui cumule tous les malheurs du monde sans que cela entame sa gaité, ses capacités, sa motivation ou sa réussite. Un peu trop de surenchère dans le malheur donc, associée à un peu trop de vacuité dans l’histoire, dont on ne sait trop où elle va, m’ont empechée d’être réellement séduite. Une lecture agréable cependant mais qui, à mon sens, est loin d’égaler Le secret des andrônes, Le commissaire dans la truffière ou Les charbonniers de la mort – pour ne citer que ceux-là.

Ce roman est le choix d’Hathaway pour la chaîne des livres d’Ys et vogue maintrenant vers Isil, Stephie (enthousiaste) et Fashion (peu convaincue)  l’ont déjà commenté.

Laure du bout du monde – Pierre Magnan – 2007 Folio

Publié dans roman français | 20 commentaires

Egarés

Le Temps nous égare
Le Temps nous étreint
Le Temps nous est gare

Le Temps nous est train.


Jacques Prévert

Admirez cette magnifique réalisation de Anjelica,
nouvelle reine de la scrapcarterie
(avec du mauve et du violet inside)

 

Publié dans riens | 50 commentaires

Les liens du sang

A la mort de Caroline Meredith, californienne égarée dans un comté dénué de charme de l’Angleterre profonde, sa famille prend conscience que malgré les années, la morte a conservé tout son mystère, incapable qu’elle fut de s’intégrer tant au très fermé clan des Meredith qu’à la vie rigide de ce terroir ancré dans ses traditions. Pourtant sa disparition provoque des réactions aussi  violentes que muettes, colère chez sa fille adoptive, retrait en lui-même chez son mari, depression chez son beau-frère.
Jusqu’au jour où Zoé, une jeune fille de la ville aussi libre de pensées que de gestes, débarque et s’installe, faisant voler en éclat le statu quo plein de non-dit qui reliait les membres de cette famille à leur terre et à l’idée qu’ils se faisaient d’eux-même.
Joanna Trollope excelle à décrire le quotidien de gens ordinaires qui en deviennent étonnament singuliers et complexes avec leurs drames petits et grands qui tissent les jours et les histoires. Son écriture précise et élégante donne un charme particuliers à ses romans. L’Angleterre qu’elle décrit est peut être tout sauf glamour et ses personnages aussi terre à terre que boueux, on se laisse
séduire par cette histoire en apparence toute simple. Décidément une auteure à découvrir. Prenant !

Les liens du sang – Joanna Trollope – 1997 – traduit de l’anglais par … Calman Levy ou Pocket

Publié dans roman britanique | 18 commentaires