Et oui je continue dans ma fascination austenienne avec Persuasion, le sixième et dernier roman de Jane. Et je préfère vous prevenir tout de suite, je suis définitivement accro !Sur le fond, ce roman ne diffère pas vraiment de ceux dont j’ai déjà parlé, Orgueil et préjugés et Raison et sentiments : peu d’action, des situations banales, un cadre étroit. Tout l’intérêt tient une fois encore dans la manière dont Jane plante le décor et décrit minutieusement l’évolution de chacun de ses personnages.
Anne se fane et s’étiole dans l’ombre d’un père et d’une soeur qui ne l’apprécie pas. Longtemps auparavant elle a renoncé à des fiançailles imprudentes aux yeux de son entourage et depuis rien n’est venu combler le vide de son existence. Un changement de décor la remet en présence de son ancien fiancé. Voilà toute l’histoire et dès la première page ce n’est que du bonheur, sinon pour les acteurs du moins pour le lecteur .
Ce qui diffère c’est la narration. Dans des autres romans, le regard vient de l’extérieur. Ici, l’histoire est vue uniquement à travers les yeux d’Anne Elliot et les différents personnages se construisent à travers le filtre de ses perceptions. Son âge et sa maturité donnent un relief particulier à cette oeuvre plus douce-amère que les précédentes. Non que Jane Austen décrivent uniquement des familles heureuses, loin s’en faut, mais cette cruauté notamment dans le rapport entre soeur est une nouveauté pour moi.
Comme toujours la galerie de portraits est édifiante et les failles sociales, familiales, intellectuelles ou morales de chacun sont passé au crible d’un humour acéré mais tout en délicatesse… une petite merveille !
Persuasion – Jane Austen – 1818 – traduit de l’anglais par André Belamich – christian bourgois éditeurs 1980

Lire Jane Austen pour moi c’est m’immerger dans sa prose si fluide et oublier tout le reste.
Zérène, peintre miniaturiste de renom, tombe sous le charme de la Marquise des Ailleurs. La belle lui confie une quête dont elle sera la récompense: Découvrir aux coeurs des îles du lointain orient quelques “grains” de beautés, secrètes preuves de son attachement. Simplement ces trésors doivent tenir dans une boites à mouches de galuchat bleu qu’elle lui confit comme une promesse.
Etant une fan absolue de l’Amélia Peabody-Emerson d’Elizabeth Peters dont j’ai déjà parlé à plusieurs reprises (

Une jeune norvégienne est retrouvée morte dans des circonstances peu claires en Australie… Envoyer un officier sur place relève de la routine pour la police d’Oslo mais c’est aussi l’occasion d’éloigner un officier disons au minimum dérangeant.

