Le ver à soie

le ver a soieLe détective Cormoran Strike collectionne les clients, aussi riches que prévisibles, depuis son succès médiatisé dans l’élucidation de la mort d’un célèbre mannequin. Tout cela est certes fort bon pour ses finances mais manque un tantinet d’intérêt, aussi quand une femme un peu perdue, un peu barrée mais qu’il trouve attachante vient lui demander de retrouver son mari – un écrivain plus ou moins connu, il accepte de l’aider malgré son absence plus que probable de fonds. Très vite cependant, l’enquête se révèle plus ardue que prévue, l’écrivain en question ayant laissé derrière lui – outre une réputation détestable – la rumeur d’un livre au vitriol sur le monde de l’édition plein de révélations aussi sulfureuses que compromettantes sur des personnes parfaitement reconnaissables. Se pose dès lors, la question des raisons de sa disparition, simple récréation, opération publicitaire, peur… ou autre.
J’avais beaucoup aimé la première enquête dudit Cormoran, ex enquêteur militaire mutilé à plus d’un titre reconverti dans l’enquête privée, et de son improbable secrétaire, Robin. Tout comme L’appel du Coucou (que j’aurais vraiment dû vous chroniquer my bad), le ver à soie réunit tous les atouts d’un polar selon mon coeur. Un Whodunnit donc, moderne mais respectant toute les recettes du genre, une histoire bien retorse, des surprises (ou rebondissements en langage de quatrième de couverture), un cadre et une ambiance excellemment rendus – et londoniens de surcroit ce qui ne gâche rien – et des personnages peut être pas vraiment originaux – dans leur relation notamment – mais suffisamment cabossés et vulnérables pour être attachants. Ajoutons une écriture fluide pleine d’humour et d’élégance, et le plaisir manifeste que prend l’auteure à disséquer le milieu de l’édition et des écrivains et nous avons un bon polar bien classique qui donne envie de prendre un train pour Londres, d’attraper le métro (mind your step) et de filer se payer une pinte au Ye Olde Cheshire Cheese. Christien !
Le Ver à soie – Robert Galbraith – 2014 – traduit de l’anglais par Floriane Vidal – Grasset
PS : Oui, oui, Le Ver à soie peut se lire directement mais L’Appel du coucou est très bon aussi…
PPS : Et oui je sais que Robert Galbraith est le pseudonyme de Dame Rowling mais si elle préfère utiliser utiliser son pseudo, c’est son droit que diable.

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22 réponses à Le ver à soie

  1. anjelica dit :

    Cela m’a l’air très alléchant 🙂 Dommage que tu n’aies pas chroniqué le premier. Bises

  2. anjelica dit :

    Sais-tu pourquoi la Dame Rowling a choisi un pseudo masculin ?