L’apéro des vacances

AperoVacancierDans ce petit coin de France vert, champêtre voire bucolique, l’apéro c’est….
Ben devinez tiens !
(et ne vous laissez pas abusez par l’incongrue bouteille de Badoit égarée en ces lieux !)edit : bon alors vous donnez votre langue au chat ?

edit 2 : Nous avons une gagnante, merveilleux isn’it !!!
C’était donc du Rosepamp’, soit du rosée frais avec du sirop de pamplemousse rose. Bien que ce mélange improbable surprenne au premier abord, on s’y fait très bien et il est depuis quelques années l’apéro officiel des mois de juillet angevins…
Bravo à Praline qui a trouvé à la couleur !

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La mer de sable

La mer de sable

C’est top cool Ermenonville, et les vacances encore mieux!

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Rebecca & Rowena (citation)

“Bien aimé lecteurs de romans, vous avez sans doute été souvent frappés par le fait que les oeuvres qui excitent le plus notre curiosité s’achèvent de manière aussi peu satisfaisante que prématurée à la page 320 du troisième tome. Le héros a alors rarement plus de trente ans et l’héroïne en a par conséquent sept ou huit de moins. La question que je désire poser à chacun d’entre vous est la suivante : est-il juste de présumer que la vie des individus ayant dépassé ces limites d’âge n’offre plus rien de remarquable (…)
J’affirme donc que le romancier abuse de son héros et de son héroïne, tout comme de la naïveté de son lecteur, lorsqu’il prend congé des deux premiers cités dès lors qu’ils ont été déclarés mari et femme ; et j’ai souvent espéré que des additions soient faites à toutes les oeuvres de fiction qui ont été conclues d’une manière aussi abrupte. Nous devrions pouvoir apprendre ce qui arrive au sobre époux ainsi qu’à l’ardent célibataire, à la matrone de même qu’à la vieille filles rougissante. Et c’est pourquoi j’admire (et je souhaiterais imiter) le noble  auteur français Alexandre Dumas qui, accompagnant ses héros de leur prime jeunesse jusqu’à un âge avancé, ne les laisse en paix que lorsqu’ils sont devenus si vieux qu’il est grand temps de leur accorder un peu de repos. Le héros est un gentleman d’une espèce trop rare pour être envoyé à la retraite au zenith de sa vie ; et je serais curieux de rencontrer celle qui apprécierait qu’on la mette au rebus et qu’on ne lui trouve plus aucun attrait sous prétexte que ses enfants sont grands et qu’elle a trente, quarante ou cinquante ans.”
William Makepeace Thackeray – 1851

Je crois qu’on va s’entendre William et moi…

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Jane Austen et le révérend

  1804, le Révérend et Mrs Austen accompagnés de leurs filles Jane et Cassandra projettent un séjour à Lyme Regis, modeste lieu de villégiature en bord de mer dont la digue de pierre (le cobb) servira plus tard (!) de décor à une scène clé de Persuasion. Leur arrivée est malheureusement perturbée par un grave accident de coche, de chaise de poste exactement. Cassandra blessée, Jane doit courir chercher du secours en pleine tempête et découvre une maison plutôt inhospitalière au propriétaire plus qu’ombrageux…
A partir de là les évènements s’enchainent, entre deux tasses de thé et la rédaction des Watsons, Jane est entraînée dans une complexe histoire mélant trafics en tous genres, contrebandiers, naufrageurs, meurtres et autres émois plus… romanesques.
Comme de raison, je ne pouvais que céder aux sirènes d’une série qui met en scène ma très chère Jane comme héroïne et enquêtrice tout à la fois et ce fut une expérience charmante.
L’intrigue est bien menée, le style passablement inspiré de celui d’Austen, les détails savoureux et les références plus ou moins marquées aux romans et personnages de l’auteure amusants et souvent bien vus. Le parti pris assumé d’imaginer la façon dont la vie à pu inspirer l’oeuvre est éminément sympathique même si parfois Stephanie Barron se laisse un tantinet emporter. La mère de Jane Austen est ici par trop inspirée de Mrs Bennett et ne correspond guère à l’idée que je me fais de l’impressionante Mrs Austen qui forte de la supériorité sociale de sa propre lignée exerça un grand ascendant sur sa famille en général et ses filles en particuliers et ce, tout au long de leur vie. Cette réserve mise à part (et comment ne pas pardonner à une telle admiratrice d’un de mes auteurs favorits) cette lecture me fut rafraîchissante et la fréquentation d’une Jane décidée et perspicace fort agréable, sans parler du très séduisant pendant de Mr Darcy, Geoffrey (oui Geoffrey !) Sidmouth qui n’est pas mal non plus. Distrayant !

Jane Austen et le révérend – Stephanie Barron – 1997 – le masque, collection Labyrinthes – Traduit de l’anglais par Corinne Bourbeillon

L’avis de Clarabel et de Chimère.

PS : le quatrième de couverture de mon exemplaire est celui d’un autre roman, Jane Austen à Scargrave manor, premier opus de la série traduit un an après celui-ci, Tolkien doit savoir pourquoi…
PPS : La série compte aujourd’hui, sauf erreur, neuf épisodes tous traduits et parus en français dans la collection Labytinthes/Le Masque

lecture effectué dans le cadre du Challenge Jane Austen et du thème du mois du club Lire et délire, un roman avec un personnage réel inside ! (ce qui s’appelle faire une pierre deux coups)
    

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Le mystère du labyrinthe

Second roman par ordre d’écriture sinon par ordre chronologique des aventure du Juge Ti, le mystère du labyrinthe reprend plusieurs aspects caractéristiques des romans chinois dont s’inspira l’auteur en particulier dans les débuts de la série.
Il s’ouvre sur l’arrivée du juge et de sa famille dans un nouveau poste, plus excentré que les précédents dirons-nous, en l’agrémentant d’un joli complot politique magistralement résolu (c’est le bien le moins) par notre juge.
Ce dernier doit ensuite faire face à trois affaires distinctes, dont chacune est à mon sens un petit bijou. Un meurtre en chambre scellée, un enlèvement insoluble et une sombre histoire de testament disparu mettent autant en valeur la perspicacité du juge que l’atmosphère ambigüe de cette ville frontalière peuplée en bonne partie de Ouigours et d’entrevoir les relations complexes tissées entre l’empire du milieu et ces peuples nomades du nord et de l’ouest qui finiront un jour par le conquérir avant d’y être absorbés.
Les lieutenants du juge n’ont peut-être pas encore la profondeur psychologique qu’ils atteindront par la suite mais on en apprend un peu plus sur le passé militaire de Tsiao Tai (mon personnage fétiche au cas où je ne vous l’aurais pas encore dit) et même sur Ma jong, dont l’avenir ‘conjugal” se dessine nettement. L’élément militaire plane  d’ailleurs sur tout cet opus où notre juge se trouve, presque au débotté, en position de défendre manu militari les frontières de l’empire.
Comme dans d’autres épisodes des “débuts”, Van Gulik campe ici un personnage du temps plutôt réaliste, épris de justice et d’équité certes, mais aussi pour le moins conservateur et intolérant, en matière d’art et de barbares notament, et  n’hésitant pas à user de moyens que notre éthique moderne réprouve, tel les châtiments corporels voire la torture. Ces “défauts”, qui n’en étaient pas à l’époque, ajoutent une touche d’humanité à ce formidable personnage et donne plus de vraisemblance au tableau vivant et coloré qui s’anime sous nos yeux. Ceci ajouté à une
galerie de personnages comme toujours fort bien troussés et à des intrigues subtilement retorses, nous donne tout bonnement un must !

L’avis de mon toujours très apprécié et très estimé frère-né-après-moi, Thom


Le mystère du labyrinthe – Robert Van Gulik – 1950 – 10/18

Dans les épisodes précédents
Les enquêtes du juge Ti
Trafic d’or sous les Tangs
Le paravent de laque
Meurtre sur un bateau de fleurs
Le monastère hanté
Squelette sous cloche
Le pavillon rouge
La perle de l’empereur
Le collier de la princesse
Assassins et poètes

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Après l’école (ou presque)

Les poésies de Tristan au CM1

La porte de l’école vient de s’ouvrir,
Et l’essaim des enfants au dehors va s’abattre.
Les voyez-vous sauter, gesticuler, courir ?
Quel plaisir de pouvoir à son aise s’ébattre,
De jouer à la corde, aux barres, aux cerceaux!
Comme ils sont éclairés leurs visages mutins
Et comme tout cela cause, jase, babille!
Entendez raisonner leurs gosiers enfantins…
Sonore et frais bourdonnement
D’où le bonheur jaillit en purs éclats de rire;
Étourdissante joie impossible à décrire,
Mais c’est exquis et c’est charmant!
Des bandes de moineaux cachés dans la charmille,
Comme si les enfants étaient de leur famille,
Accourent auprès d’eux dans un rapide vol,
Et se répandent sur le sol;
C’est l’heure du goûter dont ils auront les miettes.
Ces confiants petits oiseaux,
Amis des petites fillettes,
Se disputent, joyeux, tous les menus morceaux
Que la troupe enfantine à leur bec abandonne.
Jeunes filles babillant,
Moineaux criant et piaillant,
Tous disent en sautillant:
Que la vie est bonne!

Marc Bonnefoy

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Lithérêve

Une bonne nouvelle doit être répandue, clamée, claironnée, trompétée, propagée…
L’ouverture d’une nouvelle librairie par exemple est typiquement le genre de nouvelle qui fait grand plaisir à l’incorrigible Lca qui sommeille en moi… Une petite librairie toute de mauve vêtue, en zone sinistrée (comprendre sans librairie), qui fait en plus lieu d’exposition d’art, salon de thé (café, smoothie…) avec mini terrasse au soleil et dépot-vente de livres d’occasion. Qui dit mieux ? Alors certes, elle est , pour l’instant, un peu réservée aux “nord-toulousains” mais ces nouvelles libraires semblent avoir pas mal de projets en réserve. Dont acte !


Le site de Lithérêves

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Les maîtres de Glenmarkie

le titre déjà est étrangement évocateur. Un parfum d’écosse dans le nom propre, un zeste de Stevenson dans la formule, l’aventure est au coin de la page et la littérature anglaise avec elle.
1950, quelque part sur une des ces îles écossaises aux noms imprononçables, Mary Guthrie, lectrice passionnée, croise Ebenezer Krook, ennemi juré des livres et prêtre de sa paroisse. Cette rencontre les lance chacun sur une nouvelle trajectoire, lui à la recherche d’une autre vie et, plus encore, de lui-même, elle à la poursuite d’un nom prononcé presque par mégarde : sir Thomas Lockhart de Glenmarkie, “un nom surgit du néant déjà harnaché de ses consonnes éclatantes et rugissantes, tel un bébé vêtu de pied en cap au sortir du ventre de sa mère. Une symphonie linguistique à lui seul. Les roulements de tambours des r, le questionnement grotesque des k. un homme contenu dans son nom”
A partir de là, les choses s’emballent, l’aventure s’en mêle, les personnages se multiplient, les ombres tutélaires ricanent… et le lecteur est piégé.
Oeuvre foisonnante, légère, picaresque, érudite, drôle, les maîtres de Glenmarkie est à la fois un roman d’apprentissage, un récit d’aventures, une quête du père, une chasse au trésor, un hommage à la littérature anglaise, autre chose encore… On y croise les lairds écossais, des amateurs de Rugby, Georges Orwell, des buveurs de pur malt, des libraires d’un autre temps, des jumeaux fous, des personnages de Dickens, des manoirs en ruines, des brigadistes antifascistes, des frères ennemis, des universitaires en pantoufles, l’ombre de Ballantrae, Laura Hunt en chapeau de pluie blanc…
Tel le tourbillon du Corryvreckan, le style enlevé, précis, imagé de l’auteur nous entraine toujours plus loin dans une histoire à tiroirs (ceux qui ont lu le livre peuvent rire, je n’ai pas pu m’en empêcher), une intrigue  luxuriante, des personnages improbables et attachants. à relire toute affaire cessante !

Les maîtres de Glenmarkie – Jean-pierre Ohl – Gallimard – 2008

Les avis (enthousiastes) de Lou, choupynette, Ys, Chiffonette

Et merci à Karine 🙂 pour son prêt (quasi involontaire le prêt certes !!!)

Le site de la librairie Georges où officie l’auteur (car l’auteur est libraire, tout comme certains de ses personnages, de là à allez vérifier s’il leur ressemble…)

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Borderline

Sissy est une jeune femme perdue, paumée, désespérée, borderline*…  Elle cherche dans le sexe et l’alcool  la confiance en elle qui lui manque et s’enfonce toujours plus dans le néant. Son enfance entre une mère shizophrène et une grand mère  manipulatrice voire carrément perverse la hante et la dévore. Une grand mère qui continue à l’isoler et la contrôler, ou du moins qui essaie !
Je suis borderline. J’ai un problème de limites. Je ne fais pas de différence entre l’extérieur et l’intérieur. C’est à cause de ma peau qui est à l’envers. C’est à cause de mes nerfs qui sont à fleur de peau. Tout le monde peut voir à l’intérieur de moi, j’ai l’impression. Je suis transparente. D’ailleurs, tellement transparente qu’il faut que je crie pour qu’on me voit.”
Borderline est un livre cru et violent qui dégage une émotion brute assez dérangeante. La grossièreté du langage a choqué certains lecteurs mais me semble à moi  assez  juste dans la bouche d’un tel personnage. Les scènes d’enfance sont plus difficilement supportables même si elles ont leur place dans cette névrose qui ronge l’esprit de la narratrice.
La structure éclatée qui saute d’une époque à l’autre comme un cheval emballé reflète parfaitement la confusion de cette petite fille qui se raconte. Elle a parfois 5 ans, parfois 25 ou 11 ans mais elle ne grandit pas, pas vraiment, pas émotionnellement. Tel quel c’est un premier roman qui m’a accrochée et bousculée mais qui m’a parfois semblé être plus une thérapie qu’un roman… Je suis curieuse de lire ce que l’auteure à écrit depuis !


Borderline – Marie-Sissy Labrêche – Boréal – 2003

L’avis de Karine, et merci à Caro(line) pour son prêt (je ne trouve pas ton avis au fait !)
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*A pervasive pattern of instability of interpersonal relationships, self image and affects (un syndrome invasif d’intabilité relationnelle, émotionnelle et de l’image de soi – ma traduction approximative !)
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Le marathon des mots

Toulouse s’était mis sur son 38° à l’ombre en l’honneur des mots ce week end. Un temps de saison en somme et dans une certaine mesure nous étions ravie de profiter du soleil malgré son enthousiaste un rien débordant, tout comme le nôtre sans doute. Nous, donc, les huit blogueuses en goguette, Caro(line), Fashion, Papillon et Stéphanie, les VIP parisiennes, Ankya, Choupynette, Erzebeth et moi-même, les “locales”… un chouette groupe croyez m’en.

et d’ailleurs voyez plutôt :

(oui ma photo a été prise dans les jacobins, et oui nous sommes neuf, la neuvième, si j’ose ainsi dire, étant Elodie à qui nous devons cette invitation au marathon – merci 1000 fois à elle. Les programme nous ont beaucoup servi tout au long de la journée, car en plus d’être exaustifs, ils faisaient de très efficaces éventails)

Si je devais trouver un fil rouge à cette journée, car je n’y fus que le samedi, ce serait les voix, car nous avons entendu des voix sublimes en plus de mots passionants. Deux conversations donc, avec Lambert Wilson (quelle voix mais quelle voix !) et Bernadette Laffont (quelle femme mais quelle femme !), et deux lectures.
Bernard-Pierre Donnadieu nous a d’abord  lu des extraits de La beauté du monde de Michel Le Bris. C’est un magnifique lecteur qui donne vie au texte et en souligne la force et le souffle, tout en gardant une certaine complicité tant avec le public qu’avec l’auteur à ses côté. J’avais beaucoup aimé la Biographie de Stevenson de Le Bris et là forcément je lirai bien la beauté du monde (Oui je trouve toujours à augmenter ma LAL !).
Plus tard, Bernard Giraudeau nous a lu des extraits de son dernier livre Cher amour. Dès le départ, il a été très clair, soit nous nous contentions d’extraits, soit nous nous faisions livrer des duvets et il nous faisait la lecture jusqu’au matin… Je crois bien qu’il l’aurait fait. En tout cas, je serais bien restée toute la nuit moi. Je ne sais si cétait lié au fait qu’il soit à la fois l’auteur et la voix ou simplement au texte lui-même qui avait un côté “histoires à conter à la veillée” mais ce fut un enchantement… Je n’en suis toujours pas remise. Je n’ai rien lu de Giraudeau malgré les bonnes critiques glanées ça et là mais désormais l’idée est fermement ancrée. En fait, j’ai même déjà cherché le dit-livre hier matin mais un dimanche forcément, j’en fut réduite au tabac-presse-librairie-près-de-chez-moi, qui avait un tas de choses (une adaptation bd de Plus belle la vie notament) mais pas celui-là, j’enrage (ce n’est pas comme si j’avais une pal de 250 livres), enfin ce n’est que partie remise.
Quand je vous aurais dit que toutes ces rencontres eurent pour cadre le cloître des Jacobins, que je suis une cloître-addict (ah bon le terme n’est pas reconnu? vraiment?) et que, de plus, j’aime particulièrement celui-ci et l’église qu’il jouxte (une petite merveille gothique construite à l’initiative de Saint Dominique soi-même) je crois que vous aurez compris que ce fut une réussite totale, des voix, des amies, des mots et des pierres (vieilles les pierres), de la magie pure !
Bon je vous rassure, il y eut la dose habituelle de bavardages et de fou rires – certaines des personnes présentes nous ont d’ailleurs fourni un matériel de base abondant quoique, j’en ai peur, involontaire – j’ai adoré apprendre qu’on pouvait avoir des “obligations obligeantes”, ça non plus je ne m’en remets pas.
En un mot comme en 42195, ce fut une journée rayonnante, et je crois bien que le marathon des mots est desormais inscrit d’office à mon programme.
Ah oui j’oubliais, vous vous demandez sans doute pourquoi mais pourquoi n’est-elle pas retournée s’enchanter de mots le dimanche ? (ah bon vous ne vous le demandiez pas ? étrange !) A cause de ça :

Une invasion de Daleks… je ne pouvais décemment pas rater cela ! (oui certaines obsessions sont se transmettent de mère en fils, qu’on se le dise !)

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