Jaz Parks s’en mord les doigts

Jaz Parks est une femme de caractère, bagarreuse, soupe au lait, susceptible, doté d’un langage de charretier et, disons le, assez difficile à manier. D’autant qu’elle est tueuse professionnelle, ce qui n’arrange pas précisément ses humeurs. Surtout depuis que la  CIA lui a attribué un nouveau partenaire, leur meilleur exécuteur et ce depuis longtemps, très longtemps. Mais Vayl, né quelque part Europe en 1744, porte bien son âge, comme tous les vampires…
Encore des vampires ! oui je dois bien le reconnaitre mais comment ne pas se laisser tenter avec toute cette bit-lit qui envahit les rayons de nos librairies préférées et puis celui-là je l’ai emprunté à ma fille (Elle me l’avait réclamé, j’avais craqué). Il faut bien que de temps à autres je m’intéresse à ce que lise mes ados.
Alors nous sommes ici face à un bon vieux roman d’espionnage, avec terroristes, virus tueur, bombes et complot international, le tout abondament saupoudré de surnaturel, vampires, démons, voyages astraux et monde sur le point de sombrer dans l’horreur et la destruction.
Le style est disons léger (est-ce dû à la traduction) parfois un tantinet répétitif peut être, les nausées de Jaz à chaque contrariété sont un rien lassantes et le titre français est particulièrement crétin mais les rebondissements sont abondants, les personnages prometteurs sinon tout à fait originaux, les armes toujours chargées et le vampire fort séduisant. Pour moi c’est un cran au-dessous de l’Anita Blake de Laurell K. Hamilton mais cela se laisse lire quand même, j’ai déjà le deuxième au programme… Pour amateur !

Jaz Parks s’en mord les doigts – Jennifer Rardin – 2007 – traduit de l’anglais par Jean-Noel Chatain – Bragelonne-Milady

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L’amour est à la lettre A

A l’aube de la cinquantaine, Emma s’est lassée de son travail, du stress et des déplacements incessants qu’il génère. Profitant d’un héritage, Elle décide de changer de vie et de se consacrer à sa passion des livres en ouvrant une librairie consacrée uniquement aux romans d’amour. Peu de temps après l’ouverture, elle découvre dans un livre, un chiffon de papier avec un nom et un numéro de téléphone, un prénom qu’elle croyait avoir oublié depuis longtemps…
Après les premiers billets consacrés à ce roman, j’ai eu un moment de flottement car ils étaient pour le moins sévères. Puis de nouvelles critiques sont apparues, je me suis réconciliée avec l’idée de cette lecture et je ne l’ai pas regretté !
Tout d’abord, j’aime les romans épistolaires, les livres et les librairies, alors un roman épistolaire ayant pour cadre une librairie “idéale”  en plein essort, animée par une LCA bon teint, je me sentais un peu chez moi.
Emma m’a certes parfois exaspérée mais comme pourrait le faire quelqu’un que j’aimerai bien, son antitechnologisme primaire, ses jugement pseudopsychosociaux, ses immuables talons, sa chance insolente en affaire (à moins que ce ne soit du flair), tout cela est bien agaçant mais définitivement attachant. Les personnages qui gravitent autour d’elle sont tout aussi sympathiques avec leur imperfections et leurs failles. Finalement le plus lisse est sans doute Federico, son correspondant, perdu dans un projet architectural grandiose, celui d’une bibliothèque bien sûr.
Rêve&Sortilège, la librairie d’amour,  est un écrin parfait pour le récit, le genre d’endroit où j’aimerais définitivement passer mon temps, les vitrines d’Emma sont réjouissantes, les livres cités appétissants (bon j’en avais lu pas mal), l’histoire romantique à souhait, en bref j’ai passé un agréable moment.
Alors c’est vrai,  Emma réussit tout ce qu’elle entreprend (mais ses idées sont très séduisantes), son histoire d’amour est un rien prévisible et l’histoire s’essouffle un peu aux deux tiers du roman mais rien qui puisse vraiment me gâcher mon plaisir. Rafraîchissant !

Sinon j’aimerais bien un mug Shhh… I’m reading, d’après Emma c’est une injonction qu’on ne peut faire qu’aimablement sur un ton courtois. En tant que LCA patentée doublée d’une mère  probablement indigne, j’ai peur que mes enfants ne soient pas entièrement d’accord avec elle.

L’amour est à la lettre A – Paola Calvetti – 2008 – traduit de l’italien par Françoise Brun – Presses de la Cité

Le site de la librairie : www.librairierevesetsortileges.fr

Les avis de Cuné, Fashion et Pimpi, plutôt séduites, ceux d’ Hathaway  et Cryssilda réfractaires !


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mon calligramme à moi… et en couleur

Inspiré par les nuages de mots de calepin, mr Kiki s’est amusé à dessiner des calligrammes qu’il appelle joliment des zani-mots, et il a créé mon chat-nom ! j’aime particulièrement le sable et noir (couleur siamois) et le noir aussi, et le multicolor et…
Quel talent, 1000 miaoumerci mr kiki !

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Du bon usage des étoiles

1845, l’Angleterre lance la plus moderne des expéditions pour découvrir enfin ce fameux passage du nord-ouest censé relier l’Atlantique au Pacifique en passant par le nord, l’Arctique. Deux vaisseaux, le HMS Terror et le HMS Erebus sous le commandement de Sir John Franklin, sont chargés d’assez de vivres pour trois ans et de tous les équipements que les sciences les plus avancées de l’époque peuvent fournir. On ne reverra jamais ces deux bâtiments, ni aucun de leur 133 membres d’équipage.
Sur cette trame historique, tout ce qu’il y a de plus véridique, Dominique Fortin a choisi de broder non seulement le destin de ces marins perdus dans les glaces, mais aussi celui des femmes qu’ils ont laissées derrière eux, préparées à une longue absence certes mais dont la solitude grandit à mesure que les mois puis les années passent.
La construction fragmentée, polyphonique de ce roman est originale et prenante, alternant les mondanités tourbillonantes mais un peu vaines des dames de la bonne société victorienne et le voyage immobile du capitaine Crozier plus axé sur l’expérience spirituelle que sur l’horreur de sa lente agonie enfermé dans le vide et la promiscuité. Des extraits de son journal de bord alternent avec des fragments de dialogues, des poèmes, des souvenirs voire des recettes de cuisine ou des extraits de pièces de théatre.
D’une certaine façon, ce qui fait la force de ce roman, cette alternance d’époques, de continents, ce contraste ciselé entre la mort glacée et la bonne société victorienne peut probablement en être aussi la faiblesse. Car si l’histoire de lady Jane, la femme de Sir Franklin, et de Sophia sa belle-fille pour laquelle Crozier nourrit un amour sans espoir, est sans conteste ce que j’ai le plus apprécié, le journal du commandant du Terror quoique fort bien écrit avec pudeur et sensibilité ne dégage pas l’émotion brute qu’une telle tragédie peut générer. D’une certaine façon c’est ce qui m’a plu mais c’est aussi ce qui a déçu Ys par exemple. En tout état de cause, une très belle variation écrite sur une partition qui a déjà inspiré plus d’un auteur.

Du bon usage des étoiles – Dominique Fortier – 2008 – Editions Alto

Les avis conquis de Cuné, Fashion et Caro(line) que je remercie pour son prêt , moins convaincu de Ys et Louis, ce roman a été la recrue du mois de décembre 2008 sur le blog du même nom.

Du bon usage des étoiles doit être bientôt adapté à l’écran par le réalisateur Jean-Marc Vallée.

Publié dans roman québécois | 20 commentaires

Des mots et des nuages…

Chez calepin, j’ai découvert fascinée, les formes si esthétiques que pouvait prendre l’analyse textuelle. Les mots me font toujours un effet certain alors en nuage… Comme calepin a eu l’extrême gentillesse de nous donner le mode d’emploi et que je suis toujours en panne aggravée de lecture-écriture, j’ai pensé publier mon propre petit nuage (des heures de tatonnements et de mise en forme, quiche je suis, quiche je reste) à partir des deux derniers mois de publication de mon blog. Oui deux mois parce que sinon Tolkien sait le temps que cela aurait pu me prendre, bavarde n’apparait pas ici mais c’est surement une erreur, passons… voici l’objet !

 

(vous pouvez même cliquer dessus pour le voir en grand. On n'arrête pas le progrès, c'est fou !)

(vous pouvez même cliquer dessus pour le voir en grand. On n’arrête pas le progrès, c’est fou !)

Le grand gagnant est, incontestablement, le mot question ! Cette révélation m’a beaucoup amusée mais en fait j’aime assez. Pourquoi, découvrir, étrange, révéler sont en bonne place aussi, ainsi bien sûr que livres, roman, lecture, personnages mais aussi temps (est-ce en rapport avec mes plaintes continuelles de ne pas avoir le temps de TOUT lire ?) Et bien que le doctor (doctor ? doctor who ?) brille par son absence (contrairement à ce qui se passe chez d’autres ici ou ), les mots écran et série sont en bonne place.

Sinon vous pouvez aussi y trouver :
* deux auteurs anglais  (oui deux et toc !),
* deux blogueuses (mais comment se fait-il ?),
* trois titres de romans (quatre si on en compte un en deux morceaux mais reconnaissable pour un oeil averti),
* un personnage (oui celui-là),
* un animal (mais pas de raton laveur)

Une plaquette de chocolat à celui qui retrouvera le tout (mais oui c’est une promesse) !

Que faut-il en déduire ? Je n’en ai aucune idée : l’analyse textuelle je débute ! Mais j’ai quand même découvert avec une fierté teintée de soulagement, que j’usais plus modérément des adverbes que je ne le redoutais (ou alors j’en ai un  éventail suffisament large pour qu’ils n’apparaissent pas). C’est toujours ça !

 

Publié dans le blog | 47 commentaires

Festival BD de Toulouse


Et si on faisait un petit tour ce week end ?

Publié dans riens | 28 commentaires

Challenge 100% masculin

Mais comment ai-je pu rater ça ?

A mon avis je néglige trop la lecture des blogs. Impossible d’expliquer autrement cette étrange absence. Apprenez donc, qu’au mois de décembre dernier, Calepin, dont j’ai découvert le blog grâce à ses superbes nuages de mots, a organisé un challenge réservé aux blogueurs (exclusivement j’insiste) et consacré, je vous le donne en 1000 à la Chick lit, cette littérature dite, avec une certaine impertinence me semble-t-il, de poulettes. Le porte étendard le plus connu de la chick lit est sans doute Le (très célèbre) journal de Bridget Jones mais Le diable s’habille en Prada a fait son petit effet lui aussi  et il y en a tellement d’autres que la tête m’en tourne

Dans l’ensemble il s’agit de jeunes trentenaires de sexe féminin, éduquées voire cultivées avec des métiers  tendances et de bons salaires, à la recherche  de l’âme soeur, la vraie ! J’espère ne pas être trop réductrice, que les puristes corrigent mais ne tapez pas merci !
Après tout moi je suis plutôt bit-lit à mes heures, vous savez avec vampires et loups garous. La présence de ces créatures étant parfois la seule différence réelle avec de la chick lit au demeurant mais passons…

Challenge pragmatique (c’est un homme qui nous parle), Chick Litt for men (avec deux t) est limité à un (1) seul livre à dévorer (hum !) avant le 31 décembre 2009. L’esprit de compétition que dis-je d’émulation qui règne dans la blogosphère ne cesse de de nous réserver d’ébourrifantes surprises.  Je ne m’en lasserai jamais. N’a-t-elle pas récemment poussé un blogueur à participer au Challenge Jane Austen en décidant de lire UN (1) chapitre d’Orgueil et préjugés (le premier, si  si si !). (Non, n’insistez pas, je ne donnerai pas de nom, j’attends son billet avec trop d’impatience, les illustrations notamment, mais je m’égare.)

Je me déclare donc ici très officiellement
 supportrice enthousiaste
 de ce superbe challenge


(doté d’un bologo ce qui ne gâche rien !)

Publié dans riens | 26 commentaires

Voyage à Perros

“Au moment où la pointe du couteau s’engage dans le gros pain rond, de petits coups brefs frappent la porte d’entrée. Ambroise se lève lentement, tourne le verrou….
Une toute jeune fille blonde se tient dans la lumière du seuil, un sac de voyage à la main. Elle tremble.
-“Grand-père, c’est moi… Anne….

Je vois bien que c’est toi, petite! Entre!”

Quelques jours avant noël, une petite fugueuse se réfugie chez son grand-père. Bouleversée, elle n’a trouvé que cette source pour répondre à ses questions sans réponses et, ce faisant, elle va donner quelques merveilleuses journées à son grand-père.

Ce tout petit livre, tout juste 79 pages, est fort bien écrit, la poésie du style rend merveilleusement l’ambiance marine de l’extrème ouest breton, les personnages sont charmants s’ils ne sont guère originaux et l’ensemble pourrait être fort agréable. Il l’est d’une certaine façon mais ce qui m’a réellement gênée c’est l’histoire elle-même, étrangement décalée dans le temps. Sans vouloir trop en révéler, elle m’aurait paru psychologiquement intéressante située trente ans plus tôt mais se déroulant aujourd’hui elle est vraiment très peu crédible ce qui m’a un tantinet gâché mon plaisir. dommage !

Le voyage à Perros – Jacques Thomassaint – 2004 – Editions du Petit Pavé, collection Obzorroman junior dès 9 ans d’après l’éditeur

Le choix de Bladelor dans la Chaîne des livres, les avis beaucoup plus positifs de Stephie, Doriane, Hathaway, celui plus négatif de Fashion, ce livre est maintenant chez isil en attendant de nouvelles aventures.

Publié dans livre jeunesse | 14 commentaires

Mr Darcy’s diary

Evidemment je n’ai pas résisté… Après avoir lu et relu Orgueil et préjugés un nombre déraisonnable de fois, je me suis laissé séduire par ce journal intime de Fitzwilliam D. Et ce fut ma foi fort agréable. Certes il n’y eu ni surprise ni suspens, mais à la trentième lecture le suspens est, de toute façon, un tantinet émoussé et puis cela n’a jamais été ma tasse de thé.
J’aime beaucoup l’idée d’un changement de point de vue sur les évenements d’un roman et le fait que le récit de Darcy se présente sous forme de journal ajoute un certain piment. Nous retrouvons donc certains dialogues originaux mêlés à ses commentaires, sa vision des évenements et des personnages (ah la famille Bennet !!!), ainsi que des relations un peu développées de la mesaventure de Georgiana ou du séjour londonien de Bingley. Mais ce qui fait tout l’intérêt du livre c’est bien sûr l’évolution personnelle de Darcy. D’abord dérangé par la conduite des nouveaux voisins de son meilleur ami, il est très vite perturbé par la liberté de ton et de manière de Lizzie et se trouve partagé entre réprobation et disons émulation car, pour une fois, les conversations sont imprévisibles et stimulantes… Lorsque le refus de Lizzie le pousse réellement à la reflexion, cela devient d’autant plus passionant. J’ai déjà dit quelque part que je ne voyais pas Darcy comme  un homme véritablement orgueilleux – un tel homme n’aurait jamais justifié sa conduite auprès d’une femme qui venait de si mal le juger. L’auteure le décrit ici comme je l’imagine, profondément persuadé de la supériorité de sa position et de son lignage mais sans prétention pour lui-même. Très loin d’un orgueil intransigeant tel que celui épinglé par Stevenson par exemple dans Le maitre de Ballantrae. Mais je m’emballe, comme c’est étrange… Toujours est-il que j’ai trouvé assez convaincant ce cheminement personnel d’un homme plus habitué à être encensé que contredit.

La satire sociale est moins présente bien sûr que dans l’irremplaçable original et le style quoique agréable et assez respectueux de celui de l’époque n’a ni le mordant, ni la drôlerie de celui d’Austen. Mais tel quel il représente un très bon moment de lecture pour les passionnés d’Orgueil et préjugés en général et de Fitzwilliam Darcy en particuliers (Nous sommes, dit-on, plusieurs dans ce cas).

Mr Darcy’s diary – Amanda Grange – 2007 – Sourcesbooks

L’avis de Karine et je n’en ai pas trouvé d’autres pour le moment.

Publié dans roman britanique | 44 commentaires

Le collier de la princesse

En déplacement hors de sa juridiction, Le juge Ti prévoit d’en profiter pour se détendre quelques jours dans la Ville-du-bord-de-l’eau, ses lieutenants devant le rejoindre par la suite. Mais dès son arrivée, une rencontre, un meurtre et autres événements imprévus s’enchaînent, précipitant notre juge dans un complot d’ampleur impériale…
Le juge Ti mène habituellement ses enquêtes accompagné par tout ou partie de ses lieutenants, il est cependant seul dans les deux derniers romans écrits par Robert Van Gulik, Le collier de la princesse et Assassins et poètes. Tous deux nous montrent “le Juge ti en voyage”, se suivent chronologiquement et prennent place alors que le magistrat est en poste à Pou Yang, haut lieu de ses exploits contre la clique bouddhiste. J’ajouterai en toute objectivité que ce sont deux de mes préférés.
Le collier de la princesse est un roman court et pétillant, l’action y est rapide sans pause ni temps mort, notre juge semblant, au contact tant de la jeune Fougère que de la troisième princesse, retrouver une vigueur dans l’action  plutôt assumée par ses lieutenants en temps normal. Il accepte une mission digne d’un agent secret, se fait passer pour un malfrat auprès d’une huile de la pègre, manie l’épée de belle façon et se livre à d’aventureuses expéditions avant d’assumer, quelques heures, de hautes responsabilités, avant-goût d’un futur pas si lointain*.
L’intrigue nous permet de surcroît de pénétrer quelques peu les secrets d’un palais, fut-il d’été, et de rencontrer le seul personnage impérial de toute la série, cette fameuse troisième princesse propriétaire d’un collier de perle sans prix. Si l’histoire du vol du collier est assez tortueuse, elle met magistralement en scène à la fois l’ambiance confinée et farcie d’intrigues des milieux proches du pouvoir et le concept de fonction dans la société chinoise impériale, concept pas toujours facile à appréhender pour des occidentaux. Van Gulik l’a maintes fois souligné, en Chine les honneurs et les privilèges étaient dus à la fonction et non à ceux qui les assumaient et, ainsi que le remarque  justement l’un des personnages du roman, nul n’etait intouchable à l’exception (relative) des membres de la famille impériale. Ainsi un simple “morceau de papier” permet instantanément au juge de changer de statut et de passer de l’état de gêneur à éliminer à celui d’inquisiteur impérial à qui même les plus hauts fonctionnaires doivent obéissance absolue – sans que personne ne songe même à remettre en cause sa légitimité.
Comme à son habitude l’auteur esquisse quelques très beaux portraits de femme et y ajoute un magnifique moine taoïste, adepte du non-agir comme le sera d’ailleurs le moine zen du dernier de ses romans, qui tient à la fois le rôle de deus ex machina de l’intrigue et celui de “sage”  incitant notre juge à tirer les leçons de l’expérience.
La délicatesse pleine de légèreté du décor de cette petite ville tranquille fait pendant à la rigidité glauque du complot dans un équilibre que je trouve assez parfait pour donner l’un des plus agréables épisodes de la série**.

L’avis de Thom et peut être même celui de Xavier, guest star du !

Le collier de la princesse (Necklace et Calabash) – Robert Van Gulik – 1966 – traduit de l’anglais par Anne Krief – 10/18

Dans les épisodes précédents
Les enquêtes du juge Ti
Trafic d’or sous les Tangs
Le paravent de laque
Meurtre sur un bateau de fleurs
Le monastère hanté
Squelette sous cloche
Le pavillon rouge
La perle de l’empereur


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* Dans quatre romans maintenant…
** Mon préféré c’est le prochain
!

Publié dans Polar | 16 commentaires