L’appel de la lune

Depuis quelques temps, les fae ont fait leur coming out, chacun sait, croit savoir ou préfère ignorer que des créatures magiques existent et vivent un peu partout. Ce qui donne de belles occasions d’initier de nouveaux ostracismes. Bien sûr certains se sont bien gardés de révéler leur vraie nature, les loups garous par exemple. Mais pour  Mercy Thompson ils sont aussi reconnaissables que mettons des pièces de volkswagen. Il faut dire qu’entre le vampire qui lui a confié son minibus scoubidous à réparer et son voisin alpha de la meute locale, elles est plutôt bien entourée. En même temps Mercy n’est pas précisément une mécanicienne comme une autre. Un jour bien des années plus tôt, sa mère a trouvé un bébé coyote à sa place dans son berceau…
Ce roman est un petit concentré d’action dans la meilleure tradition bit-lit. Le monde des fae est plus suggéré que décrit, permettant à quelques révélations bien amenées de pimenter agréablement l’histoire. Les personnages sont attachants, entre Mercy indépendante et têtue, son ancien proprio qui semble beaucoup plus vieux que prévu et quelques loups garous plutôt sexys – ce qui ne gâte évidemment rien. Le style est fluide, le récit allègre, le fantastique quasiment crédible et la nature magique de l’héroïne pourrait nous réserver quelques belles surprises. Alors certes c’est à réserver aux amateurs mais comme j’en suis, j’ai trouvé ce premier tome non seulement fort sympathique mais très prometteur pour la suite…

Le second tome sort en français en mai prochain (je dis ça, je ne dis rien…)

L’appel de la lune – Mercy Thomson 1 – Patricia Briggs – 2006 – traduit de l’anglais par Lorène Lenoir – Milady – 2008

Les avis de Karine, Chimère,

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Hypérion

La planète Hypérion aux confins du Retz recèle de multiples mystères. Planète Labyrinthique, dotée d’artéfacts étrangers à l’expansion humaine, abritant des phénomènes temporels inexpliqués et une créature de cauchemard, appelée le Gritche, devenue en quelques années la divinité d’une religion sanglante, elle n’a jamais intégré le Retz, même en temps que colonie.  Comme si des forces de l’ombre oeuvraient à la tenir l’écart de l’Hégémonie.
Alors que les Extros s’apprêtent à ravager la planète et que les armées du Retz convergent pour les affronter, alors que ses habitants abandonnent tout pour chercher à évacuer et que le chaos s’installe, sept pélerins se dirigent vers les tombeaux du temps. Et de cet étrange voyage pourrait bien dépendre non seulement le sort de la planète mais cquelquechose de beaucoup plus vaste.
Pour mettre toutes les chances de leur côté au moment où ils feront face au Gritche, les sept décident de se raconter mutuellement les évènements qui ont conduit chacun d’entre eux sur Hyperion dans ce chaos sans retour…
Hypérion est un livre-univers, non seulement le voyage des pélerins est l’occasion de découvrir cette planète inhospitalière et secrète mais les sept récits sont autant d’occasions d’explorer d’autres facettes de cet environnement complexe. Tous différents, ils s’éclairent les uns des autres pour nous donner une image fractionnée mais cohérente de cet univers fabuleux où les hommes ont ensemencé la galaxie, où les intelligences artificielles ont acquis leur indépendance mais continuent de servir – mais est-ce le bon terme –  l’humanité, où certains hommes ont choisi de vivre en marge jusqu’à ouvrir une nouvelle branche évolutive et développer une culture adaptée à l’espace, où dans une même maison salon et chambre à coucher peuvent se situer sur des mondes différents.
Chaque personnage ajoute sa propre voix bien distincte à la trame centrale, leurs histoires tissent un motif incroyablement riche et profond. Je savais que Hypérion, prix Hugo 1990, était considéré comme un des classiques incontournables de la science-fiction mais que voulez-vous, on redoute toujours une déception. Parlons plutôt d’une… révélation. foudroyant !

Hypérion – Dan Simmons – 1989 – traduit de l’anglais par Guy Abadia – 1990 – Robert Laffont (édité en poche chez Pocket)

Merci à Isil pour m’avoir dénoncé et à Fashion pour ce prêt positivement décoiffant !

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Austen Questionnaire

       Dans le cadre duEmjy a créé un Austen questionnaire-tag. Histoire d’en savoir un peu plus sur ce qui relie et parfois divise (par d’interminables et néanmoins passionantes controverses) les admirateurs de Jane… Voici donc ma contribution à cette fort intéressante initiative…

1) Comment avez-vous découvert Jane Austen ?

Etudiante j’ai lu une première fois Orgueil et préjugé que j’ai apprécié mais sans suite. Quand j’ai commencé à parcourir les blogs, je me suis certes dit qu’il faudrait que je réessaie, mais il a fallu le film de Joe Wright, emprunté un jour d’ennui au vidéoclub, pour réveiller la Janéite qui s’ignorait en moi. L’éveil a été, pour le moins, spectaculaire et dévastateur…

2) Avez-lu tous ses romans jusqu’ici ?
Il me reste Mansfield park à découvrir, ce qui ne saurait tarder. Ensuite je lirai les oeuvres de jeunesse, lady susan, les Watson et Sanditon… Heureusement je relis beaucoup.

3) Avez-vous un préféré ?
Je suppose que mon préféré est Orgueil et préjugé (si j’en juge par le nombre de relecture – autour de 30 l’année dernière), suivi de près par Raison et sentiment et Persuasion ex aequo, puis Emma et Northanger… pour Mansfield park, je ne saurais encore dire. Mais cet ordre peut certainement évoluer au gré des relectures.

4) Combien d’adaptations avez-vous vues ?
Huit “vrais” adaptations (P&P série et film, S&S série et film, Persuasion 2 films, Emma 2 films) plus Mariage à Bollywood et Bridget jones… mais j’ai des projets (et des commandes) !

5) Lesquelles sont vos préférées ?
La plus chère à mon coeur est sans conteste l’adaptation de Joe Wright qui m’a fait redécouvrir Austen et dont je ne me lasse pas malgré le nombre incalculable de fois où je l’ai vu. J’ai également beaucoup aimé la série P&P de la BBC, ainsi que le S&S de Ang Lee et l’adaptation plus récente de la BBC. Enfin j’ai beaucoup apprécié l’Emma de Douglas McGrath qui est charmant et le Persuasion de Shergold so glamour.

6) et lesquelles aimez-vous le moins ?
Pour l’instant je n’ai pas eu de rejet particulier mais il m’en reste à voir. Ah si ! Je n’ai pas du tout accroché au Journal de Bridget Jones.

7) Avez-vous vu des films inspirés ou dérivés de son oeuvre ? (Becoming Jane, Miss Austen regrets, Coup de foudre à Bollywood, Clueless, Bridget Jones, The Jane Austen Book Club etc) Qu’en avez-vous pensé ?
Pour l’instant mon préféré est sans aucun doute Lost in austen que j’ai adoré (ça relève du fantasme pur à mon avis). Becoming Jane m’a plu (si romantique) ainsi que Coup de foudre à Bollywood (très pétulant) et j’ai détesté Bridget donc mais je lui laisserai peut être une seconde chance allez… Maintenant j’ai très envie de voir Miss Austen regrets et The Jane austen book club qui semble meilleur que le livre dont il est tiré (Plutôt insipide à mon goût !). Et je note Clueless dont je n’avais pas encore entendu parler.

7) Qu’aimez-vous le plus chez Jane Austen ?
Son Humour, sa causticité, son style, sa finesse, ses dialogues, son pragmatisme et ses happy end (je suis grave je sais)

8) Avez-vous ce qu’on peut appeler une collection Jane Austen ? (inclure photos si vous le souhaitez)
Et bien tous les romans en français, trois en anglais (mes trois préférés), deux biographies, deux essais, une certain nombre de dvd, un superbe Tee shirt avec MON Darcy dessus offert par Karine-la-généreuse et deux marque-pages Jane austen offerts par Caro(line)-bénie-soit-elle... devrais-je devenir fétichiste ? (il y a même Colin sur un des marque-page et s’il n’est pas mon Darcy favori, il est néanmoins fort élégant !)

Les questionnaires d’Emjy (à tout seigneur, tout honneur), Isil, Ofelia, Cachou, miss babooska, Carol, Ashtray-girl, Nataka,… Je me suis fiée aux commentaires d’Emjy, si j’ai oubié vos questionnaires, dites le moi !


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Printemps !

Les mimosas se fanent déjà,

Mais les forsythias sont en pleine forme…

Et en plus, il fait beau !

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La perle de l’empereur

Alors qu’il assiste à la fête des bâteaux-dragons en compagnie de ses trois épouses, le juge Ti doit constater pas moins de deux meurtres commis dans des circonstances plutôt inhabituelles. L’enquête qui suit va l’entraîner dans une affaires aux sombres ramifications (ou la disparition d’un domino sera de la plus grande conséquence) et lui permettre de résoudre deux énigmes du passé restées sans solution.
J’ai une tendresse particulière pour la perle de l’empereur car c’est le tout premier juge Ti que j’ai lu quand j’étais étudiante, sans doute de part ma malédiction personnelle qui fait que je ne commence jamais une série par le début. Certes il manque les lieutenants du juge, partis en mission quelquepart, mais c’est l’occasion de voir un peu plus notre juge dans son intimité familiale et dans sa relation privilégiée avec le sergent Hong qui l’accompagne depuis sa toute petite enfance.
Comme toujours Van Gulik soigne particulièrement ses personnages féminins et dans cet opus Ambre et Lotus d’or se révèlent avoir des personnalités plus intéressantes qu’on pourrait le croire au départ. Mais ma préférence va, je l’avoue, à la “toute petite” Violette Liang, truculente lutteuse mongole avec laquelle il ne fait pas bon badiner comme le remarque incidemment notre magistrat. Une belle intrigue, bien retorse où l’on retrouve avec plaisir la ville de Pou-Yang théatre des terribles évènements du Squelette sous cloche. J’adore !
J’attends comme vous de lire l’avis de Thom.

La perle de l’empereur – Robert Van Gulik – 1963

Dans les épisodes précédents
Les enquêtes du juge Ti
Trafic d’or sous les Tangs
Le paravent de laque
Meurtre sur un bateau de fleurs
Le monastère hanté
Squelette sous cloche
Le pavillon rouge

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Le Maître de Ballantrae

ballantraeMilieu du XVIIIe, Bonnie Prince Charlie, héritier de la dynastie des Stuart, obtient le soutien des clans écossais dans son projet de reconquête du trône d’Angleterre. Mais les grandes familles écossaises sont prudentes à leur façon. Le vieux lord Durrisdeer envisage donc d’envoyer son fils cadet soutenir le prétendant, tout en gardant auprès de lui son ainé, le Maitre de Ballantrae, qui ferait lui allégeance au roi en place.
Un bel et bon arrangement qui malheureusement n’a pas l’heur de plaire au-dit Maître, jeune homme séduisant et talentueux mais violent, manipulateur et libertin qui préfère de loin l’aventure jacobite. Il part donc abandonnant le domaine à son frère, Henri, jeune homme bon et honnête mais renfermé et peu populaire. La bataille de Culloden met bientôt fin à la rébellion et le Maître est présumé mort mais son ombre continue de hanter étrangement le domaine des Durrisdeer…
Dans ce roman, pourtant assez court, Stevenson réussit le tour de force de conjuguer avec une rare maîtrise, les sources d’inspiration qui ont fait le succès de deux de ses précédents chef d’oeuvres, l’île au trésor et de l’étrange aventure du dr Jekyll et de Mr Hyde, ciselant un roman aux multiples facettes ajustées au millimètres. A la fois roman d’aventures fourmillant d’actions, de pirates sanguinaires, d’indiens hostiles et de contrée sauvages, roman psychologique jouant sur le double néfaste à travers deux frères aux caractères diamétralement opposés, roman d’atmosphère glaçant où l’on voit les personnages s’engluer dans une situation infernale tissée d’orgueil, de non-dit et de mensonges, conte quasi-fantastique enfin dans la façon dont le narrateur mets en scène son involontaire fascination pour le Maître, son intelligence, sa force et sa noirceur absolue et contagieuse.
A cette construction rigoureuse au rythme enlevé s’ajoute la prose de Stevenson, étonnamment visuelle, puissante, aussi élégante que précise avec ce zeste d’extravagance dans l’adjectif qu’on retrouve à des degré divers chez d’autres “aventuriers” anglais de l’époque tels Henri Rider Haggard ou Arthur Conan Doyle. Un must !

Le maitre de Ballantrae – Robert Louis Stevenson – 1889

L’avis d’Isil, de Tamara

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L’hydrathom (dite aussi tagathom)

Il y a près d’un an, Thom, après avoir dit pis que pendre des tags, a eu l’extravagante idée d’en inventer une, la très célèbre Tagathom qui possède la caractéristique de croître chaque fois que quelqu’un y répond. Pour corser le tout, il l’a lancée dans deux directions différentes de la blogosphère et bien tranquille (voire ricanant), il a attendu que ça se passe. Il a fallu une carte spéciale, invention non moins extravagante de Mr Kiki, pour suivre les circonvolutions de la croissance du monstre.
Peu à peu cependant la tag s’est essoufflée mais il y a deux semaines, cécile l’a exhumée, réactivée et refilée à Mr kiki, qui l’a lui-même envoyé chez Homéo qui a eu l’idée ébourriffante (c’est bizarre je soupçonne qu’ils ont concocté ça ensemble…) de croiser les deux branches de la tag et de m’expédier le tout. Elle m’a donc gaiement proposé de répondre à 29 questions de blogueurs aussi farfelues les une que les autres (merci infiniment homéo, je te revaudrai ça). Dans ce cas pourquoi accepter, me direz-vous ? Et bien parce que l’idée de base était de réexpédier le tout à l’envoyeur initial, donc Thom, mon très honorable, très estimé et très aimé frère en blog. (D’où  l’astuce de passer par moi, pff thom tu fais peur aux gens !!!)

Alors voilà c’est fait Thom, je te renvoie bien ficelée,
ta tagatoi !

Tête 1, dite Branche Cuné :
Question 1 (Cuné) : On a tous un sosie quelque part. Quelqu’un qui nous ressemble un peu, tout au moins. Ou alors quelqu’un qui a fait penser quelqu’un d’autre à nous lorsqu’il l’a vu(e). Parfois, ça peut entraîner de lourds ressentiments. Si on me dit que je ressemble à Nicolas Sarkozy, par exemple, je pleure. Alors, à qui t’a-t-on déjà dit que tu ressemblais ? (Même de loin, ou de profil, ou philosophiquement parlant, ou pour déconner, rhoo !)
Pffff on m’a dit une fois que je ressemblais à Sandrine Bonnaire… mais c’était il y a trèèèèès longtemps, il y a prescription.

Question 2 (So) : Tu dois tuer la personne avec qui tu vis, comment t’y prends-tu pour ne pas te faire choper ?
Ah mais nooonnn je suis contre l’idée de tuer quoique ce soit sauf pour manger et la personne avec qui je vis ne me semble pas très comestible (voire toxique ?).

Question 3 (Alinéa) : Si tu devais être privé(e) d’un des 5 sens, lequel choisirais-tu? Pourquoi ?
Je préférerais de loin en avoir un supplémentaire, c’est possible ?

Question 4 (Fashion Victim) : Quel titre dont tu as (un peu, beaucoup, passionnément) honte se cache dans ta bibliothèque ?
J’ai bien peur de ne pas avoir facilement honte ! Voyons de quoi pourrais-je avoir honte dans ma bibliothèque ? Pas des quelques fleuves noirs, des romans de gare genre espionnage, non. J’ai vendu mes harlequins mais c’était pour faire de la place… non décidément !

Question 5 (Amanda) : Tu viens de mourir. Saint Pierre était bourré quand tu es arrivé(e) devant les portes du Paradis et t’a indiqué la mauvaise porte. Te voilà devant Bouddha qui t’informe que tu dois te réincarner. Tu peux choisir ce que tu veux, sauf te réincarner en toi, faut évoluer ma vieille (mon vieux). Alors ? En quoi choisis-tu de te réincarner ?
Un truc qui vole, un faucon peut-être… un dragon ?

Question 6 (Cathulu) : Quelle question ne voudrais-tu surtout pas qu’on te pose ?
« A quoi penses-tu ? » (à moins qu’on ai la journée devant nous, et la nuit à suivre avec quelque chose à boire de préférence.)

Question 7 (Anne) : Essayez-vous, régulièrement, de vous débarrasser d’habitudes profondément ancrées ?
Bah non, je n’ai pas de mauvaises habitudes moi !

Question 8 (Karine) : Nous avons tous nos petites manies langagières. Des mots que nous disons très souvent, des expressions un peu bizarres, des prononciations originales… Quelles sont les vôtres ?
J’adore inventer des petits noms affectueux, (pour mes loups bien sûr mais pas seulement) bizarres le plus souvent, genre minouchon bleu ou bidoulounet ou mon lézard… n’importe quoi !

Question 9 (Joelle) : Dérivée de la question d’Amanda (la 5), comme St Pierre a une dette envers toi, il te propose de tester une époque, passée ou future, avant de te réincarner dans l’humain, l’animal ou la chose de ton choix (ben oui, quoi, St Pierre a aussi la possibilité de te faire voyager dans le temps … de toute façon, pour l’instant, tu es encore mort !). Quelle période voudrais-tu découvrir ?
Ma période préférée c’est le moyen âge mais d’abord c’est un peu long comme période (1000 ans quand même et que choisir durant cette période) et puis j’ai l’étrange impression que je n’apprécierais pas de la vivre, surtout en tant que femme quoique même pour les hommes…. Non vraiment, plutôt le futur, dans un siècle mettons pour voir…

Question 10 (Charlie Bobine) : Ta maison est en flamme. Les êtres qui te sont chers (et tes animaux de compagnie s’il y a lieu) sont en sécurité. Tu as quelques minutes à peine pour sauver un (ou plusieurs)
Ciel mes bijoux !!!! (quoique si j’en juge par ma réaction lors d’une célèbre explosion, je laisserais tout en plan !!!)

Question 11 (Lou) : Manque de chance, la réincarnation n’a pas fonctionné et te voilà enfermé(e) dans le roman que tu détestes le plus. Comme Bouddha a vraiment loupé son coup, tu es le personnage le plus exécrable, nullissime ou inintéressant de l’histoire. Quel est ce livre ? Quel est ton rôle et comment t’en sors-tu ?
Je ne finis jamais les romans que je n’aime pas, du coup je n’en connais pas les personnages même les plus nullissimes, dilemme ! Je n’aimerais quand même pas me retrouver coincée dans un truc ennuyeux et mal écrit, sans même en connaitre le titre.

Question 12 (Agnès) : Il faut parfois savoir faire preuve de ténacité et défendre ses critères à coups de dents, même en littérature. Quel(s) livre(s) refusez-vous catégoriquement de lire, même sous la contrainte, et pourquoi ?
Je ne connais pas la contrainte, je lis pour le plaisir seul et aucun genre ne m’est étranger !

Question 13 (Cécile) : Tu dois partir un an sur une île déserte, où les ressources naturelles en vivres et en eau potable abondent (pas de souci de ce côté là) et où un bungalow tout confort a été aménagé avec goût par les naufragés précédents qui n’étaient autres qu’Andrée Putman et Jacques Garcia (pas de problème de logement non plus donc). Avec qui pars-tu (sachant que tu n’as pas le droit de choisir ton/ta chéri(e) qui, d’ailleurs, se trouve sur une autre île avec Monica Bellucci/Brad Pitt/George Clooney/Angelina Jolie (rayer les mentions inutiles)) et avec quels objets (tu peux en choisir 3) ?
Trois énormes livres (à la recherche du temps perdu compte pour un) avec quelqu’un qui ait de la conversation (mais bien la conversation) et s’il était mignon en plus ça ne gâcherait rien… j’ai quelques idées mais je ne parlerai
qu’en présence de mon avocat…. Oh mais je suis bête, si j’invitais le Docteur avec son Tardis, ça règlerait la question…

Question 14 (M.Kiki) : Certains sujets de conversation pouvant sembler anodins font pourtant l’objet de débats passionnés. Par exemple, j’ai vu des discussions sur des recettes de cuisine dégénérer en grosses disputes. Avez-vous assisté ou participé à de telles discussions ? A propos de quoi ?
M’en parlez pas, la recette de la moussaka a failli me coûter ma meilleure amie, alors qu’en plus, moi, je m’en fous!

Question 15 (Homéo) Aimes tu que l’on célèbre “La journée de la femme ?

Je n’ai rien contre et  une journée des hommes ce serait bien aussi, c’est vrai quoi…Tête 2 : dite branche JDM : (je vous préviens de ce côté de la blogosphère, les gens posent des questions VRAIMENT très bizarres)

Question 1 (Jdm) : Qui a mis en relation la pensée de Pascal nous rappelant que la vie est misérablement courte et celle d’Einstein découvrant que plus on va vite, plus le temps est court ?
Vif argent (vous savez le frère de la sorcière écarlate) !

Question 2 (Idothée) : En quoi peut-on dire en s’appuyant sur les suites de Fibonacci que Don Juan était un fin théoricien de l’infini à travers sa relation avec les femmes ?
bah moi et les chiffres hein.. et je suis sûre que c’était pareil pour Don Juan !

Question 3 (Thom) : Quel est selon toi le point commun secret entre la question 1 et la question 2 ?
Leurs auteurs sont des fous dangereux !

Question 4 (Alf) : Si tu devais impérativement choisir entre le cœur ou le cerveau pour apprécier la musique, quel organe choisis-tu de conserver… et pourquoi?
Les oreilles (pfff !!!)

Question 5 (G.T.) : Si vous deviez vivre éternellement à l’intérieur d’un film… lequel, et pourquoi ?
Orgueil et préjugés de Joe Wright et je veux être Elizabeth Bennett ! Je veux vivre à Pemberley 🙂
Bon après réflexion je pourrais choisir le seigneur des anneaux, je pourrai passer l’éternité à explorer les terres du milieu…
En fait j’aimerais bien vivre dans un film…

Question 6 (Joe) : Quel est l’antécédent criminel (ou judiciaire) de l’amour ?
L’amour est immanent, il ne peut donc pas avoir d’antécédent tss tss ?

Question 7 (Dahlia): On raconte que le corps ne peut enregistrer le souvenir de la douleur, que c’est notamment une ruse pour que les femmes continuent à enfanter au fil des siècles. Selon vous, y a-t’il une autre raison au fait qu’on ne puisse convoquer le souvenir de la douleur physique?
Qui a dit qu’on ne se souvenait pas de la douleur de l’enfantement ? Un homme ?

Question 8 (Mamz’elle pour vous servir): La théorie de l’évolution a fait évoluer nos corps de mammifères pour qu’ils s’adaptent à l’environnement, nous avons donc ainsi perdu entre autres notre appendice caudal ou nos orteils aussi longs que des doigts. Pourquoi, selon vous, l’invention du vêtement et du chauffage ne nous ont pas débarrassé définitivement de nos poils ?
Je ne crois pas qu’il y ait un rapport entre poils et chauffage, Desmond Morris est un rigolo sachez-le… et sinon parce qu’il n’y a pas d’avantage particulier à être glabre du point de vue de l’évolution.

Question 9 (Lau/Lie Chien): Si les personnages de dessin animés à cause d’une transformation planétaires prenaient vie, est-ce que vous pensez qu’on arriverait à des croisements hum-animés dus à l’union d’être humain(e) et de toons ?
En tous cas j’aimerais beaucoup voir ça ! (mais est-ce que tous les hommes voudraient des enfants de Jessica Rabbit ?)

Question 10 (Epidemik) : Neige t-il dans l’espace ?
Où dans l’espace ? Dans le vide, j’imagine que non ! Sur d’autres planètes, why not ! Dans un vaisseau spatial, Cooooool ! (j’ai un truc avec les vaisseaux spatiaux !)

Question 11 (Psestos) : Qu’est-il arrivé aux enfants perdus de la forge de Vulcain ?
Aucun enfant n’a été perdu ou maltraité dans la forge de vulcain, Yoko Tsuno, mon héroïnes bd préférée, ne l’aurait pas permis  !

Question 12 (bl0nde) : Dans l’optique d’une troisième guerre mondiale imminente ou d’un tremblement de terre gigantesque emportant avec lui toute vie humaine, dans quel sens pensez-vous qu’on met un suppositoire ?
Ça existe encore ces machins là ? noooooon !!!!

Question 13 (Eve) : Considérant qu’une tartine tombe toujours côté beurré contre le sol, comment tombera la tartine si je la beurre des deux côtés ?
Elle restera suspendue en l’air c’est évident, franchement je ne comprends même pas  qu’on puisse poser la question.

Question 14 (Nahimage) : Des quatre points cardinaux, quel est ton préféré et pourquoi ?
L’ouest ! J’adore être à l’ouest !

Question 30 (yueyin) : Quel personnage de Jane Austen aimeriez-vous être ? (celle-là thom elle est pour toi !)

Question subsidiaire (parce que tel est mon bon plaisir) : Combien de temps, à la minute près, avez-vous mis pour répondre à cette tag ?

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Ta mémoire, petit monde

Ta mémoire, petit monde, ma seconde lecture de la chaine des livres, est le choix de Stephie. Plutôt qu’un roman, c’est un récit d’enfance, l’enfance du petit monde, Lino l’indien, parti de sa Guadeloupe natale au matin de  ses huit ans pour découvrir les brumes froides de la banlieue nord… C’est l’hiver 1962 et l’accueil est bien différent de ce que sa tête d’enfant avait imaginé.
Je suis un peu partagée sur ce petit livre qui m’a plu par certains côtés mais m’est resté opaque par d’autres. Alain Foix cisèle une écriture très particulière, visuelle, sensuelle et poétique, certains passages, d’une beauté fulgurante, m’ont éblouie. Mais en même temps le côté très heurté, fragmentaire, explosé parfois de son style m’a rendu la lecture difficile. Je perdais sans cesse le fil de sa pensée, revenais en arrière, recommençais, me reperdais et cet inconfort m’a menée à deux doigts de l’abandon. Finalement, j’ai eu raison de continuer car si la première partie du récit, alors qu’il est tout petit en Guadeloupe, m’a réellement donné du mal, la partie “métropolitaine” m’a paru plus fluide. Peut-être cet aspect morcelé du style de l’auteur est-il particulièrement marqué quand il reflète les images de la toute petite enfance.
Un ressenti mitigé donc mais la découverte d’un écrivain intéressant tant sur la forme que sur le fond. A voir !


Ta mémoire petite monde – Alain Foix – 2005 – Gallimard collection Hautes enfances.

Les avis beaucoup plus enthousiastes de Stephie (qui a écrit un très beau billet, très complet, sur l’auteur), Leiloona, Fashion et  Le site de l’auteur

Ce livre part vers Isil et de nouvelles aventures

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wallpaper

Ces derniers temps, plusieurs blogueurs se sont plu à révéler leurs fonds d’écran et je me régale à les découvrir. A vrai dire, J’adore ces fonds alors même que je n’ai qu’un écran ce qui est bien dommage…

En ce moment par exemple, du moins ce matin avant que je ne commence cet article, j’avais en visu ce très beau tableau de Jacek Yerka, un peintre découvert grâce à Chiffonette et qui fait un tabac à la maison (Brontosaurus civitas – c’est le titre).
Juste avant, je contemplais le matin la cité de Stargate Atlantis, avec le major Sheppard en filigrane dans un coin seulement je ne l’ai pas retrouvé, ainsi vont les fonds d’écran !
Encore avant, j’avais le Serenity… Il a squatté mon écran pendant plus longtemps que les autres mais c’est que je suis une archifan de la série Firefly  (sort of browncoat pour les initiés !)
Demain je suppose  que mon écran pourrait ressembler à ça, car je voue depuis peu une très grande… admiration au capitaine Jack Harkness et à la déjantée série Torchwood, spin off de la mythique série Doctor Who.
A moins que je ne choisisse cette image-là qui réunit en un même écran deux de mes séries fétiches (et deux de mes héros fétiches aussi, d’accord !)

Et c’est là que je me rends compte que les séries de sciences fictions sont les hôtes favoris de mon écran : désirs d’évasions peut être ? Si quelqu’un dispose d’un quelquonque moyen de transport spatial (millenium falcon, tardis, porte des étoiles ou autres) en état de marche, qu’il me fasse signe.
Bizarrement mon économiseur d’écran, lui, n’a pas changé depuis ouhhhh plus d’un an et il va rester en place encore un moment je pense car je ne m’en lasse pas ; encore plus bizarrement il n’a aucun rapport avec un voyage dans l’espace.

Honni soit qui mal y pense (comme on dit outremanche) !

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L’étrange vie de Nobody Owens

Bonne nouvelle pour tous ceux qui se languissaient de ne pouvoir accéder à cet excellent livre jeunesse du non moins excellent Neil Gaiman. The graveyard Book est paru en français ! Bonne lecture à tous….

L’étrange vie de Nobody Owens – Neil Gaiman – 2008 – Illustrations de Dave McKean – raduit de l’anglais par Valérie Le Plouhinec – Albin Michel

les avis de fashion,  karine, pimpi, Cocola

Publié dans livre jeunesse | 24 commentaires