La suite des aventures de Clémence de Rozmadec après Eté meutrier à Pont-Aven s’est révélée un rien décevante. Le décor est certes toujours fort agréable. Cette fois l’intrigue se noue dans le Paris des artistes de cette toute fin du XIXe, mais l’auteur essaie un peu trop de faire tenir toutes les célébrités du temps en si peu de pages et sans qu’elles aient forcément grand chose à voir avec l’histoire. C’est dommage mais finalement le meilleur moment du récit est probablement l’escapade de Clémence à… Pont Aven ! Cela dit la série est encore riche de promesses et peut s’améliorer… à suivre !
La noyée du pont des invalides – Yves Joss – 10/18 – 2008
667 de notre ère, soeur Fidelma de Cashel (déjà rencontré ici, là ou encore ici) rentre précipitament du pélerinage de Compostelle en apprenant que son ami et alter ego saxon Eadulf est accusé d’un crime atroce. Bien décidée à mener l’enquête que son rang d’anhrun ou avocat des brehons l’autorise à prendre en main, Fidelma se retrouve une fois encore confrontée aux changements induits par la récente adoption par l’église celte des rites romains. Les lois et traditions irlandaises se confrontent aux nouvelles pratiques et deviennent l’enjeu de complots des plus retords…
Un bon cru que ce Fidelma, probablement meilleur que le précédent et qui apporte de surcroit quelques avancements dans la relation de Fidelma et d’Eadulf… que du plaisir !
La dame des ténèbres – Peter Tremayne – 10/18 – 2008
Le temple des muses met en scène Décius Cécilius Metellus, citoyen d’une Rome encore république et contemporain remuant de César, Pompée et Crassius. C’est le second livre de cette série que je lis et je vais m’en tenir là je pense. Pour l’antiquité romaine, je resterai fidèle à Danila Comastri Montanari et son sénateur Publius. Cela dit j’ai pris plaisir à ce récit notamment parce qu’il se déroule à Alexandrie à une période tout à fait intéressante puisqu’on y rencontre une toute jeune princesse appelée à un grand avenir. Mais le décor reste trop froid, un peu carton pâte à mon goût et les personnages pas vraiment attachants. Distrayant mais sans plus.
Le temple des muses – John Maddox Roberts – 1992 – 10/18 (2006)
Après La justice de l’inconscient et Du sang sur Vienne, j’ai retrouvé avec plaisir les carnets de Max Lieberman et ce troisième épisode s’est révélé tout à fait à la hauteur des précédents.Dans la Vienne du tout début du XXe siècle un cadet meurt apparement de mort naturelle dans une école militaire. Les circonstances ne satisfont cependant pas entièrement le rigoureux inspecteur Rheinhard qui fait appel aux services de son ami Max, jeune psychanalyste enthousiaste.
Peu à peu l’histoire prend des résonnances troubles impliquant la communauté hongroise de Vienne et peut être plus encore… une enquête très réussie mélant élégament psychanalyse, enquête policière et espionnage, le tout dans le cadre somptueux de la capitale austro-hongroise. Les relations entre les personnages s’approfondissent, leurs caractères s’affirment et nous avons même le plaisir de rencontrer Sigmund. Vivement le prochain.
Les mensonges de l’esprit – Franck Tallis – 10/18 – 2008
Rendez-vous passage d’enfer – Claude Izner – 10/18 – 2008


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