Soutien-gorge rose et veston noir

Chloé se l’était promis, elle avait même participé à la rédaction du manifeste avant de le signer d’enthousiasme, être et demeurer célibataire et fière de l’être. Seulement un soir, une amie annonce son mariage – son mariage! – et tout à coup rien de va plus pour Chloé, ses petits arrangements, ses “fuck-friends”, ne lui suffisent plus. Elle décide de trouver l’Amour avec un grand A et de former un couple. Au grand dam de ses meilleurs amis car leur vie va s’en trouver aussi bouleversée que la sienne, sans parler des complications…
Ce petit trésor-là était dans mon paquet sexy-men made in Karine 🙂 et je le couvais de l’oeil depuis un petit moment. Après la lecture de mon Louis XIII, aspirant un un brin de légèreté, je me décidai enfin à l’ouvrir et, l’avouerai-je, je ne l’ai  refermé qu’une fois la dernière page tournée.
D’accord, c’est de la chick-lit, mais de la bonne alors. L’écriture distille une joie de vivre, une  gaité foncière et contagieuse qui donne tout son intérêt à une histoire somme toute assez classique. Les dialogues sont enlevés et m’ont allègrement replongée dans le Québec de mon adolescence. Mais peut-être cela les rend-il moins accessible aux lecteurs français moins rôdés aux tournures québécoises. Les personnages sont  bien vus et attachants avec leurs contradictions et leurs préjugés, la famille de Chloé notament est délicieuse, les situations, même les plus bizarres, m’ont rappelée des souvenirs (quelle fille n’a pas rêvé de tomber sur LE type dont elle rêvait au lycée je vous le demande) et si la fin est prévisible, je n’aurais absolument pas supporté qu’elle soit différente. Je VOULAIS que ça finisse comme ça !  Un livre doudou qui donne furieusement envie de papoter et de ricaner
avec des amis en sirotant des cocktails jusqu’au petit matin. Chick-lit (québécoise) vitaminée !

Soutien-gorge rose et veston noir – Raphaëlle Germain – 2006 – Libre expression

L’avis de Karine 🙂 que je remercie encore pour ce très bon moment de lecture

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Le pavillon rouge

De retour d’un voyage dans la capitale, le juge Ti accom- pagné de son fidèle Ma Jong (j’adore écrire ce genre de phrases!) doit s’arrêter une nuit dans l’île du paradis, territoire consacré uniquement aux plaisirs, du jeux, de la nourriture et surtout de la compagnie féminine. L’île jouit de privilèges un peu particuliers et d’une atmosphère pour le moins frivole qui ne sont pas vraiment du goût de notre austère magistrat. Celui-ci espère bien passer le moins de temps possible en ces lieux quand son agréable collègue, le pétulant magistrat Lo, lui demande comme une faveur de résoudre à sa place un cas tout simple de suicide : le moyen de refuser ?

Cette enquête atypique dans un endroit entièrment consacré au plaisir sera l’occcasion tant pour le juge que pour Ma Jong de voir la noirceur derrière le joyeux clinquant de la fête et la dure condition qui se cache sous les atours chamarrés des courtisanes.

Le pavillon rouge est une très belle aventure, une des dernières écrites par l’auteur. Elle réalise le tour de force de s’inscrire parfaitement dans la continuité de la série tout en annonçant l’avenir de Ma Jong (j’adore ce clin d’oeil mais ceux qui n’ont pas encore lu le motif du saule le comprendront plus tard) et en campant quelques personnages secondaires inoubliables. Que ce soit la magnifique reine des fleurs de l’île aussi vaine qu’ambitieuse, les deux compères chargés de la sécurité des maisons de jeux, le crabe et la crevette, qui nous valent une scène de combat d’anthologie ou les deux inattendus protagonistes d’une histoire d’amour et de vengeance aussi tragique que déchirante. C’est ce genre de tour de force qui font des romans servis par la plume alerte et la méticulosité de Van gulik, des modèles du genre : drôles et sombres, légers et érudits. Un de mes préférés !

Le pavillon rouge – Robert Van Gulik – 1960 (?) – traduit du néerlandais par Roger Guerbet
1967

Mon très estimé partenaire dans ce golden challenge, Thom, publie aujourd’hui son avis sous sa nouvelle bannière : le Golb 2.0… Vous pouvez accéder à ses précédents avis en cliquant sur ce bouton

Dans les épisode précédent
Les enquêtes du juge Ti
Trafic d’or sous les Tangs
Le paravent de laque
Meurtre sur un bateau de fleurs

Le monastère hanté
Squelette sous cloche

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Rire et délire : opus x


Samedi 31 janvier avait donc lieu la Xe rencontre du club de lecture Rires et délires
(à quoi avez-vous pensé ?), Xe car je n’arrive pas à me rappeler combien de fois nous nous sommes réunis. j’ai bien essayé de compter et puis j’ai jeté l’éponge, bref…

Le thème du jour était extrèmement prometteur : Galipettes et muscles utiles !

Anjelica a donc présenté A moi pour toujours de Laura Kasichke (qui l’a passablement enervée !)
Choupynette,
Daughters of the grail de Elizabeth Chadwick (un roman historique avec un zeste de magie et quelques galipettes, le tout fort sympathique semble-t-il !!!)
Bluegrey, éloge de la caresse (qui a réussi à me faire pleurer de rire en moins d’une page ce que l’auteur n’avait peut être pas envisagé) de François Solesme
Erzebeth, Le diable au corps de Raymond Radiguet (qui fit scandale en son temps)
Etoile des neiges, Thérèse Raquin de Zola (ce qui a suscité quelque étonnement quant au rapport avec les galipettes mais il fut répondu qu’il y avait de l’adultère… certes !)
Alaure et Flo n’avaient pas fait leur devoir (tss tss mais on leur pardonne)
et j’avais au programme la série de Laurell K. Hamilton mettant en scène Anita Blake, l’exécutrice de vampire (le premier opus s’intitule Plaisirs coupables) et Septuor un roman aussi épistolaire qu’épicé de Claude Pujade-Renaud et Francis Zimmerman.

Joli programme mais j’ai bien peur que nous n’ayons pas eu autant de chance dans nos choix que les parisiennes. Non seulement la plupart des livres choisis ont été des déceptions mais en plus question galipettes, c’était plutôt pauvre. Choupy et moi sommes, je crois, les seules à avoir vraiment apprécié nos bouquins (corrigez moi les filles si je me trompe !)

Heureusement nous ne sommes pas le genre de club à se laisser abattre par quelques lectures décevantes ou une serveuse acariâtre, que nenni… nous avons dignement profité de notre rencontre, occupant sans complexe une table centralement placée qui a abondament résonné de nos rires et de nos débats. Je me rends compte que j’aurais dû regarder autour de moi pour voir si nos discussions galipettes avaient capté l’attention de quelques consommateurs ébahis mais j’étais occupée à parler que voulez-vous.

Le livre de Bluegrey nous a même valu un fou rire memorable. Je regrette presque de ne pas lui avoir emprunté (presque !) pour en citer quelques passages. Là comme ça, je ne me rappelle que de “la main des femmes habituée à la  mansuétude de la farine et au fourmillement de la semoule” expression que nous avons décidé de conserver pour la postérité. Choupy, Erzebeth et moi en avons tour à tour lu quelques passage et Blue a dû se rendre à l’évidence, lu à haute voix en groupe dans l’ambiance idoine, c’était beaucoup mieux, enfin plus drôle surtout. L’après-midi a filé comme d’habitude à toute vitesse entre salades, crêpes, thé, livres et fou rire…

Notre prochain thème de lecture, proposé par Etoile des neiges, sera “gourmandise“. Après tractations multiples, nous avons décidé d’exclure du thème la drogue en général et les liquides addictifs (alcool et sang… et oui il a fallu préciser ce dernier point !). il faut trouver des gourmandises relativement solides et, pourquoi pas, délicieuses.

P.S. Peut-être que certains se demandent quelle mouche me pique ! “Pourquoi un billet sur cette rencontre et pas pour les dernières ? C’est louche l’histoire !” D’accord c’est vrai qu’au bout d’un moment décrire nos rencontres me semblait un rien répétitif à lire (pas à vivre ça non !) mais je n’ai pas encore écrit les billets sur mes lectures (Shame on me) alors je me suis dis qu’en vous livrant quelques nouvelles de notre si célèbre et quasi toulousain club… ça compenserait !

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Louis XIII

Le règne de Louis XIII est une de mes périodes préférées. Après le moyen âge certes, mais ceci est une autre histoire. C’est Alexande Dumas père lui-même qui m’a présentée le XVIIe siècle. Certes il ne fallait pas compter sur lui pour respecter l’histoire de trop près mais enfin il m’en a donné le goût.  Depuis Les trois mousquetaires j’ai pas mal lu sur cette période mais cela me fait toujours un petit choc agréable quand je croise, au détour d’une page, la duchesse de Chevreuse (marie michon, lingère à tour), le comte de Rochefort (balafré ou non ?) ou le capitaine de Treville.
J’ai donc été ravie quand j’ai reçu cette nouvelle biographie de Louis XIII. On a beaucoup dit que Dumas avait forgé une image négative et imméritée de ce souverain. Ce n’est pas vraiment mon impression, mais quoiqu’il en soit d’autres depuis ont rectifié le tir.
Dans ce beau pavé de 900 pages agrémenté de quelques belles illustrations, Jean Christian Petitfils brosse un portrait fort complet d’un homme ombrageux, au caractère difficile mais habité par une haute idée de la fonction royale et de la France, prêt à composer avec ses humeurs noires ou ses inimitiés quand des intérêts supérieurs en dépendaient. Un souverain fort, déterminé, bon musicien et peintre de talent mais bègue, renfermé, miné par une maladie chronique et par une enfance difficile qui semble l’avoir rendu incapable de créer des liens d’affection avec quiquonque.
A travers lui, c’est tout un siècle qui s’anime, siècle cruel marqué par la guerre et la misère mais aussi par des personnages hauts en couleur, des situations quasiment rocambolesque et surtout par la montée de l’absolutisme orchestré par le roi et son cardinal de ministre. La centralisation du pouvoir, l’impôt moderne, la disparition des particularismes régionaux mais aussi des privilèges de la noblesse, l’établissement de frontières stables, tous ces dossiers furent soit initiés soit renforcés par Louis XIII et Richelieu. Nous en sentons encore les effets.
Cette très belle biographie mèle avec brio considérations politiques, sociologiques, psychologiques, médicales même, alternant tableaux historiques grandioses et petites histoires quasi-mesquines, guerre de trente ans et favoris rapaces, le tout dans une langue agréable et vivante qui est un vrai plaisir de lecture. Impressionant !

Louis XIII – Jean-Christian Petitfils – Perrin – 2008

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com qui m’a fait là un très beau cadeau

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Exil – paroles de carpe

Ce n’est pas toujours facile d’être une carpe et d’avoir envie de parler, d’apprendre, de communiquer enfin… On a vite fait de se faire mal voir de ses congénères aussi conformistes que mutiques. Et le temps semble bien long dans l’étang étroit dont on connait la moindre racine, le moindre rocher, en particulier quand la chaleur de l’été réduit jour après jour l’espace disponible.
Et puis soudaint tout change, une imprudente gourmandise, la douleur, la peur et soudain la liberté. L’homme a échappé sa proie dans une eau plus fraiche, courante et qui semble sans limite. L’horizon tout à coup s’élargit pour la plus grande joie de notre carpe sans nom.
Sans nom pour l’instant, les surprises n’étant pas terminées, pas plus que les rencontres! Car si les carpes du monde extérieur sont aussi taciturnes que leur parentes de l’étang, d’autres espèces se montrent moins réservées… Notre carpe va donc rencontrer l’amour et l’amitié, se trouver un nom, découvrir la pollution des hommes, les horizons sans fin, les tempêtes, les icebergs des mers glaciales, les barrières de corail des eaux tropicales avant peut être de revenir au bercail… la mémoire pleine de souvenirs bariolés et d’expériences surprenantes.
Au départ le monologue de cette carpe surprend un peu et puis très vite on se laisse aller au fil de l’eau dans cet univers poissoneux où Exil, la carpe atypique, passe toutes les barrières du possible grâce à sa curiosité infinie et sa confiance inébranlable en ses capacités d’adaptation. Une jolie parabole sur la différence. frais et fluide !

Exil, paroles de carpe – Bruno Pachent – Labor grand espace nord – 2006

Ce roman est difficile à trouver car plus distribué mais je peux en faire un si quelqu’un est tenté…

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Tea time chez les Belges…

Où l’arrivée du patounet swap paquet !

D’abord il faut que je vous dise, quand le facteur a sonné j’allais sortir… cruel dilemme ! Arriver en retard ou résister à la tentation ? Je suis fière de vous dire que, après mûre délibération avec moi-même, j’ai résisté, délicatement posé ledit paquet sur la table et suis partie sans me retourner.
Et pourtant, il était tentant ce paquet… voyez plutôt !


D’accord l’image est un rien sombre, quelqu’un avait déconnecté le flash et je ne m’en suis pas aperçue (quichitude quand tu nous tiens !), mais vous pouvez voir qu’on est assez loin du colis taille M. Dans l’après-midi, mon chat a voulu le visiter et je vous le confirme, il y avait largement la place pour un deuxième chat…

Quelques heures plus tard, j’étais de retour et hop la boîte s’ouvrit enfin :


Ah ben oui ça en fait des beaux paquets, tous avec la mention bon, rond, blond, blond et rond, con etc… Plus une carte à ouvrir à la toute fin of course.

et voici les merveilles…

Oui oui oui, tout ça pour moi…
Le prince des marées du Patounet adulé de Cuné
Le cousin de Fragonard de Patounet Roegiers (un auteur Belge je précise), livre qu’il faut parait-il lire à jeun pour éviter les accidents, j’en frémis… d’impatience !
Un mug fleuri (tout beau)
Du Kashmiri Chai (Miam)
Un collier orange (que j’ai autour du cou à l’heure où je vous parle)
Un paquet de Speculoos (encore non entamé je précise et trrrrès bien planqué)
Trois (3) barres de chocolat (Belge), l’une d’elle, disparue au champ d’honneur, m’a laissé un souvenir ému (RIP)…
Des melo cakes (miam, ça ressemble aux nounours avec de la guimauve inside mais gros et rond et posé sur du biscuit, miam disais-je (mais il en reste et pourtant j’en ai donné à mes enfants même si peut-être qu’ils ne le méritaient pas après tout…))
Une compilation made in ma swappeuse de musique entièrement belge (je pense !) intitulé Patounet chez les Belges… j’ai commencé à l’écouter, tout plein de découvertes… vraiment extra l’idée!
Ah et j’allais oubliéer une superbe carte qui raconte ce qui se passerait si Pat C. de passage en Belgique s’attardait dans un salon de thé… (il mange des speculoos qu’il trempe délicatement  dans son kashmiri chai servi dans un mug fleuri par une serveuse au collier orange !) –  Délicate attention et fort beau texte qui m’a donné des tas d’idées (bien que je ne sois pas Pat C. mais c’est un détail…)

Mais d’où viens donc ton colis, me direz-vous ? Le suspens est insupportable
De Belgique ! (comment vous vous en doutiez ?)

Il vient de Bookomaton
à qui je dois un très très très très très grand merci
pour m’avoir si honteusement gâtée
(y’a pas d’autre mot !)

PS : on me signale en régie qu’il n’y a rien de con dans ce paquet, grand Tolkien j’oubliais le détail qui tue, la cerise sur le sunday, le petit plus qui enchante ma soirée (j’ai accueilli tout le monde en le brandissant ce soir)  : lui

Il est trognon non ?

Encore merci Bookomaton…
(maintenant mon propre colis me semble petitissime, pourvu qu’il plaise à ma swappée !!!)

et bien sûr merci Cuné pour cette superbe idée de swap…
(oui oui je lis le prince des marée incessament sous peu, promis juré – en mangeant des chocolats mêem que… :-))

Publié dans Swaps | 36 commentaires

L’erreur de l’épouvanteur

Il est sorti…. en Français !
Le cinquième opus des Chroniques de Wardstone est maintenant disponible par chez nous. Comme je suis impatiente par nature, je l’ai lu en anglais, mon billet est par là et au risque de me répéter, c’est une série que je recommande absolument aux jeunes et aux autres.
Bonne lecture aux pays des sorcières, des gobelins, du Fiend et… des épouvanteurs !

L’erreur de l’épouvanteur – Joseph Delaney – 2008 – Bayard jeunesse

Dans les épisodes précédents :

L’apprenti épouvanteur (tome 1 et 2)  

Le secret de l’épouvanteur (tome 3) 
Le combat de l’épouvanteur (tome 4)

The spook’s mistake (tome 5)

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La symphonie des siècles – Rhapsodie

En cherchant à échapper à des poursuivants plus que malintentionnés, Rhapsodie accepte l’aide de deux passants. Ceux-ci non contents de la débarasser de ses poursuivants, l’entrainent avec eux dans un voyage qui ressemble fort à une fuite. Mais que peuvent donc redouter ces deux êtres aussi effrayants d’apparence que terrifiants d’efficacité au combat.
Au fil des semaines, à moins que ce ne soient des mois, car le temps se distord étrangement quand on rampe
dans les entrailles de la terre sur les racines de l’arbre primordial, la jeune barde qui capte la magie du monde  par la musique va  s’attacher profondément à ses très atypiques compagnons. Mais quand ils émergent à la surface de la terre, le monde semble avoir beaucoup trop changé…
Ce roman, cette symphonie devrais-je dire, commence comme une saga de fantasy très classique, agréable sans trop d’originalité mais très vite le charme de ce monde musical agit et il devient impossible d’abandonner ce trio improbable et bizarrement attachant. La carte se dessine, les peuples se caractérisent avec leur histoire et leurs particularités, la mythologie se révèle, la trame se complexifie… le tout servit par une écriture fluide et lumineuse qui entremèle musique et magie et donne vie à ce monde avec une très belle force d’évocation. Aventure, destinée, musique, magie, un brin d’humour, quelques dragons… Enchanteur!

La suite s’appelle Prophecy et devinez quoi, je viens juste de mettre la main dessus…

Un grand merci à Chimère qui m’a fait là un merveilleux cadeau. Son avis.

La symphonie des siècles 1 – Rhapsodie – Elysabeth Haydon – traduit de l’anglais par Marie de PrémonvilleJ’ai lu (2 tomes)

Publié dans SFFF | 14 commentaires

bilan et bonnes résolutions

Janvier c’est le mois des bilans et des résolutions, c’est bien connu ! alors j’ai décidé de me plier à l’exercice rituel bien que les chiffres et les comptes ne soient pas vraiment ma tasse de thé, bien des gens pourraient en témoigner.

alors voyons 2008 sur ce blog ce fut,

3 challenges à peine entamés (shame on me) mais que j’ai décidé de prolonger d’un an, soyons fou…
un challenge relecture commune avec thom en cours (le juge Ti, la class’)
85 livres chroniqués (bah c’est tout ?)
Une cinquantaine non chroniqués sans compter les relectures (même si je me suis un peu calmée question relecture, je reste assez portée sur la chose…)
6 romans en anglais, mon record !  je progresse, je progresse…
Des bds et des mangas mais comment compter ?
2 opérations masse critique pour babelio, une pour le livre de poche (recevoir des livres contre un billet, ça m’épate toujours…)
7 swaps (je me demande si c’est bien sérieux ça !)  
4 rencontres rires et délires (j’aurais cru plus, les filles corrigez-moi…)
des pifs que je n’ai pas tout à fait terminés (mais j’ai reçu deux superbes cadeaux !)
une journée à Londres (yesss !)
un pique nique blogoboulesque (ensoleillé !)
une sortie parigo-nippo-manga (miam)
une rencontre montalbanaise (remiam)
des tas de cadeaux (j’adore…)
des rencontres, des échanges de mails dans tous les sens, des fous rires, des films et des séries, des papotages…
voilà pour le bilan…

et pour les résolutions, me direz-vous ?
Et bien en principe je suis contre mais bon à titre exceptionnel, je vais me faire une petite liste.
alors je prolonge tous les challenges d’un an (Na !)
je promets de taper plus souvent dans ma pal (208 livres aujourd’hui sauf erreur)
je prévois plus de lectures en anglais (pour l’instant j’en ai 5 dans ma pal)
je rêve d’un petit week end entre blogueuses dans un lieu ensoleillé (ouiiii !)
voire d’un ou deux salons (si possible)
je n’arrête pas les swaps (ah non !!!)
de nouvelles rencontres peut-être (au Québec peut-être!)…
et surtout je me promets de continuer à lire (un peu beaucoup probablement), à écrire sur ce blog (autant que possible), à regarder et échanger des films hautement kulturels (et des séries du même métal), à rire et converser avec mes honorables visiteurs (qui le valent bien)…
Chouette programme !

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The graveyard book

bodUne nuit un bruit à réveillé le tout petit garçon, cette nuit-là il est parti en exploration et a trouvé la porte ouverte. Cette nuit-là quand l’homme en noir s’est penché sur son lit après être passé par les autres chambre, il l’a trouvé vide. Cette nuit là il a suivi la trace du bébé mais n’a vu qu’un vieux cimetière. Cette nuit-là le petit garçon a été adopté par les morts du cimetière et a reçu son nom, le seul qu’il connaisse : Nobody Owens, Bod en abrégé. Dans le cimetière, Bod est en sécurité, les morts l’éduquent, Silas, son vampire guardien, le nourrit, mais dehors, dehors, il y a toujours l’homme en noir, celui qui a tué toute sa famille et qui guette sa réappartition…

Bod est un personnage extrêmement attachant, seul être vivant du cimetière, il est choyé et protégé mais également profondément seul car il est l’unique être qui change. Les expériences marquantes de Bod sont raconté un peu comme des contes prenant place de sa petite enfance, il a 18 mois quand il se retrouve seul, à la fin de son adolescence. Adaptation, exploration, rébellion, éducation, Bod grandit passant par toutes les phases des vivants quand son petit monde reste lui éternellement figé.

Ce livre est réellement magique, baignant dans une ambiance onirique pimentée par des personnages des plus pittoresques, fantômes, vampire, loup-garou, goules, sorcière et même vivants parfois… et ceux qui sont à craindre ne sont pas ceux qu’on croit car finalement autant le monde magique de Bod est rassurant dans sa stabilité autant le monde extérieur, toujours plus attirants pour lui à mesure que les années passent, fourmille de dangers.

Une très belle et magique parabole du passage de l’enfance à l’âge adulte, légère et douce, mais noire aussi et cruelle comme la vie qui fait que la magie de l’enfance s’efface un jour pour ne plus revenir. Merveilleux !

The graveyard book – Neil Gaiman – 2007 – Bloomsbury, illustré par Chris Riddell (superbes illustrations !)

Houla j’oubliais avec tout ça, un très grand merci à Fashion pour ce prêt (et cette découverte), son avis, l’avis de karine, l’avis de Cocola

et vive Neil !!!

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